Colloque de restitution de l’étude « 4 pour 1000 France »

Restitution de l’expertise collective Inra

Jeudi 13 juin, 09h30

Le 13 juin 2019, l’Inra présentera les résultats de l’étude « Potentiel de l’agriculture et de la forêt françaises en vue de l’objectif d’un stockage de carbone dans les sols à hauteur de 4 pour mille » menée par une équipe pluridisciplinaire d’une trentaine d’experts.

Sécurité alimentaire et changement climatique

L’initiative 4 pour mille : un nouveau défi concret pour le sol

17 – 20 juin

17/06 : Field trip to Lusignan long-term experimental platform

[conférence en anglais]

The conference aims to build partnerships for soil sustainability and resilience, promote innovation and knowledge exchange, and ensure that appropriate solutions are put into practices under the framework of the 4 per mille initiative.

The event will include inclusive round tables aimed at strengthening the involvement of socio-economic researchers, private sector (corporations and non profit) etc. in the initiative. This specifically aims at finding new business models, which include investment in soil capital as a long-term business opportunity.

The conference will seek to:

  • Discuss and try to close controversies that exist concerning the implementation of the 4 per 1000 initiative
  • Explore the scientific studies and practical experiences that will unravel the barriers and opportunities of SOC storage in different parts of the world
  • Explore how this initiative will affect the role and influence of different communities in networks of knowledge production
  • Explore innovative aspects, scientific breakthroughs of new practices, new social and political strategies to stimulate investment in the “soil” capital.

Confirmed keynotes speakers

  • Prof. Budiman Minasny, University of Sydney, Australia
  • Dr. Caterina Batello, FAO, Rome Italy
  • Dr. Cornelia Rumpel, CNRS, France
  • Dr. Didi Pershouse, Soil Carbon Coalition – NGO, Vermont, USA
  • Prof. Genxing Pan, Nanjing Agricultural University, China
  • Prof. Ingrid Kögel-Knabner, Technische Universität München, Germany
  • Prof. Jan Willem van Groenigen, Wageningen University, Netherlands
  • Dr. Jens Leifeld, Agroscope, Zurich, Switzerland
  • Prof. Keith Paustian, Colorado State University, USA
  • Prof. Philippe Baveye, AgroParisTech, France
  • Dr. Sébastien Treyer, IDDRI, Sciences Po, Paris, France
  • Dr. Precious Phiri, Regeneration International, Zimbabwe, Africa
  • Prof. Rattan Lal, The Ohio State University, USA
  • Prof. Ronald Amundson, University of California, Berkeley, USA
  • Prof. Wim de Vries, Wageningen University, Netherlands

Pollutions diffuses sur le continuum terre-mer

Radionucléides, cuivre, risques à long terme, impacts sur la santé humaine

Vendredi 21 juin, 09h00

Organisation : Université de Nantes

Ce colloque s’adresse à la fois aux spécialistes du domaine et au néophytes.

Dans un premier temps, ce colloque permettra de présenter les avancées de la recherche permises grâce au projet POLLUSOLS, en focalisant sur deux contaminants phares du projet : les radionucléides et le cuivre.

Dans un second temps, il visera à ouvrir le débat sur des questions de société : quels risques pour les territoires sur le long terme ? Quels impacts sur la santé humaine ?

Programme du colloque

  • 9h00 – 9h30 : Introduction : le projet POLLUSOLS
  • 9h30 – 10h30 : Application au cas des radionucléides : de la caractérisation à la numérisation de l’empreinte environnementale -Sophie Bretesché, Univ Nantes–IMTA-LEMNA et Gilles Montavon, IMTA-SUBATECH

10h30 – 11h00 : Pause-café

  • 11h – 11h45 : Contamination au cuivre le long du continuum Terre-Mer ligérien : collecte, bancarisation et cartographie des référentiels existants

11h45 – 13h15 : Pause déjeuner

  • 13h15 – 13h45 : Rôle des sidérophores bactériens dans les processus biogéochimiques contrôlant la mobilité des métaux -Sitraka Randriamamonj, Univ Nantes-LPG
  • 13h45 – 14h15 : Applications des traceurs isotopiques de Cu et Zn en contexte de contamination environnementale – Daniel Araujo Ferreira, IFREMER
  • 14h15 – 15h15 : Table-ronde 1 – Risques pour les territoires: peut-on craindre une imprégnation du territoire ?

Cette table-ronde a pour but d’appréhender la question de l’étendue des pollutions sur les territoires, du double point de vue spatial et temporel. Comment, et jusqu’où, les polluants peuvent-ils se transférer dans l’environnement ? La pollution peut-être durable, dès lors, comment retracer les historiques de pollutions ? Quelles questions cela pose-t-il en termes de transmission patrimoniale ?

Panélistes :

Cécile Le Guern, BRGM – Bureau de Recherches Géologiques et Minières

Gaëlle Audrain Demey, ESPI – Ecole Supérieure des Professions Immobilières

Joël Knoery, IFREMER – Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer

Liliane Jean Soro, IFSTTAR – Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux

15h15 – 15h45 : Pause-café

  • 15h45 – 17h15 : Table-ronde 2 – Comment faire le lien entre polluants et santé?

Table-ronde co-organisée avec le projet MIBIOGATE

Cette table-ronde a pour but d’appréhender la question du lien entre pollution et santé. Comment établir des valeurs seuils pour les polluants inorganiques? Quels effets peuvent-ils avoir sur la santé ? La dimension sanitaire sera appréhendée dans l’ensemble de ses composantes : physiques (impacts de polluants sur le microbiote, et sur le sommeil du nouveau-né) et psychologiques.

Panélistes :

Bruno Lamas, Univ Toulouse – INRA, Equipe ENTeRisk TOXALIM

Ghozlane Fleury, Univ Nantes – LPPL

Karen Chardon, INERIS – Univ Picardie, UMR Peritox

Contact : chloe.besnard@univ-nantes.fr

La terre dans tous ses états

1er Colloque organisé dans le cadre de la Chaire « Valorisation des terres issues des chantiers urbains »:

9 et 10 avril

Organisation : L’EIVP, Grande Ecole du Génie Urbain & ECT, Leader français de la valorisation des terres excavées

Mardi 9 avril 2019

  • Matin : Histoire contemporaine des terres inertes : 19 & 21ème siècle
  • Après-midi : Visite du site de gestion de terres excavées d’ECT à Villeneuve-sous-Dammartin (77)

Mercredi 10 avril 2019 – Matin : Le champ des Possibles et le Génie des Terres – Après-midi : La terre comme pensée du territoire

SOLS MAJEURS

Des solutions pour une agriculture durable

Samedi 9 mars, 15h00, 16h00

15h : introduction musicale au piano, composition Orchia d’Orio

15h15 à 17h : conférence-débat de Lydia et Claude Bourguignon

17h : récital créations impressionnistes romantiques pour piano d’Orchia d’Orio inspirées de la nature

17h45 : Dédicaces

DE L’HOMO À « L’HUMUS » SAPIENS

Comment restaurer la fertilité de nos solsappauvris et préserver notre capital nourricier ?Lydia et Claude Bourguignon (microbiologistes des sols) ouvrent le débat. Ils proposent des solutions concrètes à l’un des enjeux majeurs de notre temps : maintenir et restaurer la vie des sols.Ils répondent à une situation d’urgence aujourd’hui reconnue par de nombreux experts dans le monde entier. La détérioration massive des terres, engendrée par l’agriculture intensive conduit l’humanité et le vivant dans une impasse.Une conférence d’1H30 suivie d’un débat pour donner au travers d’exemples pratiques, fruits de 25 ans d’analyse, des solutions pour restaurer la fertilité des sols et permettre à nouveau d’obtenir des aliments de qualité.L’enjeu majeur : préserver la vie !

