Giec: le réchauffement menace aussi le sol

Dans la synthèse qu’il publie, aujourd’hui, de son dernier rapport spécial, le Giec rappelle l’importance du sol pour notre environnement, notre mode de vie et notre capacité à stabiliser le réchauffement. Le détruire ou l’artificialiser, comme nous le faisons, c’est affaiblir les écosystèmes et leurs services, diminuer notre accès à l’eau, accroître notre insécurité alimentaire. Dans un contexte d’irrépressible réchauffement.

C’est à un socle méconnu de la vie auxquels se sont intéressés les spécialistes du climat. Dans son dernier rapport spécial, dont il publie aujourd’hui la synthèse, le Giec n’a pas ciblé son expertise sur les gaz à effet de serre (GES), les modèles mathématiques, les énergies renouvelables ou la géo-ingénierie, mais sur le sol.

Puits et source de carbone, l’écosystème terrestre est aussi le réservoir d’une grande partie de la biodiversité, le berceau de notre production alimentaire. Epuration et stockage d’eau, réceptacle de nombreuses ressources, il rend aussi de grands services à l’homme et à la nature.

Puits ou source de GES ?

A tort, l’humanité peine à considérer le sol comme un élément fondamental de sa survie. Sans sol, rappellent pourtant les auteurs du rapport spécial, point d’agriculture (4% du PIB mondial), pas de services environnementaux (estimés entre 10 et 25% du PIB mondial). En pleine accélération, la déforestation et le développement de l’agriculture font aussi des sols d’importants émetteurs de CO2, de méthane et de protoxyde d’azote : les trois principaux gaz à effet de serre. «Environ 22% des émissions anthropiques de gaz à effet de serre sont issues de l’agriculture, de la foresterie et d’autres usages des terres», résument les auteurs.

Et cela pourrait s’amplifier. Car, nos activités affectent déjà plus de 70% des terres émergées libres de glace. Plus du quart de la production végétale planétaire est transformée en nourritures, en fibres et en énergie. Considérable !

Vitaux, les sols sont pourtant bien maltraités : près d’un quart des terres est dégradée par les activités humaines. Les zones côtières de basse altitude, les deltas des rivières (à la riche biodiversité !), les régions de permafrost figurent au rang des biotopes les plus menacés. Si rien ne change, nos civilisations détruiront deux fois plus de sol que la terre ne pourra en produire. Le jour du dépassement, grandeur nature !

Menaces sur les infrastructures …

A ces dégradations s’ajoutent les effets du réchauffement. Entre 1850 et 2018, la température moyenne a bondi de 1,5°C au dessus des continents. La montée du mercure a amplifié les conséquences de ce réchauffement: «les vagues de chaleur sont devenues plus fréquentes ou plus intenses […]». Sans changement drastique de nos pratiques, l’avenir s’annonce des plus sombre: «la fréquence et l’intensité des sécheresses devraient augmenter en Méditerranée, en Europe centrale, dans le sud de l’Amazonie et dans le sud de l’Afrique.» Chaleur intense et pluies plus rares mais plus torrentielles réduiront la production primaire mais accroîtront l’érosion. De quoi réduire la capacité des sols à absorber le CO2 atmosphérique et accessoirement à nourrir les cultures.

De quoi perturber la vie des populations. En faisant fondre le permafrost, le réchauffement risque de détruire les infrastructures des régions polaires: voies de chemin de fer, routes, pipelines, immeubles. Les prémisses de ces changements s’observent déjà en Sibérie.

Autres cieux, autres risques. Dans les régions arides, les changements climatiques vont réduire la productivité des cultures et de l’élevage, abraser la biodiversité. Sous un climat réchauffé de 2 °C, plus de 500 millions de terriens pourraient se retrouver confrontés au stress hydrique. Les migrations climatiques ne vont pas cesser de sitôt.

… et sur les cultures

Sous le soleil du satan carbonique, les grandes cultures, comme le riz, seront probablement moins productives, moins nutritives (déficit en protéines et en zinc). De quoi doper leur prix. De quoi aussi réduire la sécurité alimentaire de nombreuses régions du monde. A commencer par les pays arabes qui importent, en moyenne, plus de 40% de leur alimentation. Selon certaines évaluations, ce taux pourrait friser les 70% à l’horizon de 2050. Le climat deviendra de plus en plus aride en Asie du sud, orientale et centrale, en Afrique de l’ouest.

Les effets du réchauffement pourront être accrus ou minorés. Tout dépendra de «notre réaction». Si nous n’infléchissons pas les tendances actuelles, la population mondiale continuera d’augmenter rapidement, de même que ses revenus. Et conséquemment ses besoins en énergie, en logement, en infrastructure, en nourriture, en eau. De quoi diminuer un peu plus la quantité de sol disponible ; réduire la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau potable, accroitre les émissions de GES.

