Sols vivants, planète fertile

Couverture Revue 109 Nature & Progrès

Couverture Revue 109 Nature & Progrès

Le N°109 de la Revue de Nature & Progrès vient de paraître avec pour thème « Sols vivants, planète fertile ».

Lire un extrait du dossier.

Lien vers Nature & Progrès.

Edito

La crise devenue permanente de notre modèle agricole, dans laquelle un grand nombre d’agriculteurs vivent des drames, conduit inéluctablement à la nécessité de transformer ce modèle en y intégrant les paramètres agro-écologiques dont il a cru pouvoir s’exonérer. De récentes études scientifiques en démontrent, avec précisions, les sérieux problèmes de durabilité. Cette transition, ainsi que les enjeux du dérèglement climatique – hautement politiques ! – sont d’une actualité brûlante. Le présent dossier montre la complexité et l’importance de la gestion des sols pour amorcer cette transformation de notre agriculture, une dynamique à laquelle Nature & Progrès prend part depuis longtemps.
Ainsi, les néo-paysans, racontés par Gaspard d’Allens et Lucile Leclair dans leur livre éponyme, ont changé de vie pour devenir maraîchers, apiculteurs, éleveurs, arboriculteurs… Ils veulent travailler avec le vivant, les saisons, faire vivre des territoires délaissés. Ces alternatifs parviendront-ils à donner un nouveau visage à notre système agricole?
Ces paysans s’installant « hors cadre familial », représentent actuellement 30% des installations. Beaucoup se tournent vers des productions maraîchères, optant le plus souvent pour des pratiques écologiques, sur de petites surfaces, des micro-fermes très diversifiées, avec commercialisation en circuits de proximité. C’est le profil de bon nombre de nouveaux adhérents-professionnels à Nature & Progrès !
Un travail de thèse (en cours) sur les « micro-fermes » par Kevin Morel et François Léger (INRA- Agro Paris Tech) parle de ces nouveaux installés qui portent un projet global de recherche d’autonomie, inscrivant leur activité et leur engagement dans leur territoire. Ils accordent une grande importance à la santé et à la fertilité de leurs sols. Ils privilégient d’une part variété des cultures et biodiversité pour développer leur agro-écosystème, et d’autre part travail manuel et/ou traction animale pour limiter les investissements. Nous sommes intéressés, et très curieux de connaître les résultats de ce travail.
Au Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (79) – unité d’écologie du CNRS datant de 1968 – une équipe mène des travaux, en grandeur réelle, sur les interactions entre environnement et production agricole. La zone-atelier de 450 km2 suivie depuis 16 ans, recouvre 15 000 parcelles, explique Vincent Brétagnolle, directeur de l’unité de recherche. L’expérience présentée cette année testait l’efficacité des herbicides et engrais azotés. Elle aboutit aux conclusions qu’une réduction d’herbicides et d’azote ne conduit à aucune baisse de rendement. Les informations recueillies sont aussi utiles pour étudier la rémanence de certains pesticides, notamment les néonicotinoïdes, suspectés d’être la cause de l’effondrement des populations d’insectes, en particulier les pollinisateurs dont l’abeille. Qu’attendent nos décideurs, en s’appuyant sur ces connaissances, pour orienter notre système agro-alimentaire vers la transition écologique?

L’OCDE passe à la loupe dix ans de politiques écologiques françaises

Lire l’article sur Actu-Environnement.

L’OCDE a dévoilé le 11 juillet son examen environnemental de la France. Il encourage le pays à accélérer la mise en œuvre de ses engagements en faveur de la transition énergétique et de la diffusion de l’agro-écologie.

L'OCDE passe à la loupe dix ans de politiques écologiques françaises

Lundi 11 juillet, l’OCDE a remis à la France son examen environnemental assorti de ses recommandations. Ce rapport s’inscrit dans une série régulière d’examens environnementaux consacrés à tous les pays membres de l’OCDE (30 pays situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie-Pacifique). Le dernier rapport en date pour la France remontait à 2005.