« SOLS » … BÉMOL MAJEUR !

Pour favoriser la réflexion, cette conférence s’ouvrira et se clôturera en musique par un récital donné par Orchia d’Orio, pianiste, concertiste, compositrice, engagée dans la préservation du vivant et du patrimoine.Elle est citée dans le « Top 30 » des femmes qui font bouger la Région Occitanie.

Les intrants durables au service des sols agricoles, urbains et périurbains

Colloque d’Adebiotech, think tank français des biotechnologies – Innovation

14 – 16 mai

Objectifs

L’objectif de ce colloque est de permettre à des professionnels de différents horizons d’échanger objectivement sur ce sujet.

Un focus sera fait sur certains produits, notamment les composts de boues, les biochars, les struvites et autres produits minéraux issus de biomasses, les frass, les digestats et les substances humiques.

Les intérêts agronomiques de ces intrants (effet fertilisant, amendant, biostimulant) seront présentés ainsi que les outils et méthodes pour les évaluer dans les sols (agricoles, urbains et périurbains).

L’impact de ces nouveaux intrants sur les sols et la qualité des productions alimentaires sera largement abordé.

Enfin, une réflexion aura lieu sur les évolutions de la réglementation et leurs impacts (développement de ces nouveaux intrants, aspects économiques, développement durable).

Thèmes abordés

Les intrants : une révolution en cours Maitrise des impacts et méthodes d’évaluation L’agriculture urbaine et périurbaine : retour d’expériences Effets des intrants sur la qualité des productions végétales Les bénéfices d’une fertilisation basée sur le recyclage

Journée d’échange sur la valorisation des sols de vergers

Quels leviers d’actions pour une production durable ?

Mardi 19 février, 09h45

Organisation : GIS Fruits

Programme prévisionnel (9h45-16h30)

9h45 : Accueil

Matin : Acquis et témoignages (10h–13h)

Introduction : pourquoi une journée sur les sols de vergers ?Amélioration et structuration des connaissances sur les indicateurs et outils d’évaluation de la fertilité des vergers. C. Goutines, GIS FruitsBase de données sur les outils et indicateurs existants ainsi que les travaux et pratiques culturales de gestion du sol associés.Présentation des typologies d’outils et indicateurs recensés.Identification et cartographie des réseaux d’acteurs.Synthèse par thématique avec bilan des travaux expérimentaux récents ou en coursTémoignages de terrainDiverses expressions des problèmes majeurs de sols rencontrés en vergerObservations et tests chez des producteurs

Après-midi (14h15-16h30)

En s’appuyant sur les éléments présentés le matin, l’après-midi sera consacré à des discussions entre participants en vue de co-construire de nouvelles actions au sein du GIS Fruits.

Une information sera donnée sur les sources potentielles de financement pour des nouveaux projets. Des discussions seront organisées par groupes thématiques rassemblant plusieurs acteurs de la filière, afin de déboucher concrètement sur des actions.

> A qui s’adresse ce séminaire ? arboriculteurs, professionnels, expérimentateurs, chercheurs, enseignants, pouvoirs publics…

> Pourquoi venir ? pour apprendre, pour témoigner, pour partager des infos, pour rencontrer des partenaires, pour construire des projets de recherche-développement…

Dire le bon usage de la Terre, Une histoire du géopouvoir – Christophe Bonneuil, historien

Cycle de conférences « De la Terre, ses usages et ses récits »

Samedi 8 décembre, 17h00

HORAIRE ET LIEU A VÉRIFIER SUR CE SITE : Informations http://www.opera-mundi.org/

  • 20/10/2018, FRAC PACA à Marseille – La propriété de la Terre- Sarah Vanuxem, juriste de l’environnement

Sarah Vanuxem apporte un éclairage renouvelé sur les principes de la propriété des choses et des personnes et les transformations que le droit émergeant de l’environnement apporte à la tradition juridique occidentale. Alors que la doctrine dominante conçoit la propriété comme « pouvoir souverain d’un individu sur les choses », Sarah Vanuxem montre qu’il est possible d’accorder des droits aux lieux. Considérant la propriété comme faculté d’habiter les choses mêmes et, en particulier, la Terre, la juriste invite à renouer avec la multitude des droits d’usage de la terre.

  • 10/11/2018 à la médiathèque de Gardianne –> Le sol, un bien commun à protéger – Daniel Nahon, géochimiste

Les sols arables sont comptés. Seulement 22% d’entre eux sont capables de porter les cultures qui nous nourrissent. Mais par ignorance ils sont maltraités, pollués, érodés, urbanisés. Et déjà des millions d’hectares sont détruits chaque année. Que faire pour les protéger car la ressource n’est pas renouvelable à l’échelle humaine ? Quelles pratiques agricoles doit-on changer ? Comment le sol anthropisé joue-t-il sur le réchauffement climatique et comment en retour celui-ci modifie-t-il le fonctionnement de la terre arable ?

  • 16/11/2018 à la bilbiothèque de Cabriès –> L’agroécologie pourra-t-elle nourrir le Monde ? Jacques Caplat, ingénieur agronome

Face à la crise agricole, il n’est plus pertinent d’opposer agriculture et environnement. À partir de son expérience de terrain et d’un retour historique, Jacques Caplat analyse la façon dont le « modèle » agricole actuel s’est élaboré puis fragilisé, et définit les bases d’une refondation de l’agronomie : semences paysannes, cultures associées, valorisation de la main-d’oeuvre, suppression des pesticides… Ces pratiques se révèlent non seulement très performantes à l’échelle mondiale, mais permettraient en outre de réconcilier enfin l’agriculture avec l’environnement, la société et les territoires.