A contrario, une réduction drastique de la consommation de viande (très émettrice de GES et consommatrice de sols), une généralisation des techniques d’agroforesterie, une amélioration du stockage et des transports des denrées alimentaires pourraient inverser la vapeur carbonée. Et «accessoirement» émousser la lame du rabot de la biodiversité.

Lire l’article sur :
http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-rechauffement-menace-aussi-le-sol,98896

Lancement d’un observatoire national de l’artificialisation des sols

Dans la cadre du plan biodiversité, le Cerema, l’Irstea et l’IGN lancent
un observatoire de l’artificialisation des sols. L’objectif : « Une
meilleure compréhension du phénomène et une meilleure prise de
conscience de ses enjeux » en métropole et dans les outre-mer.

Cet outil permettra d’observer l’évolution de l’artificialisation des
sols, à l’échelle de chaque commune, et fournira des données comparables
à toutes les échelles territoriales. Ces données seront obtenues par
analyse d’images aériennes et satellitaires, renforcée par le croisement
de données multisources, indiquent les trois organismes. « L’objectif est
de parvenir à produire et à mettre à jour des éléments qualifiés
d’occupation du sol de la manière la plus automatisée possible,
notamment au moyen de technologies innovantes, telles que le deep
learning, une composante de l’intelligence artificielle ».

L’observatoire publiera régulièrement un état des lieux de la
consommation d’espace.

Lire l’article sur :
www.actu-environnement.com/ae/news/Observatoire-artificialisation-sols-33886.php4#xtor=EPR-1

Zéro artificialisation nette des sols : le gouvernement prépare sa feuille de route

La France s’est fixée l’objectif de zéro artificialisation nette des sols. France Stratégie vient de présenter ses pistes pour y parvenir. Son rapport servira au nouveau groupe de travail installé par le gouvernement pour élaborer sa feuille de route.

Le 25 juillet, les ministres de la Transition écologique, de l’Agriculture et de la Cohésion des territoires ont installé un groupe de travail partenarial, chargé d’identifier les « mesures opérationnelles » permettant d’atteindre l’objectif de « zéro artificialisation nette » des sols, inscrit dans le plan biodiversité. En juillet 2018, l’ex-ministre Nicolas Hulot présentait ce plan avec deux priorités : la lutte contre l’artificialisation des sols et les méfaits de l’agriculture intensive. La mesure phare du plan est un meilleur contrôle de l’aménagement du territoire et des opérations d’urbanisme pour lutter contre l’étalement urbain.

Préparer une feuille de route d’ici fin 2019

Un an après le lancement du plan, reste au gouvernement à déterminer à quelle date l’objectif du zéro artificialisation pourra être atteint et la trajectoire pour y parvenir. Le groupe de travail est mis en place pour évaluer les solutions. Il est composé des acteurs représentant la société civile, de parlementaires et d’associations d’élus, d’ONG et de représentants d’aménageurs pour « échanger sur les enjeux et construire la trajectoire nationale de la France vers l’objectif fixé », indiquent les ministères dans un communiqué commun.

Le groupe « poursuivra le travail de connaissance et d’observation du phénomène d’artificialisation pour parvenir à une trajectoire et des outils de mesure opérationnels ». Un observatoire national de l’artificialisation a été mis en ligne début juillet 2019. Le groupe « [associera] étroitement les territoires aux travaux et aux propositions », poursuivent les ministères.

Selon le plan biodiversité, le groupe de travail sera chargé de faire des propositions (instruments économiques, mesures règlementaires ou autres) « pour favoriser le recyclage urbain, mieux intégrer les enjeux de préservation des espaces naturels et agricoles dans les politiques et documents d’urbanisme ». Ce groupe « pourra examiner l’opportunité d’étendre l’approche « éviter, réduire, compenser » les impacts sur l’environnement à l’ensemble des projets d’aménagement commercial et logistique », précisait le plan.

Le groupe de travail se basera sur les recommandations formulées dans trois rapports, commandés par le gouvernement. Ces rapports ont été remis par le Comité pour l’économie verte (CEV), le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et par France Stratégie. Ces trois organismes « ont permis de dégager les axes de travail pour aboutir à la fin de l’année 2019 sur des propositions au gouvernement, complémentaires des actions déjà engagées », soulignent les ministères.

