Les États membres sont parvenus à une position commune sur la première loi de l’Union européenne sur les sols lors d’une réunion du Conseil « Environnement », accordant aux pays une plus grande flexibilité dans la mise en œuvre des règles.

Les États membres sont parvenus à une position commune sur la première loi de l’Union européenne sur les sols lors d’une réunion du Conseil « Environnement », accordant aux pays une plus grande flexibilité dans la mise en œuvre des règles.

Les ministres européens de l’Environnement ont adopté leur position sur les directives sur les déchets et les sols, en s’alignant sur les propositions de la Commission. Ils se sont davantage inspirés des eurodéputés pour les allégations environnementales.
Le ministère de la Transition écologique a publié l’arrêté listant les projets d’envergure nationale ou européenne qui ne seront pas comptabilisés pour l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN). Par rapport au projet d’arrêté présenté en avril 2024, le texte définitif allonge cette liste.

Les sols constituent l’un des plus grands réservoirs de biodiversité de la planète. Le fonctionnement des écosystèmes terrestres est lié aux rôles des multiples organismes qui vivent sous terre, ces habitants discrets, cachés ou invisibles à l’œil nu. Des bactéries aux champignons, des animaux microscopiques aux plantes via leurs racines, des arthropodes détritivores ou prédateurs aux petits mammifères, sans oublier les vers de terre, ils interagissent entre eux et modifient profondément les caractéristiques des sols.
La vie cachée des sols. Philippe Hinsinger, Éditions Quae, juin 2024.
🔗 https://www.quae.com/produit/1879/9782759238972/la-vie-cachee-des-sols?affiliate_code=
Colloque de restitution de l’étude
« Caractériser, préserver, restaurer
la qualité des sols : quels indicateurs ? »
Mercredi 20 novembre 2024, 13h30 – 17h30
Auditorium du FIAP, 30 rue Cabanis, 75014 Paris
Une “Fresque du sol” sera animée en présentiel de 11h à 12h
Un message vous avertira de l’ouverture des inscriptions début septembre 2024
Possibilité de suivre le colloque et de poser des questions à distance
Le colloque sera précédé d’une animation, la Fresque du sol, un outil ludique et collaboratif qui vise à diffuser un langage commun sur le fonctionnement des sols, et sur les enjeux liés à leur préservation : 11h-12h – Déjeuner possible à la charge des participants (à réserver à l’inscription sur le site du colloque qui sera ouvert début septembre).
Environ 10 % des terres agricoles européennes sont touchées par une dégradation importante et très importante des sols, d’après une étude publiée le 8 mai 2024 dans la revue Nature Communications. « Les conséquences négatives de la dégradation des terres sont multiples et ont de profondes répercussions sur la productivité agricole, la sécurité alimentaire, la stabilité du climat, la durabilité environnementale et la prospérité économique », alertent les auteurs de l’article.
L’étalement urbain conduit à l’artificialisation des sols et historiquement, les sols de bonne qualité pour l’agriculture sont les premiers affectés. Pour des problématiques d’autonomie alimentaire, de préservation de la biodiversité ou encore de lutte contre le changement climatique, il est urgent de réduire l’impact de l’artificialisation sur l’environnement.
La qualité des sols est un concept qui a été introduit pour mettre en avant les multiples fonctions remplies par les sols, en plus de la production agricole. La prise en compte de cette qualité dans les décisions d’aménagement est vue comme un levier prometteur pour limiter l’artificialisation : il est donc nécessaire de fournir aux décideurs une information spatiale explicite sur la qualité des sols.
Les cartes de qualité des sols présentent néanmoins des incertitudes non négligeables dont l’impact sur les décisions d’aménagement reste encore méconnu. Dans le cadre de son travail de thèse, Léa Courteille, doctorante au LISAH (Inrae Montpellier), étudie cet impact et développe des méthodes pour produire des cartes avec des représentations de l’incertitude favorisant la prise de décision. En effet, en partant de cartes produites par cartographie des sols par modélisation statistique (CSMS), il est possible, en modifiant soit le graphisme des cartes soit leur degré d’agrégation spatiale (pour diminuer l’incertitude à représenter), de produire des cartes plus adaptées à la prise de décision.
Une enquête est actuellement diffusée pour évaluer l’intérêt de ces méthodes. Dans cette enquête, vous serez mis dans la peau d’un acteur local devant prendre des décisions d’aménagement à partir de cartes de qualité des sols (d’après la méthode de Rabot et al https://www.agro-bordeaux.fr/wp-content/uploads/2021/05/6_IGCS_2021_CNRS_E_Rabot_et_al_projet_ARTISOLS_indice_multifonctionnalite_sols.pdf).
Elle comprend 4 étapes et dure environ 20 minutes. Vous pouvez néanmoins quitter à tout moment et reprendre quand vous le souhaitez.
Les résultats de cette enquête aideront à fournir des cartes plus opérationnelles aux décideurs ; celles-ci pourront être mobilisées dans le cadre de nombreuses politiques de préservation des espaces naturels, dont notamment :
Un grand merci pour votre participation ! Et si vous souhaitez contacter l’auteure de ce travail, elle répondra à vos questions : lea.courteille[at]inrae.fr
Ces derniers mois, le Pas-de-Calais a vécu inondations dramatiques, coulées de boues soudaines et érosion des sols de façon inédite. A Rivière, au sud d’Arras, le maire appelle ses collègues élus et agriculteurs à prendre la mesure de l’état des sols qui aggravent les conséquences de ces phénomènes climatiques.
Un collectif de cinq chercheurs spécialistes de la forêt explique, dans une tribune au « Monde », les liens entre CO₂ et forêts, et analyse la place objective que peuvent occuper nos écosystèmes forestiers dans l’atteinte de la neutralité carbone en 2050.
🔗 https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/01/20/climat-la-foret-ne-peut-pas-etre-un-puits-infini-de-carbone_6211947_3232.html
🔗 https://www.ign.fr/reperes/la-foret-ne-peut-pas-etre-un-puits-infini-de-carbone
Florence Gourlay, maîtresse de conférences en Géographie et aménagement de l’espace, estime que le zéro artificialisation nette doit s’envisager au niveau intercommunal, pas seulement à l’échelle de la commune. Selon elle, la mesure invite à changer de philosophie et à préserver le sol.
Conférence-débat de l’Académie des sciences, le mardi 28 mai 2024 de 14h30 à 17h15, dans la Grande salle des séances de l’Institut de France – Inscription obligatoire
Les sols sont le support de la vie terrestre et le substrat de la végétation. Ce sont des écosystèmes complexes et fragiles qui contribuent à la qualité de notre environnement. Leur étude est, par essence, pluridisciplinaire et se situe au carrefour de la géologie, de la physique, de la chimie, de la biologie, de l’agriculture et de la climatologie. Leurs caractéristiques physicochimiques et biologiques conditionnent la nature de la végétation, la qualité et le rendement des cultures. Les pratiques de l’agriculture intensive et industrielle les appauvrissent considérablement dans nombre de régions du globe, y compris dans notre pays et il convient d’en prendre conscience et de tenter d’y remédier. Les sols contribuent aussi au stockage et au piégeage du gaz carbonique, au travers de la minéralisation de la matière organique, et sont donc un puits de carbone, mais ils peuvent aussi, dans certaines conditions, en libérer et devenir une source supplémentaire de ce gaz à effet de serre. Leur gestion est donc un facteur important à maitriser dans les efforts pour atténuer le changement climatique .
L’objectif de cette séance, commune avec l’Académie d’agriculture de France est de faire un point des connaissances sur quelques aspects de la science des sols et sur les enjeux qui s’y rattachent.
La forêt française pourra-t-elle encore à l’avenir jouer son rôle de régulateur du climat ? Rien n’est moins sûr, alerte une étude estimant que la baisse amorcée de son rôle crucial dans le stockage du carbone « devrait se poursuivre dans les prochaines décennies ».
Appauvris par des décennies d’agriculture intensive, les sols perdent leurs capacités de stockage du carbone et de rétention des eaux. Aujourd’hui, les initiatives se multiplient pour régénérer des terres victimes d’un modèle agricole à bout de souffle.