  • 08/12/2018 à la Bibliothèque de l’Alcazar à Marseille –> Dire le bon usage de la Terre, Une histoire du géopouvoir – Christophe Bonneuil, historien

Depuis un demi-millénaire, la définition des richesses, des équilibres et des limites de la Terre, de son « bon usage », durable et rationnel, est un enjeu de pouvoir. L’histoire environnementale nous rappelle que dès Christophe Colomb, les élites européennes ont forgé des discours et des savoirs sur le « bon usage » de la Terre. Ainsi, une théorie du changement climatique à grande échelle a participé à la légitimation du projet de prise de possession européenne de l’Amérique. Après avoir esquissé les enjeux d’une telle histoire, Christophe Bonneuil mettra l’accent sur l’ « âge des empires » de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle.

  • 12/01/2019 à la FRAC PACA –> Terre de Paris.Vers un ancrage terrestre – Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret, architectes

En extrapolant les données actuelles, à l’horizon 2030, les volumes cumulés de terres inertes extraites en Ile-de-France seraient de l’ordre de 400 millions de tonnes. L’impact économique, estimé à plusieurs milliards d’euros, est aussi préoccupant que l’impact écologique. Dans le cadre de plusieurs projets de recherche appliquée, l’agence Joly&Loiret explore les possibilités pour recycler / réemployer une partie de ces « déchets » et en faire des matériaux de construction contemporains en terre crue pour le logement et plus largement la ville soutenable de demain. Cette démarche vise un rééquilibrage en faveur de la matière naturelle, face à l’artificialisation croissante de notre milieu de vie.

  • 19/03/2019, à la médiathèque de Vitrolles –> Un nouvel ogre mondial : la mégalopole – Thierry Paquot, philosophe de l’urbain

À partir du court-métrage documentaire Faim de Terre réalisé en 2015 par Karine Music, Thierry Paquot analyse les mécanismes à l’oeuvre dans la redistribution du sol, son imperméabilisation, sa stérilisation, sa spéculation insensée. Prétexte pour réfléchir sur l’alimentation des villes et des campagnes à l’heure de l’anthropocène qui annonce, peut-être, l’urbanocène. Faim de Terre (32’) traite de l’artificialisation des terres agricoles en Provence et de ses effets sur l’homogénéisation des paysages, l’extinction programmée de certaines espèces végétales et animales et sur l’alimentation et la santé des êtres vivants, parmi lesquels les humains…

  • 01/06/2019 à la bibliothèque de l’Alcazar de Marseille –> COSMOPOLITIQUES DE LA TERRE – PHILIPPE DESCOLA , ANTHROPOLOGUE

Dans bien des parties du monde l’usage d’un territoire est dépendant d’une foule de non-humains dotés d’une puissance d’agir autonome et avec lesquels les humains doivent composer – divinités, esprits, génies, ancêtres, montagnes, animaux, météores. Le rapport politique à la terre y diffère de celui qui nous est familier, soit parce que les non-humains sont des agents sociaux à l’intérieur d’un collectif englobant, soit parce qu’ils sont vus comme des sujets agissant dans leurs propres collectifs. Des exemples à méditer pour un traitement de la Terre moins destructeur et moins anthropocentré.

Dans le cadre du Cycle de conférences « De la Terre, ses usages et ses récits »

De la Terre, ses récits et ses usages nous invite à re-considérer cette notion de « terre » à toutes les échelles de notre environnement, selon une double approche symbolique et concrète. Dans le contexte de dégradation écologique et de sidération actuel, cette interrogation croisée sur les récits et les usages de la Terre cherche des voies pour penser et agir, en prenant soin de cette surface terrestre « sur » et « par » laquelle nous vivons.

Dire la Terre, c’est aussi dans un contexte de territorialité dire une terre que nous cultivons, qui nous nourrit, que nous dévorons, où nous cohabitons en complète interdépendance avec de nombreuses autres espèces. C’est revenir à cette seule terre, cette terre vivante et à l’examen de ce sol, artificialisé, anthropisé, afin d’en renouveler les usages.

Prenons le temps de penser ensemble aux récits et aux usages de la Terre qui nous ont menés jusqu’ici, en convoquant la diversité des disciplines et l’interconnexion des pratiques. Prenons le temps d’envisager demain, en compagnie de vingt-deux conférenciers – chercheurs, praticiens, savants, artistes… – tous penseurs et orateurs de talent.

Conférence Internationale sur l’écologie fonctionnelle 2018

Une session sur les sols

10 et 11 décembre

Session 4: Soil functions along environmental and anthropisation gradient

L’objectif de la session est de démontrer les similitudes et les particularités liées à l’utilisation des terres dans les processus biologiques, physiques et chimiques impliqués dans le fonctionnement et l’évolution des sols. Une attention particulière sera accordée aux études traitant de ces aspects le long d’un gradient d’anthropisation qui intègre toutes les principales couvertures pédologiques, des sols urbains aux sols forestiers. Les approches de modélisation visant à mieux comprendre le fonctionnement des sols sont également les bienvenues.

Journée d’échanges sur l’Agriculture de conservation

Cette journée technique se destine aux agriculteurs et aux techniciens et s’articulera autour d’ateliers et de débats.

Jeudi 20 décembre, 09h30

Organisation : Chambre d’Agriculture des Pays de la Loire – Cette journée bénéficie de l’appui financier de l’Ademe, du Conseil Régional des Pays de la Loire et du département du Maine-et-Loire.

Voir le lien vers la présentation de l’évènement

9 h 30 : accueil

Accueil des participants

Réception des mottes pour les inscrits au concours « Ramène ta motte« .

10 h 00 – 13 h 00 : conférences

  • Les enjeux de l’Agriculture de conservation – Par Matthieu ARCHAMBEAUD, agronome chez Icosystème
  • Des exemples de parcours vers l’Agriculture de Conservation – Témoignages de 3 agriculteurs des Pays de la LoireL’Agriculture de conservation et l’Agriculture biologique – Par Frédéric BARBOT, agriculteur dans l’Indre-et-Loire.

Déjeuner (inscription obligatoire)

14 h 30 – 17 h 00 : conférence et ateliers

  • Conférence « Le monde des micro-organismes au service des productions agricoles » – Par Lionel RANJARD, directeur de recherches en écologie microbienne et agroécologie à l’INRA de Dijon

Un atelier d’échanges au choix parmi les 5 proposés :

  • Atelier 1 – J’ai envie de me lancer, mais… Vous n’êtes pas le/la seul-e à rencontrer des freins, trouvons ensemble des solutions – Echanges et témoignages d’agriculteurs
  • Atelier 2 – Les effluents d’élevage : quelle gestion en Agriculture de conservation ? – Par Aurélien DELAUNAYE (UDCUMA) et témoignage d’un agriculteur
  • Atelier 3 – Les limaces : ravageurs incontournables en Agriculture de conservation ? – Par Jean-Claude LEBRETON de la Chambre d’agriculture de la Mayenne et témoignage d’un agriculteur
  • Atelier 4 – Maximiser la couverture du sol par des couverts annuels et des légumineuses pérennes – Par Michael GELOEN, animateur du GIEE Magellan et ingénieur régional de développement pour Terres Inovia et un agriculteur du GIEE
  • Atelier 5 – Gestion de la fertilisation en Agriculture de conservation : zoom sur la localisation au semis – Par Matthieu ARCHAMBEAUD et témoignage d’un agriculteur.