France Stratégie propose une trajectoire à horizon 2030

Dans son rapport publié le 23 juillet, France Stratégie a étudié trois scénarios, avec l’objectif de freiner l’artificialisation à horizon 2030. En moyenne, 20.000 hectares d’espaces naturels par an sont actuellement artificialisés en France, rappelle France Stratégie.

ais si aucune mesure n’est prise pour inverser la tendance, ce sont 280.000 hectares d’espaces naturels « supplémentaires qui seront artificialisés d’ici 2030 », prévient l’étude. Soit un peu plus que la superficie du Luxembourg pour comparaison. Ce premier scénario dit « tendanciel » est « catastrophique », alerte Julien Fosse, l’auteur principal du rapport.

Le deuxième scénario envisage une « densification forte » qui, en revanche, permettrait de diminuer la consommation d’espaces naturels à 5.500 hectares par an d’ici 2030. Cette réduction est due à l’augmentation du taux de renouvellement urbain (qui passerait de 0,43 à 0,6, selon les calculs de l’auteur), combinée à la hausse du taux de densité de l’habitat (de 0,16 à 0,4). »Ce résultat met en lumière la part non négligeable qu’une politique d’urbanisme favorisant le renouvellement et la densification de l’habitat pourrait jouer dans la lutte contre l’artificialisation », souligne M. Fosse.

Le troisième scénario « complémentaire » ajoute, au « durcissement » des règles d’urbanisme, un renchérissement des terres (avec un prix multiplié par 5), et une baisse des logements vacants (de 8 % à 6 %). Ce qui réduirait le nombre d’hectares artificialisés à 3.650 hectares par an d’ici 2030. Mais ce scénario nécessiterait des mesures « difficiles à mettre en oeuvre ».

Le « scénario « densification forte » paraît, en regard, bien plus accessible », conclut l’auteur. Atteindre le « zéro artificialisation nette » dès 2030 « appelle des mesures ambitieuses », ajoute-t-il. Au premier rang desquelles : modifier les règles d’urbanisme pour favoriser le renouvellement urbain et la densification de l’habitat, et « renaturer » les espaces artificialisés « laissés à l’abandon ». Ce qui nécessiterait de réduire de 70 % l’artificialisation brute et de renaturer 5.500 hectares de terres artificialisées par an à horizon 2030, estime France Stratégie.

Lire l’article sur :
https://www.actu-environnement.com/ae/news/zero-artificialisation-nette-sols-groupe-travail-rapport-france-strategie-feuille-route-etat-33857.php4#xtor=EPR-1

« Zéro artificialisation nette » : des pistes pour mieux protéger les sols

France Stratégie a publié ce 23 juillet un rapport que lui avait commandé le gouvernement, en quête de solutions permettant d’atteindre l’objectif de « zéro artificialisation nette des sols » inscrit dans le plan pour la biodiversité de 2018. L’organisme préconise en premier lieu de modifier les règles d’urbanisme pour favoriser le renouvellement urbain et la densification de l’habitat et de renaturer les espaces artificialisés laissés à l’abandon.

En moyenne, 20.000 hectares d’espaces naturels sont artificialisés en France chaque année, au profit de logements (41,9% des terres artificialisées), d’espaces de services et de loisirs (16,2%) ou encore d’infrastructures routières (27,8%). L’artificialisation des sols conduit à détruire la biodiversité et à augmenter les émissions de CO2, car les terres agricoles ou forestières en stockent davantage qu’un sol bitumé. Elle peut aussi générer des pollutions (métaux lourds, pollution de l’air liée aux transports…) et augmente les risques d’inondation en favorisant le ruissellement des eaux.
L’importance du phénomène a poussé le gouvernement à inscrire dans son plan biodiversité de 2018 un objectif de « zéro artificialisation nette » (ZAN). Autrement dit limiter autant que possible la consommation de nouveaux espaces et, lorsque c’est impossible, « rendre à la nature » l’équivalent des superficies consommées. Mais dans le cadre du plan, aucun horizon, pas plus que de trajectoire, n’ont été fixés pour y parvenir. Le gouvernement a donc demandé à France Stratégie, qui dépend du Premier ministre, de l’aider à identifier les « leviers » permettant d’atteindre le « zéro artificialisation nette ». L’organisme a publié ce 23 juillet son rapport, qui a été remis aux ministres de la Transition écologique et solidaire, de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et de la Ville et du Logement.

Lire la suite de l’article sur :
https://www.banquedesterritoires.fr/zero-artificialisation-nette-des-pistes-pour-mieux-proteger-les-sols

 

Article Le monde (Planète) du 24/07/2019 : canicule et sols

Sous ce lien, un article paru dans la rubrique Planète « Sécheresse : un risque de dégradations pour 4,5 millions de maisons » du 24/07/2019, dans lequel il est question du phénomène de retrait-gonflement des argiles.

Freiner l’artificialisation des sols, c’est (enfin) possible

L’Hexagone pourrait atteindre l’objectif d’une zéro artificialisation nette vers 2030, selon un rapport publié ce 23 juillet par France Stratégie. A condition d’accentuer la densification et la renaturation pour réduire la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers.