Il est l’un des plus vieux produits du monde. Mais le biochar connaît ces dernières années un formidable regain d’intérêt. Il faut dire que ses applications sont multiples : production d’énergie, stockage de carbone, restauration des sols agricoles et même décontamination de l’eau. Le Cirad possède une expertise mondialement reconnue sur les procédés de fabrication du biochar. Mais des recherches restent à mener pour faire émerger des filières économiques en phase avec les enjeux de nos sociétés.
🔗 https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2024/le-biochar-est-il-un-produit-miracle
L’érosion des sols, type le plus courant de dégradation des terres, est un processus par lequel la couche supérieure du sol, dont les plantes tirent la plupart de leurs nutriments et de leur eau, est détruite. La perte de cette couche fertile, appelée couche arable, affecte la productivité de la terre et prive les agriculteurs d’une ressource importante pour la culture de plantes alimentaires. Contrairement au vent ou au soleil, le sol est une ressource limitée et non renouvelable qui se dégrade à un rythme alarmant. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), environ 40 % des ressources en terres de l’Afrique sont dégradées.
🔗 https://www.iaea.org/fr/newscenter/news/techniques-nucleaires-contre-erosion-des-sols-comment

L’érosion des sols, type le plus courant de dégradation des terres, est un processus par lequel la couche supérieure du sol, dont les plantes tirent la plupart de leurs nutriments et de leur eau, est détruite. La perte de cette couche fertile, appelée couche arable, affecte la productivité de la terre et prive les agriculteurs d’une ressource importante pour la culture de plantes alimentaires. Contrairement au vent ou au soleil, le sol est une ressource limitée et non renouvelable qui se dégrade à un rythme alarmant. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), environ 40 % des ressources en terres de l’Afrique sont dégradées.
🔗 https://www.iaea.org/fr/newscenter/news/techniques-nucleaires-contre-erosion-des-sols-comment

L’interprofession cherche à acquérir « une meilleure compréhension et une meilleure maîtrise de la gestion des stocks de matière organique de ses sols à l’échelle des parcelles ».
L’interprofession cherche à acquérir « une meilleure compréhension et une meilleure maîtrise de la gestion des stocks de matière organique de ses sols à l’échelle des parcelles ».
Dans la loi Climat et résilience du 22 août 2021, la France s’est engagée à diminuer de moitié sa consommation d’espaces à l’horizon 2030 pour passer de 250 000 hectares à 125 000 hectares sur une décennie, avant d’atteindre la neutralité en matière d’artificialisation en 2050.
Dans la loi Climat et résilience du 22 août 2021, la France s’est engagée à diminuer de moitié sa consommation d’espaces à l’horizon 2030 pour passer de 250 000 hectares à 125 000 hectares sur une décennie, avant d’atteindre la neutralité en matière d’artificialisation en 2050.