17 h 00 – 17 h 30 : clôture de la journée et remise des prix du jeu concours « Ramène ta motte »

Terre de Paris.Vers un ancrage terrestre – Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret, architectes

Cycle de conférences « De la Terre, ses usages et ses récits »

Samedi 12 janvier 2019, 17h00

HORAIRE ET LIEU A VÉRIFIER SUR CE SITE : Informations http://www.opera-mundi.org/

  • 20/10/2018, FRAC PACA à Marseille – La propriété de la Terre- Sarah Vanuxem, juriste de l’environnement

Sarah Vanuxem apporte un éclairage renouvelé sur les principes de la propriété des choses et des personnes et les transformations que le droit émergeant de l’environnement apporte à la tradition juridique occidentale. Alors que la doctrine dominante conçoit la propriété comme « pouvoir souverain d’un individu sur les choses », Sarah Vanuxem montre qu’il est possible d’accorder des droits aux lieux. Considérant la propriété comme faculté d’habiter les choses mêmes et, en particulier, la Terre, la juriste invite à renouer avec la multitude des droits d’usage de la terre.

  • 10/11/2018 à la médiathèque de Gardianne –> Le sol, un bien commun à protéger – Daniel Nahon, géochimiste

Les sols arables sont comptés. Seulement 22% d’entre eux sont capables de porter les cultures qui nous nourrissent. Mais par ignorance ils sont maltraités, pollués, érodés, urbanisés. Et déjà des millions d’hectares sont détruits chaque année. Que faire pour les protéger car la ressource n’est pas renouvelable à l’échelle humaine ? Quelles pratiques agricoles doit-on changer ? Comment le sol anthropisé joue-t-il sur le réchauffement climatique et comment en retour celui-ci modifie-t-il le fonctionnement de la terre arable ?

  • 16/11/2018 à la bilbiothèque de Cabriès –> L’agroécologie pourra-t-elle nourrir le Monde ? Jacques Caplat, ingénieur agronome

Face à la crise agricole, il n’est plus pertinent d’opposer agriculture et environnement. À partir de son expérience de terrain et d’un retour historique, Jacques Caplat analyse la façon dont le « modèle » agricole actuel s’est élaboré puis fragilisé, et définit les bases d’une refondation de l’agronomie : semences paysannes, cultures associées, valorisation de la main-d’oeuvre, suppression des pesticides… Ces pratiques se révèlent non seulement très performantes à l’échelle mondiale, mais permettraient en outre de réconcilier enfin l’agriculture avec l’environnement, la société et les territoires.

  • 08/12/2018 à la Bibliothèque de l’Alcazar à Marseille –> Dire le bon usage de la Terre, Une histoire du géopouvoir – Christophe Bonneuil, historien

Depuis un demi-millénaire, la définition des richesses, des équilibres et des limites de la Terre, de son « bon usage », durable et rationnel, est un enjeu de pouvoir. L’histoire environnementale nous rappelle que dès Christophe Colomb, les élites européennes ont forgé des discours et des savoirs sur le « bon usage » de la Terre. Ainsi, une théorie du changement climatique à grande échelle a participé à la légitimation du projet de prise de possession européenne de l’Amérique. Après avoir esquissé les enjeux d’une telle histoire, Christophe Bonneuil mettra l’accent sur l’ « âge des empires » de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle.

  • 12/01/2019 à la FRAC PACA –> Terre de Paris.Vers un ancrage terrestre – Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret, architectes

En extrapolant les données actuelles, à l’horizon 2030, les volumes cumulés de terres inertes extraites en Ile-de-France seraient de l’ordre de 400 millions de tonnes. L’impact économique, estimé à plusieurs milliards d’euros, est aussi préoccupant que l’impact écologique. Dans le cadre de plusieurs projets de recherche appliquée, l’agence Joly&Loiret explore les possibilités pour recycler / réemployer une partie de ces « déchets » et en faire des matériaux de construction contemporains en terre crue pour le logement et plus largement la ville soutenable de demain. Cette démarche vise un rééquilibrage en faveur de la matière naturelle, face à l’artificialisation croissante de notre milieu de vie.

  • 19/03/2019, à la médiathèque de Vitrolles –> Un nouvel ogre mondial : la mégalopole – Thierry Paquot, philosophe de l’urbain

À partir du court-métrage documentaire Faim de Terre réalisé en 2015 par Karine Music, Thierry Paquot analyse les mécanismes à l’oeuvre dans la redistribution du sol, son imperméabilisation, sa stérilisation, sa spéculation insensée. Prétexte pour réfléchir sur l’alimentation des villes et des campagnes à l’heure de l’anthropocène qui annonce, peut-être, l’urbanocène. Faim de Terre (32’) traite de l’artificialisation des terres agricoles en Provence et de ses effets sur l’homogénéisation des paysages, l’extinction programmée de certaines espèces végétales et animales et sur l’alimentation et la santé des êtres vivants, parmi lesquels les humains…

  • 01/06/2019 à la bibliothèque de l’Alcazar de Marseille –> COSMOPOLITIQUES DE LA TERRE – PHILIPPE DESCOLA , ANTHROPOLOGUE

Dans bien des parties du monde l’usage d’un territoire est dépendant d’une foule de non-humains dotés d’une puissance d’agir autonome et avec lesquels les humains doivent composer – divinités, esprits, génies, ancêtres, montagnes, animaux, météores. Le rapport politique à la terre y diffère de celui qui nous est familier, soit parce que les non-humains sont des agents sociaux à l’intérieur d’un collectif englobant, soit parce qu’ils sont vus comme des sujets agissant dans leurs propres collectifs. Des exemples à méditer pour un traitement de la Terre moins destructeur et moins anthropocentré.

Dans le cadre du Cycle de conférences « De la Terre, ses usages et ses récits »

De la Terre, ses récits et ses usages nous invite à re-considérer cette notion de « terre » à toutes les échelles de notre environnement, selon une double approche symbolique et concrète. Dans le contexte de dégradation écologique et de sidération actuel, cette interrogation croisée sur les récits et les usages de la Terre cherche des voies pour penser et agir, en prenant soin de cette surface terrestre « sur » et « par » laquelle nous vivons.

Dire la Terre, c’est aussi dans un contexte de territorialité dire une terre que nous cultivons, qui nous nourrit, que nous dévorons, où nous cohabitons en complète interdépendance avec de nombreuses autres espèces. C’est revenir à cette seule terre, cette terre vivante et à l’examen de ce sol, artificialisé, anthropisé, afin d’en renouveler les usages.