Pas facile d’évaluer finement l’artificialisation des sols. Les données statistiques disponibles jouent au yo-yo. Ce qui a conduit le gouvernement à lancer un observatoire de l’artificialisation des sols[1] début juillet. C’est ce que rappelle le rapport de France Stratégie, citant d’abord la base de données européenne Corine Land Cover[2], jugée parcellaire, et actualisée tous les 6 ans. L’étude Teruti-Lucas, du ministère de l’agriculture, n’est pas plus satisfaisante, avec son extrapolation basée sur un échantillon. Enfin, les fichiers fonciers[3] traités par le Cerema ne s’intéressent qu’au bâti existant ou à venir et laissent de côté toutes les infrastructures. Résultat: selon les chiffres, l’artificialisation des sols oscille en France entre 16.000 hectares (Corine Land Cover) et 60.000 hectares par an (Teruti-Lucas) entre 2006 et 2012-2014. Les données issues des fichiers fonciers sont présentées comme les plus fines. Soit tout de même 23.000 hectares artificialisés par an entre 2006 et 2016. Avec son lot de dommages considérables sur la biodiversité, le climat et les sols.

Dans le peloton de tête européen

Première conclusion: en France, l’artificialisation des sols est supérieure à la moyenne européenne. En 2012, 5,5% du territoire métropolitain était artificialisé contre 4% de la surface des 39 Etats européens étudiés. A superficie équivalente, l’Espagne n’avait artificialisé que 2,7% de son territoire selon Corine Land Cover. En 2014, le pourcentage s’élève même à 9,2% du territoire français selon l’étude Teruti-Lucas. Soit 5,1 millions d’hectares (dont 20% de sols bâtis, 49% de sols revêtus ou stabilisés et 31% de sols artificialisés non imperméabilisés).

Deuxième conclusion: l’artificialisation s’est accélérée en France à partir de 2003-2005 puis a décliné de 2010 à 2012 environ. Stable depuis, elle serait repartie à la hausse, selon nos informations. Un état des lieux actualisé est attendu fin septembre, avec la publication du premier rapport de l’observatoire de l’artificialisation des sols.

Étalement urbain

Sans surprise, ce phénomène est par ailleurs très inégal sur le territoire, en se concentrant sur les métropoles et les zones côtières. Selon Corine Land Cover, un tiers des surfaces artificialisées sont dues à l’étalement urbain.

En 2014, les sols artificialisés étaient dédiés principalement à l’habitat (42%) et dans une moindre mesure aux infrastructures de transport (28%), de services (16%) et aux surfaces commerciales et économiques (14%).

Prix bas et logements vacants

France Stratégie pointe plusieurs causes à cette artificialisation galopante. A commencer par la valeur de l’hectare agricole, parmi les plus basses d’Europe avec 6.000 euros environ contre 10.000 à 20.000 € en Allemagne, Danemark, Italie et Royaume-Uni, et 50.000 € aux Pays-Bas. Ensuite, les logements privés et les bâtiments tertiaires s’avèrent largement sous-exploités. En 2015, 2,8 millions de logements étaient vacants en France, rappelle le rapport. Soit 8% du parc de logements selon l’Insee.

Objectif : renaturer

Pour atteindre l’objectif de zéro artificialisation nette fixé par le plan biodiversité en juillet 2018, pas d’autre choix que de renaturer. Un processus complexe, qui comprend la déconstruction, la dépollution, la désimperméabilisation, la construction de technosols permettant la végétalisation et la reconnexion fonctionnelle aux écosystèmes naturels environnants. Son coût, encore flou, oscillerait entre 1,9 et 2,3 millions d’euros par hectare. En comparaison, le prix moyen d’un hectare constructible varie, en juin 2019, entre 100.000 € dans les communes rurales et 6,1 M€ en région parisienne.

Scénario modéré

Autre priorité: augmenter la densité et le renouvellement urbain. Une économie de 11.000 ha de terres non artificialisées par an[4] pourrait être réalisée en 2030 selon un scénario de «densification modérée». Soit une hausse de la densité de 0,16 à 0,3 et une progression du taux de renouvellement urbain de 0,42 à 0,5. Avantage: réduire l’artificialisation de 20.000 à 9.000 ha par an.

Cette évolution impose de rehausser les constructions de plain-pied et de faire évoluer la réglementation. France Stratégie recommande d’encadrer les nouvelles constructions par un coefficient minimal d’occupation des sols et de conditionner l’attribution des permis de construire sur les zones non artificialisées à l’atteinte d’un niveau minimal de renouvellement urbain. Ces deux mesures pourraient être prises dans le cadre des plans locaux d’urbanisme (PLU). Il serait aussi utile d’exclure des dispositifs Pinel et prêt à taux zéro les constructions situées sur terres non artificialisées. Enfin, il est préconisé d’exonérer de la taxe d’aménagement les projets qui ne changement pas l’emprise au sol du bâti.

