La recherche révèle une menace mondiale pour la sécurité alimentaire liée à la carence en potassium dans les sols, soulignant le déséquilibre entre l’élimination et la reconstitution du potassium, le rôle essentiel du potassium dans les rendements des cultures et la nécessité d’une gestion durable et d’une coordination politique.
Le sol est loin d’être une simple surface sur laquelle nous marchons, c’est le milieu dans lequel nous enracinons notre vie. Les sols filtrent l’eau, ils sont les supports de la végétation, fournissent les habits que nous portons… Nous les transformons pour construire nos maisons. Nous utilisons leurs micro-organismes pour nous soigner. Le sol est surtout le milieu dont dépend 95 % de notre alimentation ! Sans sol, pas de vie végétale, pas de vie animale, pas d’alimentation !
A partir de carottages effectués dans le lac du Bourget, des chercheurs de l’université Savoie Mont-Blanc ont pu faire la différence entre le rôle du climat et celui de l’activité humaine dans l’érosion des sols alpins. Dès l’âge du bronze, l’impact humain est majeur. C’est à une délicate recherche en responsabilités que se sont adonnés les chercheurs du laboratoire Environnements, dynamiques et territoires de montagne (Edytem, CNRS, université Savoie Mont-Blanc) en collaboration avec l’Institut de physique du globe. Qui de l’humain ou du climat est le principal responsable de l’érosion des sols alpins ?
La chaire Transition foncière amorcera la mise en œuvre de sa feuille de route le 21 mars prochain à l’école d’architecture, de la ville et des territoires (EAVT) Paris Est de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), avec une journée d’études consacrée à la restauration des fonctions des sols.
Les sénateurs de droite et du centre ont rejeté la proposition de loi socialiste sur la préservation des sols vivants ce jeudi 15 février. Ils préfèrent attendre l’adoption d’une directive européenne sur le sujet, actuellement en discussion à la Commission européenne. Aujourd’hui, 61% des sols continentaux européens sont en « mauvaise santé » et 98% des terres agricoles françaises seraient contaminées par les pesticides.
Le Grand Port Maritime de Marseille a réalisé pour la première fois un chantier de descellement d’une plaque de béton, ancien support d’un atelier construit en 1971, pour viabiliser la zone industrielle du Ventillon sur la commune de Fos-sur-Mer. Les scientifiques INRAE et de l’IMBE sont mobilisés pour étudier sur le long terme les impacts de cette restauration sur le sol.
Jeudi 15 février à 10h30, le Sénat examine la proposition de loi visant à préserver des sols vivants, présentée par Nicole Bonnefoy, dans le cadre de l’ordre du jour réservé au Socialiste, Écologiste et Républicain (Michaël Weber, rapporteur).
Dans une nouvelle étude, des scientifiques se sont penchés sur l’impact des vers de terre exotiques en Amérique du Nord.
Voici une étude un brin alarmante qui vient d’être publiée dans la revue Nature Ecology & Evolution. Menée notamment par des chercheurs de l’Université de Stanford, et de l’Université de la Sorbonne, elle révèle que plus de 70 espèces de vers de terre importées ont colonisé l’Amérique du Nord, et représentent une menace largement négligée pour les écosystèmes indigènes.
Un article sur « L’activité à long terme des insectes sociaux responsables de la fertilité physique des sols dans les tropiques” a été publié dans Scientific Reports, en décembre dernier.
« Sols et terres, la vie entre nos mains » : c’est la thématique du stand du groupe Agence Française de Développement (AFD) et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) au Salon international de l’agriculture du 24 février au 3 mars 2024 au Parc des expositions, Porte de Versailles (hall 4, allée D-144) à Paris.
Une équipe de chercheurs de l’Université de Northwestern, aux États-Unis, a récemment mis au point une technologie innovante capable de transformer l’énergie des microbes présents dans le sol en électricité. Cette avancée prometteuse ouvre la voie à une nouvelle ère dans le domaine de l’agriculture de précision en offrant une source d’alimentation durable pour les capteurs utilisés dans ce domaine.
L’oxydation de la matière organique fossile des roches, la « géo-respiration », est un processus majeur qui libère du CO2 dans l’atmosphère et influence le climat aux longues échelles de temps. Deux études récentes, publiées respectivement dans PNAS et Nature, ont permis de déterminer que cette géo-respiration libère autant de CO2 que les volcans à l’échelle globale, et que les flux sont les plus importants dans les chaînes de montagnes et dans leurs plaines d’inondation associées. Ces résultats changent ainsi profondément notre compréhension du cycle géologique du carbone.
Parution de l’Atlas français des champignons du sol (partenariat INRAE, ADEME, OFB, fonds de Dotation Roullier, TMCE, Biotope éditions & Publications scientifiques du MNHN), INRAE et PatriNat (OFB-MNHN), accompagnée d’un Symposium – Les champignons des sols de France le 4 avril 2024 (de 13h à 17h30), à l’auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution (Muséum national d’Histoire naturelle, 36 rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris).
Le symposium est ouvert à un large public. Les différentes conférences ont pour objectif d’exposer le bilan des connaissances sur les communautés de champignons dans les sols français et, plus largement, sur la qualité des sols dans un contexte de transition agroécologique. Elles ont aussi pour objectif de présenter les outils modernes (génomique environnementale, biologie moléculaire, séquençage à très haut débit) et les travaux de recherche qui ont servi à élaborer l’Atlas français des champignons du sol.
Inscriptions : https://achampi.symposium.inrae.fr / les places sont limitées à 60 + 20 en liste complémentaire (inscription gratuite mais obligatoire).
Le programme provisoire et toutes les informations concernant cet événement sont aussi disponibles sur le site du symposium.
La proposition de loi visant à mieux protéger les sols n’a pas été adoptée par la commission du Sénat qui l’a examinée. Elle a été jugée décalée par rapport à la demande de simplification des normes, et trop prématurée vis-à-vis du futur cadre européen.
Rendez-vous le jeudi 22 février 2024, de 13h à 14h, en direct sur zoom pour le 2e webinaire à destination des porteurs de projets de Sciences et Recherches Participatives (SRP) sur les sols et de toutes personnes impliquées dans l’un d’eux de près ou de loin.
Si vous n’avez pas encore inclus de SHS dans votre projet de SRP sur les sols ou que vous ne voyez pas très bien le rapport, rejoignez-nous pour avoir l’opportunité d’échanger avec nos intervenantes, Sandrine Glatron, directrice de recherche au CNRS, géographe et urbaniste et Véronique Philippot, ethnobiologiste. A partir de leur expérience dans le cadre du projet Solenville, elles répondront à toutes nos questions sur les SHS dans le cadre de projets citoyens.
De plus en plus préoccupant, l’état de contamination des sols agricoles demeure largement méconnu. Entre pollution diffuse, risque d’effet cocktail, évaluation des risques et nécessaire évolution des réglementations, l’état de santé de nos sols agricoles soulève des questions cruciales pour notre environnement, notre alimentation et notre santé. À l’heure où la Commission européenne s’apprête à légiférer sur les sols, état des lieux avec Matthieu Bravin, agronome, biogéochimiste au Cirad et spécialiste de la contamination des sols agricoles.
Une nouvelle publication scientifique détaille les mécanismes moléculaires qui favorisent le piégeage du carbone dans les sols. Mais passer de l’échelle nanométrique à l’échelle globale reste acrobatique. C’est pourtant une solution de plus en plus recherchée face aux dérèglements du climat.