Prenons le temps de penser ensemble aux récits et aux usages de la Terre qui nous ont menés jusqu’ici, en convoquant la diversité des disciplines et l’interconnexion des pratiques. Prenons le temps d’envisager demain, en compagnie de vingt-deux conférenciers – chercheurs, praticiens, savants, artistes… – tous penseurs et orateurs de talent.

Symposium sur la microbiologie des sols Français

Parution de l’ATLAS Français des bactéries du sol

Vendredi 18 janvier 2019, 09h00

Les microorganismes du sol sont les organismes les plus abondants et les plus diversifiés de notre planète. Leur grande diversité taxonomique et génétique en font des acteurs clés des services rendus par le sol pour les sociétés humaines (production alimentaire, production de biomasse, mitigation des GES, dépollution…). A la base de ces services, les microorganismes du sol sont responsables des grandes fonctions impliquées comme la minéralisation de la matière organique, la dégradation des polluants, l’amélioration de la structure du sol, le stockage du carbone, la barrière aux pathogènes opportunistes…

Grâce au concours structurel et financier de l’INRA, de l’ADEME, de l’ANR et de France génomique depuis 10 ans, les travaux de l’équipe de recherche BioCom de l’UMR Agroécologie de Dijon (INRA, Université de Bourgogne Franche Comté, AgroSup Dijon) ont permis d’améliorer notre connaissance et notre compréhension de la diversité microbienne des sols à l’échelle du territoire national.

Dix ans après, les chercheurs ont décidé de rédiger un ouvrage afin de synthétiser et de rendre accessible toutes les connaissances actuelles sur la diversité bactérienne des sols de France. Cet ouvrage a pris la forme d’un Atlas et est intitulé « Atlas français des bactéries du sol ». Au travers de fiches synthétiques il dévoile ainsi pour la première fois les aires de répartition géographique des grands groupes bactériens et les facteurs de l’environnement qui les influencent (type des sol, climat, mode d’usage, géomorphologie) sur de grandes étendues spatiales.

Cet ouvrage est co édité par les éditions Biotope et les éditions du Muséum National D’Histoire Naturelle. Il est destiné :

  • aux étudiants et aux chercheurs afin de mieux connaitre la microbiologie des sols,

  • aux usagers du sol afin de mieux apprécier leur patrimoine microbiologique et l’impact de leurs pratiques,

  • aux décideurs et acteurs des politiques publiques afin de mieux orienter les politiques de protection et d’aménagements rural et urbain,

  • à tous les citoyens souhaitant découvrir et en savoir plus sur ce patrimoine mystérieux et invisible.

Le présent symposium accompagne la parution de cet ouvrage et est ouvert à un large public. Les différentes conférences ont pour objectif de faire le bilan des connaissances en microbiologie des sols et plus largement sur la qualité des sols dans un contexte de transition agroécologique. Elles ont aussi pour objectif de présenter les outils modernes (génomique environnementale) et les travaux de recherche qui ont servi à élaborer l’Atlas français des bactéries du sol

Rencontres internationales de l’Agriculture du Vivant

Échanger sur les fondamentaux agronomiques d’une agriculture sur sol vivant (agroécologie), filière par filière, avec des retours d’expériences français et mondiaux.

20 – 24 février 2019

Organisation : Ver de Terre Production avec la participation du mouvement Pour une Agriculture du Vivant

« Nourrir le sol pour nourrir les hommes » L’agriculture du vivant regroupe un ensemble de techniques agricoles connues sous le nom d’agroforesterie, semis direct sous couverts, agriculture de conservation ou régénérative, permaculture ou encore maraichage sur sol vivant. Ces nouvelles méthodes agricoles ont en commun les mêmes principes, basés sur le génie végétal et l’auto-fertilité des sols, et reposent sur trois piliers :

• Le non travail du sol

• La couverture permanente du sol

• La maximisation de la production végétale

Le sol est au centre de cette nouvelle agriculture. Un sol non travaillé, toujours couvert est un sol de qualité qui regorge de vie. La réduction du travail du sol préserve l’habitat des insectes, vers de terre et de millions de champignons, bactéries et autres micro-organismes indispensables au bon fonctionnement de nos écosystèmes. Le recours aux couverts végétaux, plantes géantes et la réintroduction des arbres dans les parcelles agricoles permettent de reconstituer les stocks de matière organique du sol. Correctement nourri et riche en carbone, le sol vivant permet aux plantes de se développer de manière optimale. Ainsi le sol n’a plus besoin de fertilisants pour produire autant voire plus qu’en agriculture conventionnelle.

Les rencontres sont placées sous le haut patronage de Marcel Bouché, agronome et spécialiste mondial des vers de terre. Stéphane Le Foll, ancien Ministre de l’Agriculture (ou plutôt premier ministre de l’agroécologie) et fondateur de l’initiative internationale 4 pour 1000, sera le grand témoin de ces rencontres. Parmi les premiers intervenants confirmés : Alain CANET, David MONTGOMERY, Elisabeth D’OIRON, Jean-Luc FORRLER, Dominique MANSION, François MULET, Christian ABADIE, Ersnt ZÜRCHER, Félix NOBLIA, Don REICOVSKY, Ademir CALEGARI ; Jean-Pierre SARTHOU, Alfred GÄSSLER, Jean-Philippe TURLIN, Olivier TASSEL, Trey HILL, Jeff MOYER, Pierre-Emmanuel RADIGUES, Arnaud DAGUIN, Antonio PEREIRA, Pierre PUJOS, Gérard DUCERF, Anton SIDLER, Didi PERSHOUSE, Donald R. DAVIS, Marceau BOURDARIAS, Jean-Luc FESSARD. Le programme est en cours d’élaboration.

4ème Congrès Mondial d’Agroforesterie

Agroforesterie: renforcer les liens entre la science, la société et les politiques publiques

20 – 22 mai 2019

Programme : voir sur le site web dédié

Contact : agrofroestry2019@cirad.fr

Dans la session « Agroforestry and world challenges » figure une session

Mitigating climate change with agroforestry

Agroforestry systems are known to sequester large amounts of carbon in the tree biomass. Several publications have also shown a positive impact of agroforestry systems on soil organic carbon (SOC) stocks, especially after a conversion from croplands. These systems are also promoted to adapt agriculture to climate change and to diversify food production systems, and are therefore good candidates to reach the objectives of the 4p1000 Initiative.

  • This session welcomes studies exploring changes in SOC stocks and accumulation rates in agroforestry systems compared to other land uses.
  • A special attention will be given to studies looking at deep SOC stocks, and mapping the spatial heterogeneity of SOC within agroforestry systems.
  • This session also encourages studies assessing the drivers and processes of SOC storage and dynamics in agroforestry systems. This includes a full quantification of C inputs to the soil (especially root inputs), dissolved organic carbon, C stabilization mechanisms (aggregate stability, priming effect…), but also long-term assessment of SOC storage through modeling.