Scénario ambitieux

Plus ambitieux, le scénario de «densification forte» vise une densité de construction de 0,4 et un taux de renouvellement urbain de 0,6 en 2030. Il s’appuie sur une baisse du taux de vacance des logements (6% au lieu de 8% au niveau national) et sur un quintuplement du prix des terres libres par rapport à 2016. Résultat: l’artificialisation est réduite à 3.700 ha par en 2030 et même à moins de 1.200 ha en 2050. Renaturer des superficies équivalentes permettrait alors d’atteindre le zéro artificialisation nette visé par le plan biodiversité de juillet 2018. Au contraire, si rien n’est fait, l’artificialisation progressera encore et pourrait toucher, en 2030, 288.000 hectares de plus qu’en 2016 au titre su seul bâti. Soit un peu plus que la superficie du Luxembourg.

Lire l’article sur :
http://www.journaldelenvironnement.net/article/freiner-l-artificialisation-des-sols-c-est-enfin-possible,98692

L’IA turbine pour observer l’artificialisation des sols

Prévu par le plan biodiversité, l’Observatoire national de l’artificialisation des sols (ONAS) a été lancé le 9 juillet. Il sera notamment alimenté par les données satellitaires analysées par l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) grâce à des algorithmes informatiques.

Lire l’article payant sur :
http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-ia-turbine-pour-observer-l-artificialisation-des-sols,98644

14è RENCONTRES de la fertilisation raisonnée et de l’analyse

Du 20 novembre 2019 au 21 novembre 2019 à Dijon (21) – France

Evénement biennal, la 14è édition de RENCONTRES Comifer-Gemas
accueillera les 20 et 21 novembre à Dijon, tous les acteurs de la
fertilisation raisonnée : enseignants-chercheurs, prescripteurs,
fabricants, distributeurs et négociants, prestataires de services.
2 jours pour actualiser ses connaissances sur l’évolution des
raisonnements et des techniques de mesure de la fertilité des sols,
découvrir des solutions techniques, scientifiques, innovantes.

– 22 présentations orales organisées en 7 sessions aborderont des sujets
d’actualité tels que l’économie circulaire, la gestion de la matière
organique, les indicateurs biologiques, les voies de progrès dans la
gestion de l’azote etc.
– Une cinquantaine de posters
– Une zone d’exposition

Voir l’appel à communication sur :
comifer.asso.fr/images/rencontres/14emes_rencontres2019/COMIFER_GEMAS_AppelAcommunication_2019.pdf

Colloque RMT Fertilisation & Environnement du 19/09/2019 : les inscriptions sont ouvertes !

Vous êtes membre actif, partenaire associé, agriculteur, animateur ou membre d’un collectif ou d’un organisme partenaire du Réseau Mixte Technologique (RMT)  Fertilisation & Environnement ou simplement intéressé par les thématiques qui y sont traitées (outils d’aide à la décision pour la  fertilisation, recyclage des produits résiduaires organiques, impacts de la fertilisation sur l’environnement, économie circulaire)… : nous vous invitons à participer au colloque de clôture du RMT Fertilisation & Environnement, dont vous trouverez ci-joint le préprogramme.

Cette journée sera l’occasion de nous retrouver dans un cadre convivial pour des échanges scientifiques et techniques autour de ces thématiques majeures. Elle nous permettra de dresser un bilan de la plus-value apportée par les travaux du RMT Fertilisation & Environnement depuis 12 ans, d’échanger autour des nouveaux enjeux de l’économie circulaire à différentes échelles spatiales, et de présenter le programme du RMT BOUCLAGE, candidat à la succession du RMT F&E.

Le colloque se tiendra le 19 septembre 2019 dans l’auditorium de l’APCA à Paris 8.

Le programme prévisionnel du colloque est désormais disponible en ligne et ci-joint.

L’inscription est gratuite (dans la limite des places disponibles) mais obligatoire : INSCRIVEZ-VOUS dès aujourd’hui et au plus tard le 10 septembre.

