3 septembre 2018 Cédric de Solenvie

Le jardin de Jaco

de Marianne Dubuc, chez Casterman, albums casterma, juin 2018, 32 p.  13,95 €
https://www.casterman.com/Jeunesse/Catalogue/les-albums-casterman/le-jardin-de-jaco
Critique Onlalu.com :
http://www.onlalu.com/livres/jeunesse-enfants/le-jardin-de-jaco-marianne-dubuc-34702

Chaque lecteur possède ses auteurs « fétiches » : il les suit, achète leurs nouvelles parutions, les relit, les conseille… C’est aussi le cas en littérature jeunesse, pour le plaisir, notamment, de se replonger avec délice et familiarité dans un univers illustré. C’est ainsi que Marianne Dubuc ne cesse d’imaginer des situations vécues par des animaux – souris, tortues, lapins, taupes… – qui, évoluant dans leur monde quotidien, rappellent tout de même les gestes et défauts des humains.

Ici, l’auteure fait le récit d’un vaste jardin, habité au-dessus -sur terre-, par Monsieur Lutin et le petit Jaco, et en-dessous par une famille de fourmis, une autre de mulots, d’une taupe, d’un ver de terre. Un jour, une graine tombe du ciel, et une plante commence à pousser. Malheureusement, son évolution va de pair avec des problèmes et des catastrophes pour les habitants du jardin : la salle de bains d’Yvette la taupe se fissure, les fourmis doivent contourner les racines pour tracer leur chemin… Bientôt, Monsieur Lutin ne peut plus sortir de chez lui ! Tous décident alors et d’un commun accord, de couper la plante… Mais ne leur apporte-t-elle finalement, que des désagréments ?

Au fil des pages, on observe la croissance de la graine et en parallèle les bouleversements sur la vie des animaux et des humains. Le plaisir de l’histoire réside dans la surprise de la fin, puisqu’on ne découvre qu’aux dernières pages qu’il s’agit d’un plant de tomates, en même temps que les habitants du jardin. Par des illustrations simples et colorées, un texte facile à lire silencieusement ou à haute voix, et qui délivre un enseignement – la découverte de l’autre, mais aussi et surtout, l’environnement naturel à protéger et à aimer -, Marianne Dubuc ne pourra qu’attendrir, faire rire et conquérir son petit lectorat.

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