Les sessions plénières et parallèles couvriront notamment les thèmes suivants :

♦ Agroforesterie (AF) et changement climatique

♦ AF et lutte contre la pauvreté / sécurité alimentaire

♦ Succès et échecs de l’AF

♦ AF et désertification / dégradation des terres / réhabilitation des sols

♦ AF et ressources génétiques

♦ Le genre en AF

♦ AF, agroécologie et services écosystémiques

♦ AF et politiques publiques

♦ AF et business / secteur privé / finances

♦ Dimensions socio-économiques de l’AF

♦ AF et filières de production

♦ AF et éco-certification

♦ AF et protection de la biodiversité

♦ Conception et adoption de l’AF

♦ AF et petite agriculture

♦ AF pour la qualité de l’eau et l’entretien des bassins versants

♦ AF et paysages

♦ Systèmes sylvopastoraux

♦ Modélisation biophysique des interactions en AF

♦ AF méditerranéenne

♦ AF en zone tropicale et dans les îles

♦ AF en viticulture et cultures pérennes

♦ AF en cultures céréalières et annuelles

♦ AF urbaine et foresterie alimentaire

♦ Cartographie de l’AF

Cosmopolitiques de la Terre – Philippe Descola, anthropologue

Cycle de conférences « De la Terre, ses usages et ses récits »

Samedi 1 juin 2019, 17h00

HORAIRE ET LIEU A VÉRIFIER SUR CE SITE : Informations http://www.opera-mundi.org/

  • 20/10/2018, FRAC PACA à Marseille – La propriété de la Terre- Sarah Vanuxem, juriste de l’environnement

Sarah Vanuxem apporte un éclairage renouvelé sur les principes de la propriété des choses et des personnes et les transformations que le droit émergeant de l’environnement apporte à la tradition juridique occidentale. Alors que la doctrine dominante conçoit la propriété comme « pouvoir souverain d’un individu sur les choses », Sarah Vanuxem montre qu’il est possible d’accorder des droits aux lieux. Considérant la propriété comme faculté d’habiter les choses mêmes et, en particulier, la Terre, la juriste invite à renouer avec la multitude des droits d’usage de la terre.

  • 10/11/2018 à la médiathèque de Gardianne –> Le sol, un bien commun à protéger – Daniel Nahon, géochimiste

Les sols arables sont comptés. Seulement 22% d’entre eux sont capables de porter les cultures qui nous nourrissent. Mais par ignorance ils sont maltraités, pollués, érodés, urbanisés. Et déjà des millions d’hectares sont détruits chaque année. Que faire pour les protéger car la ressource n’est pas renouvelable à l’échelle humaine ? Quelles pratiques agricoles doit-on changer ? Comment le sol anthropisé joue-t-il sur le réchauffement climatique et comment en retour celui-ci modifie-t-il le fonctionnement de la terre arable ?

  • 16/11/2018 à la bilbiothèque de Cabriès –> L’agroécologie pourra-t-elle nourrir le Monde ? Jacques Caplat, ingénieur agronome

Face à la crise agricole, il n’est plus pertinent d’opposer agriculture et environnement. À partir de son expérience de terrain et d’un retour historique, Jacques Caplat analyse la façon dont le « modèle » agricole actuel s’est élaboré puis fragilisé, et définit les bases d’une refondation de l’agronomie : semences paysannes, cultures associées, valorisation de la main-d’oeuvre, suppression des pesticides… Ces pratiques se révèlent non seulement très performantes à l’échelle mondiale, mais permettraient en outre de réconcilier enfin l’agriculture avec l’environnement, la société et les territoires.

  • 08/12/2018 à la Bibliothèque de l’Alcazar à Marseille –> Dire le bon usage de la Terre, Une histoire du géopouvoir – Christophe Bonneuil, historien

Depuis un demi-millénaire, la définition des richesses, des équilibres et des limites de la Terre, de son « bon usage », durable et rationnel, est un enjeu de pouvoir. L’histoire environnementale nous rappelle que dès Christophe Colomb, les élites européennes ont forgé des discours et des savoirs sur le « bon usage » de la Terre. Ainsi, une théorie du changement climatique à grande échelle a participé à la légitimation du projet de prise de possession européenne de l’Amérique. Après avoir esquissé les enjeux d’une telle histoire, Christophe Bonneuil mettra l’accent sur l’ « âge des empires » de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle.

  • 12/01/2019 à la FRAC PACA –> Terre de Paris.Vers un ancrage terrestre – Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret, architectes

En extrapolant les données actuelles, à l’horizon 2030, les volumes cumulés de terres inertes extraites en Ile-de-France seraient de l’ordre de 400 millions de tonnes. L’impact économique, estimé à plusieurs milliards d’euros, est aussi préoccupant que l’impact écologique. Dans le cadre de plusieurs projets de recherche appliquée, l’agence Joly&Loiret explore les possibilités pour recycler / réemployer une partie de ces « déchets » et en faire des matériaux de construction contemporains en terre crue pour le logement et plus largement la ville soutenable de demain. Cette démarche vise un rééquilibrage en faveur de la matière naturelle, face à l’artificialisation croissante de notre milieu de vie.

  • 19/03/2019, à la médiathèque de Vitrolles –> Un nouvel ogre mondial : la mégalopole – Thierry Paquot, philosophe de l’urbain

À partir du court-métrage documentaire Faim de Terre réalisé en 2015 par Karine Music, Thierry Paquot analyse les mécanismes à l’oeuvre dans la redistribution du sol, son imperméabilisation, sa stérilisation, sa spéculation insensée. Prétexte pour réfléchir sur l’alimentation des villes et des campagnes à l’heure de l’anthropocène qui annonce, peut-être, l’urbanocène. Faim de Terre (32’) traite de l’artificialisation des terres agricoles en Provence et de ses effets sur l’homogénéisation des paysages, l’extinction programmée de certaines espèces végétales et animales et sur l’alimentation et la santé des êtres vivants, parmi lesquels les humains…

  • 01/06/2019 à la bibliothèque de l’Alcazar de Marseille –> CDE LA TERRE – PHILIPPE DESCOLA , ANTHROPOLOGUE

Dans bien des parties du monde l’usage d’un territoire est dépendant d’une foule de non-humains dotés d’une puissance d’agir autonome et avec lesquels les humains doivent composer – divinités, esprits, génies, ancêtres, montagnes, animaux, météores. Le rapport politique à la terre y diffère de celui qui nous est familier, soit parce que les non-humains sont des agents sociaux à l’intérieur d’un collectif englobant, soit parce qu’ils sont vus comme des sujets agissant dans leurs propres collectifs. Des exemples à méditer pour un traitement de la Terre moins destructeur et moins anthropocentré.