8èmes journées du groupe de travail « Traits Ecologiques et Biologiques des organIsmes des Sols » (TEBIS)

Les 8èmes journées du groupe de travail « Traits Ecologiques et Biologiques des organIsmes des Sols » (TEBIS), auront lieu à Villeneuve d’Ascq, du 30 septembre au 3 octobre 2019.
Cette année encore vous retrouverez la trame habituelle des journées avec toutefois quelques nouveautés.
. La 1ère demi-journée pédagogique sera consacrée aux étudiants et à ceux qui veulent se familiariser avec les approches traits.
. Les 2 journées suivantes seront consacrées aux communications orales et au travail en atelier. Un temps sera consacré pour faire un retour sur les actions en cours du réseau TEBIS et permettra à ceux qui le souhaitent de proposer de nouvelles actions. Une session poster sera également proposée.
. Autre nouveauté, le jeudi matin sera consacré à réfléchir sur la structure et l’évolution du réseau TEBIS. Cette réunion sera ouverte aux personnes désireuses de s’investir dans le réseau. Votre participation sera conditionnée à une inscription préalable (pensez à cocher la case sur le formulaire d’inscription).
Le programme est en cours de construction, vous en trouverez une trame ci-dessous. La version définitive dépendra des propositions de thématiques d’ateliers sur la fiche d’inscription. Sentez-vous libre d’en proposer d’autres.
Le contenu des sessions et donc le programme dépendront surtout des propositions de communications, n’hésitez donc pas à être force de propositions.
Les invitations pour la conférence introductive de cette année ont été lancées et par la force des choses nous laisserons donc planer le suspense. Nous vous tiendrons, bien évidemment, au courant le plus rapidement possible. Vous êtes cordialement invité à y participer.
L’inscription est ouverte à tous. Aucun frais d’inscription n’est requis. Les frais de repas, de transport et d’hébergement sont à votre charge.
La date limite des inscriptions a été reculées au 31 août. Les propositions de communication et donc les résumés sont en revanche à envoyé d’ici le 15 août.
Inscription via le lien suivant :
https://webquest.fr/?m=70292_viiieme-journee-tebis

Journée « La prise en compte de la qualité des sols en planification et aménagement urbains »

La prise en compte de la qualité des sols en planification et aménagement urbains
Problématique multi-acteurs : quelles clés pour des collaborations réussies ?

Le 14 novembre 2019 à Nantes

Cette journée a pour but de mettre en lien les différents acteurs travaillant sur la qualité des sols urbains, afin d’identifier les interactions positives et les clés de collaborations réussies. Elle est co-organisée par le projet POLLUSOLS* et l’Institut de Recherches en Sciences et techniques de la Ville (IRSTV).
Aperçu du programme:
  • Introduction
  • Comment connaitre et prendre en compte la qualité des sols à l’échelle de la planification urbaine   ?
    • Intégrer la multifonctionnalité des sols dans les documents d’urbanisme Intervenant à confirmer
    • Les SIS : un outil d’information sur les sites pollués pour le public et les maîtres d’ouvrages – Hélène Morin, DREAL
  • Foncier urbain : comment capitaliser sur une ressource limitée et (potentiellement) polluée ?
    • Requalifier ou renaturer les friches et sols pollués, le résultat de choix de planification et de moyens financiers – Guillaume Lemoine, Etablissement Public Foncier Nord – Pas De Calais
    • Exemples de revalorisation du foncier dégradé: nature en ville et renaturation – Michel Mench – INRA
    • Mise en synergie des données sur la qualité des sols: les apports de la mutualisation des données – Cécile Le Guern, BRGM
  • Comment développer une démarche vertueuse de gestion des sols à l’échelle d’une ZAC, d’un site ou d’un projet d’aménagement ?
    • Projet d’aménagement : quelles responsabilités pour les différents acteurs – Gaëlle Audrain Demey, ESPI
    • Gestion des terres excavées : de l’approche traditionnelle aux méthodes innovantes – intervenant à confirmer – Mathilde Andrieu, SAMOA
    • De la reconstruction à la construction de sol – Laure Vidal-Beaudet Agrocampus Ouest
  • Table-ronde : Quelles innovations pour le monde socio-économique ?
    Panélistes :
    • Béatrice Béchet, IFSTTAR – IRSTV
    • Christelle Besse, SCE
    • Marie-Christine Dictor, BRGM
    • Autres intervenants à confirmer
  • Conclusion
L’inscription est gratuite mais obligatoire, via ce formulaire en ligne.

L’artificialisation des sols reconnue l’une des 5 menaces pesant sur la biodiversité

Un article présentant les menaces pesant sur la biodiversité en France ainsi qu’une carte de France des zones les plus menacées :
https://www.actu-environnement.com/ae/news/biodiversite-menaces-carte-France-artificialisation-climat-pollutions-pesticides-especes-envahissantes-33762.php4
« L’Observatoire national de la biodiversité publie une carte de France inédite qui renseigne sur le gradient de pressions qui impacte chaque partie du territoire métropolitain. Elle compile les cinq pressions qui menacent la biodiversité.
Le Giec de la biodiversité classait en mai dernier les cinq grandes menaces qui mettent en péril la biodiversité à l’échelle mondiale : artificialisation des sols, surexploitation des ressources, changement climatique, pollutions et espèces exotiques envahissantes.» 