Ce nouvel examen fait le point sur l’évolution des performances du pays au cours des dix dernières années et formule 33 recommandations pour stimuler la croissance verte et améliorer la gouvernance et la gestion de l’environnement en France.

L’Hexagone a amélioré ses performances environnementales ces dix dernières années, note le rapport : les émissions de gaz à effet de serre, des principaux polluants atmosphériques et les prélèvements d’eau douce ont diminué. Les énergies renouvelables ont pris leur essor. Néanmoins, des progrès restent à faire pour réduire la pollution par les nitrates et les pesticides, améliorer la qualité de l’air et limiter l’artificialisation des sols.

Lire la suite de l’article sur Actu-Environnement.

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Une belle nuit de l’agro-écologie en présence du Président de la République

Ce dialogue citoyen s’invite partout en France sous la forme de soirées festives et conviviales autour de l’agro-écologie.

Cafés-débats, projections de films, banquets festifs et dégustation de produits, visites de fermes, ateliers pédagogiques, balades nocturnes, contes et concerts…

Voir les clips sur Agriculture.gouv.fr

http://img.scoop.it/cwqX1SdQ8396krFvDN3W4Dl72eJkfbmt4t8yenImKBVvK0kTmF0xjctABnaLJIm9

Reportage « Soigneurs de terres »

Soixante-dix ans d’agriculture industrielle intensive ont épuisé les sols français. Les rendements baissent et les bonnes terres réduisent comme peau de chagrin. Produits chimiques à gogo et labours agressifs les font disparaître hectare après hectare. Et si la France, vieux pays agricole, se couvrait de champs devenus infertiles dans le prochain quart de siècle ?

La valeur nutritionnelle des fruits, légumes et céréales diminue au fil des traitements à répétition qui leur sont infligés au nom de la productivité et de la rentabilité. Et si la culture paysanne et les pouvoirs publics, contre l’avis de puissants lobbies, changeaient en profondeur pour mettre un terme à ce désastre agricole, sanitaire et environnemental ? Certains pionniers sont déjà au travail pour inverser la tendance.

Le magazine a rencontré les « médecins des sols » Claude et Lydia Bourguignon. Ces biologistes affirment que « l’agriculture conventionnelle est un massacre pour les sols… Elle anéantit leur fertilité ». Ils trouvent des remèdes pour soigner les terres exsangues. Jean-Christophe Bady, « repenti » de l’agriculture intensive, n’utilise ni engrais ni pesticides pour des raisons de santé et fait le choix de l’agro-écologie… sans recevoir d’aide de l’État.

Emmanuelle Chartoire, Clément Montfort, David Geoffrion et Mathieu Houel ont suivi le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, pour qui le modèle agro-écologique n’a que des avantages : plus sain, moins cher, durable et même plus productif ! Le maraîcher normand Charles-Hervé Gruyer exploite depuis une dizaine d’années une ferme agro-écologique de pointe, au rendement dix fois supérieur à celui d’un maraîcher classique. Les pionniers du changement sont déjà à l’œuvre, aux petits soins du bien commun des hommes, la Terre.

PSP5 ou comment faire face à la rareté du phosphore

Le 5ème Symposium International sur le phosphore dans les sols et les plantes (PSP5 2014 Facing Phophorus Scarcity) se déroulera à Montpellier -France, du 26 au 29 août 2014. L’accent est mis sur les enjeux liés à la raréfaction de la ressource phosphatée.

PSP5 vise à stimuler les rencontres entre scientifiques de disciplines variées (agronomie, agro-écologie, biogéochimie des sols, biologie intégrative des plantes, écologie, écologie microbienne, économie rurale), mais aussi les différents acteurs du monde professionnel agricole, dans les secteurs du conseil, de l’agro-fourniture, des agro-biotechnologies.

Lire la suite sur le site du cirad.

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Quoi de plus logique que d'avoir choisi de nous enterrer dans les anciennes carrières de pierre du Bourgeais qui construisirent Bordeaux... Vue imprenable sur les fronts de taille depuis nos locaux !