Dans le cadre du Cycle de conférences « De la Terre, ses usages et ses récits »

De la Terre, ses récits et ses usages nous invite à re-considérer cette notion de « terre » à toutes les échelles de notre environnement, selon une double approche symbolique et concrète. Dans le contexte de dégradation écologique et de sidération actuel, cette interrogation croisée sur les récits et les usages de la Terre cherche des voies pour penser et agir, en prenant soin de cette surface terrestre « sur » et « par » laquelle nous vivons.

Dire la Terre, c’est aussi dans un contexte de territorialité dire une terre que nous cultivons, qui nous nourrit, que nous dévorons, où nous cohabitons en complète interdépendance avec de nombreuses autres espèces. C’est revenir à cette seule terre, cette terre vivante et à l’examen de ce sol, artificialisé, anthropisé, afin d’en renouveler les usages.

Prenons le temps de penser ensemble aux récits et aux usages de la Terre qui nous ont menés jusqu’ici, en convoquant la diversité des disciplines et l’interconnexion des pratiques. Prenons le temps d’envisager demain, en compagnie de vingt-deux conférenciers – chercheurs, praticiens, savants, artistes… – tous penseurs et orateurs de talent.

Quels outils pour évaluer le fonctionnement biologique des sols agricoles ?

Journée d’échange multi-acteurs

Mardi 6 novembre, 09h00

Consulter le programme ici

08:30 – 09:00 : Enregistrement – café d’accueil

09:00 – 09:15 : Accueil par les organisateurs

09:15 – 10:00 : Séquence introductive

  • Evolution and definition of soil health concept, Mark G. Kibblewhite, Professeur en science du sol, Cranfield University

  • La qualité des sols : point de vue des agriculteurs, Gilles Boyer, Agronome, Responsable du Laboratoire des Sols de la Chambre d'Agriculture de l'Aude.

  • Le bio-fonctionnement des sols : que sait-on, que cherche-t-on ? Eric Blanchart, Écologue du sol IRD - UMR Eco&Sols.

10:00 – 11:15 : Session 1 : Indicateurs de diversité fonctionnelle des sols

  • 1.Histoire et actualité des bio-indicateurs des sols, Mickael Hedde, Ecologue INRA - UMR Eco&Sols (avec J. Cortet, CEFE et Antonio Bispo, INRA, Directeur de l’Unité Infosols)

  • 2.Agroécologie et évolution du conseil de gestion des sols : quelles attentes vis-à-vis des indicateurs de biodiversité ? Mathieu Valé, Responsable technique du pôle Agriculture, Auréa AgroSciences, Animateur du groupe Fertilité et activité biologique des sols du Comifer

Échanges autour d’un café

  • 3.Comment mesurer cette biodiversité : exemple des nématodes, C. Villenave, nématologiste, responsable scientifique Elisol Environnement

  • 4.Retour d’expérience sur les indicateurs de biodiversité : construction d’un référentiel départemental en microbiologie du sol**, Julien Halska, Agronome, Chambre d’agriculture Grand Est (Saône et Loire)

11:15 – 12:30 : Table ronde sur le lien entre biodiversité et qualité des sols ?

12:30 – 14:00 : Repas buffet offert

14:00 – 15:30 : Session 2 : Indicateurs de fonctionnement

  • 1.Comment mesurer la « santé des sols », Alain Brauman, Écologue du sol IRD – UMR Eco&Sols
  • 2. Quels outils pour caractériser le fonctionnement biologique du sol au laboratoire ? retour sur 20 ans d’expérience… Xavier Salducci, Agronome, Directeur de Celesta-lab
  • 3. Étudier des indicateurs microbiologiques dans le cadre d’expérimentations en système de grande culture, Alain Bouthier, Ingénieur d’études sols fertilisation irrigation, Arvalis
    1. Le sol nous parle, comment l’entendre ? A la recherche des indicateurs pour évaluer les pratiques d’agriculture de conservation des sols au champs avec les agriculteurs, Aude Pelletier, Agronome, Chambre d’Agriculture Occitanie (Ariège), systèmes grandes cultures et polyculture élevage
  • 5. Témoignage sur 20 années d’utilisation des analyses organo-biologiques, Karim Riman, Agroécologue Consulting, systèmes plantes pérennes

15:30 – 17:00 : Table ronde sur l’acceptabilité des outils de mesure de la qualité des sols

17:00 – 17:30 : Conclusion

Partenaires : Arvalis, Terres Inovia, IFV, Aurea, Chambre d’agriculture Occitanie, Elisol, Celesta Lab

Terres et métaux rares

La face cachée de la transition énergétique et numérique

Mardi 6 novembre, 19h30

Terres et métaux rares: ils sont dans nos équipements électroniques, éoliennes et moteurs, véhicules électriques et ordinateurs, etc.

Guerre économique et écologique? Venez écouter et interroger le journaliste Guillaume Pitron qui a parcouru la planète pour instruire ces questions, et a écrit le livre « La guerre des métaux rares – face cachée de la transition énergétique et numérique »

Réservation et paiement (15 €/pers) par CB sur www.weezevent.com/bourse-rotary-sud-idf Ou inscription par message à bourse.rotary.insead@gmail.com

Qualité biologique des sols urbains – De la boîte noire à la trame brune

Journée technique organisée par Plante & Cité

Jeudi 8 novembre, 08h30

Organisation: Plante & Cité

8h30 : accueil

8h50 – Matinée conférence – Les organismes vivants des sols et les outils de leur suivi

  • Les services apportés par la vie des sols pour les espaces verts et la ville Lionel Ranjard, INRA Dijon et Olivier Damas, Plante & Cité
  • Le point sur les connaissances scientifiques (état des lieux bibliographique)Charles Guilland, INRA Dijon

  • Présentation des organismes vivants et indicateurs de suivi (1ère partie)

Biodiversité et Écologie des lombriciens en milieux urbains (Daniel Cluzeau, Université de Rennes).

La biodiversité des collemboles en milieux urbains comme indicateurs de qualité des sols(Jérôme Cortet, CEFE).

Utilisation de la nématofaune pour évaluer la qualité biologique des sols urbains (Cécile Villenave, Elisol).

  • Présentation des organismes vivants et indicateurs de suivi (2ème partie)

Fonction et diversité microbienne des sols urbains (Jean-Christophe Lata, IEES)

Étude des communautés microbiennes dans les sols scellés et sous pelouse de trois villes de France : Marseille, Nantes, Grand Nancy (Aurélie Cambou, Agrocampus Ouest-Université de Lorraine)

Communautés microbiennes sur les toits végétalisés parisiens (Pierre-Alain Maron, INRA Dijon).