Appel à projets de la plateforme européenne Soilver : Recognizing and caring for soil and land as assets

Annonce du lancement du premier appel à projets de la plateforme européenne « Soilver – Soil and Land Research funding for Europe » impliquant aujourd’hui des financements français, hollandais et wallons.

Le lien vers l’appel à projet (ouverture au 28 juin 2019) est : https://www.soilver.eu/

La thématique générale est : ‘Recognizing and caring for soil and land as assets’

Deux sous-thématiques sont priorisées :

  • Emerging contaminants in point sources and as diffuse pollution in soil and groundwater
  • Recognising the value of Soil in land use decision

Les projets attendus sont :

  • Des états de l’art, études documentaires et projets de transfert entre sciences et politiques publiques
  • D’une durée maximale de 12 mois
  • Demandant une aide maximale de 150 k€ (tous les partenaires)
  • Avec un partenariat trans-national impliquant au moins deux pays impliqués dans ce premier appel (France, Pays-Bas, Wallonie-Belgique)

Le calendrier est :

  • Lancement : 28 juin 2019
  • Dépôt pré-projet: 27 septembre
  • Ouverture seconde phase : 11 octobre
  • Clôture finale : 29 novembre
  • Décision finale : 17 janvier 2020

Lancement de l’observatoire national de l’artificialisation des sols

L’État a demandé à trois établissements publics, Cerema, IGN et IRSTEA, de travailler en synergie à la mise en œuvre de cet observatoire qui permettra d’établir des orientations opérationnelles efficaces pour contraindre l’artificialisation des sols.

Publication de la carte nationale des stocks de carbone des sols intégrée dans la carte mondiale de la FAO

La carte de la France métropolitaine (hors Corse) des stocks de carbone dans les sols préparée par l’INRA dans le cadre d’un exercice mondial piloté par le Partenariat Mondial sur les Sols hébergé par la FAO vient d’être publiée sur le site du Gis Sol. La carte ainsi produite a été intégrée à la carte mondiale des stocks de carbone publiée récemment.

Pour plus d’information : http://www.gissol.fr/donnees/cartes/la-carte-nationale-des-stocks-de-carbone-des-sols-integree-dans-la-carte-mondiale-de-la-fao-4335

12 Sept. 2019 / Rapport spécial du GIEC sur ‘changement climatique, utilisation des terres et sécurité alimentaire’

Le 8 Août 2019 un nouveau rapport spécial du GIEC sortira. Il traitera des « liens entre le changement climatique, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire, et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres »

Deux demi-journées de présentation de ce rapport auront lieu

le 12 Septembre 2019, 16 rue Claude Bernard (Paris 5ème) à AgroParisTech

La matinée sera dédiée à un large public, et présentera les principales conclusions du rapport. L’après-midi sera dédiée à la Recherche et à l’Enseignement Supérieur et traitera des nouvelles attentes que soulève ce rapport.

Le Sénat rétablit des critères alternatifs pour définir les zones humides

Le Sénat rétablit des critères alternatifs pour définir les zones humides

Biodiversité  |  27 juin 2019  |  Laurent Radisson

Le                  Sénat rétablit des critères alternatifs pour définir les                  zones humides

© Martins Vanags

Le projet de loi sur l’Office français de la biodiversité (OFB), qui a fait l’objet d’un accord en commission mixte paritaire le 25 juin, contient une disposition qui devrait permettre de rétablir une certaine protection des zones humides.

Les sénateurs ont en effet adopté début avril un amendement du sénateur Jérôme Bignon qui modifie la définition des zones humides contenue à l’article L. 211-1 du code de l’environnement. Cette définition rétablit les critères alternatifs permettant de définir ces zones : présence d’eau ou de plantes hygrophiles. Avec cette modification, la définition va désormais être la suivante : « On entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire, ou dont la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année« .

La définition des zones humides issue de la loi sur l’eau de 1992 avait été interprétée par le Conseil d’Etat dans un sens défavorable à leur protection à travers une décision du 22 février 2017. La juridiction administrative avait considéré que les deux critères devaient être réunis pour définir réglementairement une zone humide. Plusieurs associations avaient dénoncé le risque de déclassement de nombreuses zones humides et, de ce fait, de destruction.

Dans leur rapport remis le 29 janvier 2019 au ministre de la Transition écologique, Jérôme Bignon et la députée Frédérique Tuffnel pointaient une dégradation continue des zones humides. Une évaluation réalisée en 2012 sur les plus importantes zones humides françaises a montré que la moitié des prairies avaient subi une dégradation de leur état au cours de la décennie 2000. Le nombre de cas de dégradations s’accentuait même par rapport à la décennie précédente.