Les structures et vecteurs de transfert de connaissances et d’outils opérationnels, Laure Turcati (UPMC, Particitae), Anne Dozières (MNHN, Vigie Nature), Lionel Ranjard (INRA Dijon, REV-Urbain), Olivier Damas (Plante & Cité), Pauline Lavoisy (Noé Conservation), Antoine Lagneau (ARB Ile-de-France)

12h30 – 14h00 : déjeuner – buffet

14h00 – Après-midi – Besoins et retours d’expériences de terrain (en salle) ; démonstrations sur le terrain (en extérieur)

  • Table-ronde : les besoins opérationnels et les premiers retours d’expérience d’utilisateurs

Animation : Olivier Damas, Plante & Cité et Pierre-Alain Maron, INRA Dijon

Intervenants : Jeanne Mareschal (Sol Paysage), François Nold ( Ville de Paris), Antoine Lagneau (ARB Ile-de-France)

Zoom sur la formation continue existante sur la biologie et l’écologie des sols, Olivier Damas, Plante & Cité

  • Ateliers de terrain d’observation et démonstration d’indicateurs de la qualité biologique des sols

3 ateliers simultanés et successifs de 30 mn sur le même site : protocoles de prélèvement et/ou d’observations d’organismes du sol, et échanges sur les besoins de terrain et interprétations des résultats :

Test bèche et vers de terre (Daniel Cluzeau), Slake test (Lionel Ranjard) Méso et microfaune du sol (Cécile Villenave).

17h30 : fin de la journée

Le sol, un bien commun à protéger – Daniel Nahon, géochimiste

Cycle de conférences « De la Terre, ses usages et ses récits »

Samedi 10 novembre, 17h00

Informations http://www.opera-mundi.org/

  • 20/10/2018, FRAC PACA à Marseille – La propriété de la Terre- Sarah Vanuxem, juriste de l’environnement

Sarah Vanuxem apporte un éclairage renouvelé sur les principes de la propriété des choses et des personnes et les transformations que le droit émergeant de l’environnement apporte à la tradition juridique occidentale. Alors que la doctrine dominante conçoit la propriété comme « pouvoir souverain d’un individu sur les choses », Sarah Vanuxem montre qu’il est possible d’accorder des droits aux lieux. Considérant la propriété comme faculté d’habiter les choses mêmes et, en particulier, la Terre, la juriste invite à renouer avec la multitude des droits d’usage de la terre.

  • 10/11/2018 à la médiathèque de Gardianne –> Le sol, un bien commun à protéger – Daniel Nahon, GÉOCHIMISTE

Les sols arables sont comptés. Seulement 22% d’entre eux sont capables de porter les cultures qui nous nourrissent. Mais par ignorance ils sont maltraités, pollués, érodés, urbanisés. Et déjà des millions d’hectares sont détruits chaque année. Que faire pour les protéger car la ressource n’est pas renouvelable à l’échelle humaine ? Quelles pratiques agricoles doit-on changer ? Comment le sol anthropisé joue-t-il sur le réchauffement climatique et comment en retour celui-ci modifie-t-il le fonctionnement de la terre arable ?

  • 16/11/2018 à la bilbiothèque de Cabriès –> L’agroécologie pourra-t-elle nourrir le Monde ? Jacques Caplat, ingénieur agronome

Face à la crise agricole, il n’est plus pertinent d’opposer agriculture et environnement. À partir de son expérience de terrain et d’un retour historique, Jacques Caplat analyse la façon dont le « modèle » agricole actuel s’est élaboré puis fragilisé, et définit les bases d’une refondation de l’agronomie : semences paysannes, cultures associées, valorisation de la main-d’oeuvre, suppression des pesticides… Ces pratiques se révèlent non seulement très performantes à l’échelle mondiale, mais permettraient en outre de réconcilier enfin l’agriculture avec l’environnement, la société et les territoires.

  • 08/12/2018 à la Bibliothèque de l’Alcazar à Marseille –> Dire le bon usage de la Terre, Une histoire du géopouvoir – Christophe Bonneuil, historien

Depuis un demi-millénaire, la définition des richesses, des équilibres et des limites de la Terre, de son « bon usage », durable et rationnel, est un enjeu de pouvoir. L’histoire environnementale nous rappelle que dès Christophe Colomb, les élites européennes ont forgé des discours et des savoirs sur le « bon usage » de la Terre. Ainsi, une théorie du changement climatique à grande échelle a participé à la légitimation du projet de prise de possession européenne de l’Amérique. Après avoir esquissé les enjeux d’une telle histoire, Christophe Bonneuil mettra l’accent sur l’ « âge des empires » de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle.

  • 12/01/2019 à la FRAC PACA –> Terre de Paris.Vers un ancrage terrestre – Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret, architectes

En extrapolant les données actuelles, à l’horizon 2030, les volumes cumulés de terres inertes extraites en Ile-de-France seraient de l’ordre de 400 millions de tonnes. L’impact économique, estimé à plusieurs milliards d’euros, est aussi préoccupant que l’impact écologique. Dans le cadre de plusieurs projets de recherche appliquée, l’agence Joly&Loiret explore les possibilités pour recycler / réemployer une partie de ces « déchets » et en faire des matériaux de construction contemporains en terre crue pour le logement et plus largement la ville soutenable de demain. Cette démarche vise un rééquilibrage en faveur de la matière naturelle, face à l’artificialisation croissante de notre milieu de vie.

Dans le cadre du Cycle de conférences « De la Terre, ses usages et ses récits »

De la Terre, ses récits et ses usages nous invite à re-considérer cette notion de « terre » à toutes les échelles de notre environnement, selon une double approche symbolique et concrète. Dans le contexte de dégradation écologique et de sidération actuel, cette interrogation croisée sur les récits et les usages de la Terre cherche des voies pour penser et agir, en prenant soin de cette surface terrestre « sur » et « par » laquelle nous vivons.

Dire la Terre, c’est aussi dans un contexte de territorialité dire une terre que nous cultivons, qui nous nourrit, que nous dévorons, où nous cohabitons en complète interdépendance avec de nombreuses autres espèces. C’est revenir à cette seule terre, cette terre vivante et à l’examen de ce sol, artificialisé, anthropisé, afin d’en renouveler les usages.

Prenons le temps de penser ensemble aux récits et aux usages de la Terre qui nous ont menés jusqu’ici, en convoquant la diversité des disciplines et l’interconnexion des pratiques. Prenons le temps d’envisager demain, en compagnie de vingt-deux conférenciers – chercheurs, praticiens, savants, artistes… – tous penseurs et orateurs de talent.

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Quoi de plus logique que d'avoir choisi de nous enterrer dans les anciennes carrières de pierre du Bourgeais qui construisirent Bordeaux... Vue imprenable sur les fronts de taille depuis nos locaux !