Journée technique sur les sols urbains

Dans le cadre de l’assemblée générale de l’Afes, une journée thématique sur les sols urbain se déroulera au centre IRD de Bondy le 6 juillet prochain.


Informations et inscriptions sur : https://www.afes.fr/event/assemble-generale-afes-journee-thematique-sols-urbains/

 


 

 

Programme de la journée

09h00 – 09h30 Ouverture de la journée

En présence de Georges De Noni Directeur de l’IRD (sous réserve de disponibilité)

09h30 – 11h00 Assemblé Générale Ordinaire de l’Afes

Présentation des bilans de l’Association (bilan moral, bilan financier et bilan d’activité) et débat sur les orientations à prendre pour la période à venir.

11h00 – 12h00 Visite du site de Bondy (Partie I)

Présentation de salles de laboratoire exclusives à l’iEES Paris (ajouter détails).

12h00 – 13h30 Déjeuner

Échanges conviviaux autour d’un repas partagé. N’hésitez pas à apporter vos spécialités !

13h30 – 16h00 Conférence-débats

Cette demi-journée de conférences a pour but de présenter les avancés des différentes branches des sciences du sol sur le thème des sols urbains. Elle a aussi pour vocation à être un lieu de rencontre entre spécialistes, ou non, provenant d’organismes de recherche, d’entreprises ou de collectivité…

·        Potentiel des services écosystémique des sols construis (Technosols), Maha Deeb, Post-doctorante (Urban Soil Institut of New York)

·        Elaboration du référentiel de fond pédo-géochimique du bassin parisien : quelles perspectives pour une gestion circulaire des sols urbains excavés ? – projet GeoBaPa, Coline Eychène, Cheffe de projet (SolTracing)

·        Contamination des sols urbains cultivés – Risques En Fermes Urbaines : Gestion et Évaluation (REFUGE), Anne Barbillon, Chargée de mission (EXP’AU – AgroParisTech) / Coordinatrice du programme REFUGE

·        Une nécessaire prise en compte de la qualité physico-chimique des sols des jardins collectifs urbains, Philippe Branchu, Ingénieur de recherche (Cerema) et Elisabeth Rémy, Ingénieure de recherche – HDR (INRA-AgroParisTech).

·        Bond’innov, Pauline Sy, Chargée de projets (Campus de l’innovation)    

·        Table ronde avec l’ensemble des intervenants et échanges avec la salle

16h00 – 17h30 Visite du site de Bondy (Partie II)

Un profil pédologique complet d’un Anthroposol sur Luvisol profond à découvrir !

5 expérimentations IEES-Paris en cours :

  • un essai “litterbag” (commun à 6 sites : Vietnam, Laos, Thaïlande, Tunisie, Bondy, Chambord) ;
  • un essai de maturation de différents (lombri)compost, en collaboration avec l’entreprise Moulinot ;
  • un essai sur hydrorétenteur biosourcé (collaboration avec Reverdir) : analyses de leur biodégradabilité en comparaison avec hydrorétenteur chimique (acrylate) et effet sur plantes soumises aux stress hydrique ;
  • un essai de plantations de cultures tropicales (gomba, chou chinois et Brede mafane) sur Technosols (50% compost / 50% remblais) (IEES / AgroParisTech) ;
  • un essai compost/remblais à différentes teneurs de compost associé à des plantes médicinales 4 réplicats, 8 différentes plantes (thym, menthe, coriandre, aneth, estragon…).

 

L’objectif des différents essais est de tester :

  • la valorisation de terres de récupération – remblais de la région parisienne ;
  • les différents type de compost et vermicompost ;
  • l’effet de la faune sur des mélanges remblais- compost ;
  • l’effet de l’efficience et de la durabilité d’hydrorétenteurs naturels vs hydrorétenteurs chimiques.

 https://www.afes.fr/wp-content/uploads/2019/06/ieesparis-Logo.png    https://www.afes.fr/wp-content/uploads/2019/06/logo_ird.pnghttps://www.afes.fr/wp-content/uploads/2019/06/Logo_Sorbone-Université-1024x572.jpg  https://www.afes.fr/wp-content/uploads/2019/06/Logo-de-lUPEC.jpg

 

Informations pratiques pour se rendre au centre IRD de Bondy : https://ile-de-france.ird.fr/infos-pratiques/acces-au-centre

 

 

Contacter et situer SOLENVIE

Quoi de plus logique que d'avoir choisi de nous enterrer dans les anciennes carrières de pierre du Bourgeais qui construisirent Bordeaux... Vue imprenable sur les fronts de taille depuis nos locaux !