Atlas français des bactéries du sol
Université d’été POLLUSOLS – Edition 2019
(Observatoire des Sciences de l'Univers de Nantes
Atlantique), soutenu par la Région Pays de la Loire, et
associant l'Université de Nantes, le BRGM, l'IFREMER,
l'IMTA, l'IFSTTAR et le CNRS, organisera l'édition 2019 de
son université d'été « Approche
intégrée des pollutions diffuses des sols et
sédiments » du 24
au 28 juin 2019. Elle visera à former
les futurs chercheurs et professionnels à la gestion des
pollutions inorganiques diffuses des sols et sédiments dans
une démarche interdisciplinaire. Cette formation mêlera
enseignements théoriques, travaux pratiques et visites de
terrains.
Vous trouverez plus d'informations sur le site Internet de POLLUSOLS, sous la rubrique « Université d'été ».
Les inscriptions sont déjà ouvertes, n'attendez pas et
profitez du tarif préférentiel.
Vous hésitez? Consultez la rétrospective de
l’édition 2018 de l’Université d’été POLLUSOLS pour vous
faire une meilleure idée.
Vous ne connaissez pas POLLUSOLS? Remédiez-y en 3 minutes et en
images!
Webinaire Afes de Bas Van Wesemael le 8 février 2019
Le premier webinaires de l’AFES pour 2019 est prévu dès le 8 février prochain (un vendredi) dont vous trouverez le descriptif ci-dessous. Si vous êtes sûr de pouvoir y assister (toujours dans la limite de 100 participants), vous pouvez vous inscrire dès à présent en suivant le lien ci-dessous.
Le vendredi 8 février 2019 de 15h à 16h30
Bas van Wesemael, professeur, Earth and Life Institute, UClouvain, Belgique
Utilisation des méthodes spectrométriques appliquées aux sols
La spectrométrie dans les domaines du visible et infrarouge (300-2500 nm) est devenue une technique d’analyse performante. La vitesse des mesures, la capacité d’analyser plusieurs paramètres à la fois et les différents niveaux d’application au laboratoire, au champ, avec l’aéroporté et jusqu’aux satellites, sont ses plus importants atouts. Les exemples présentés se focalisent sur l’application au sein des laboratoires d’analyse agricole ainsi que le potentiel pour la cartographie à haute résolution de la matière organique.
Pour s’inscrire au webinaire : https://attendee.gotowebinar.com/register/1604904742657587714
Conférence de la FRB : Dégradation et restauration des terres – lacunes et besoins de connaissances
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1er Janvier 2019 : Échéance d’élaboration des secteurs d’information sur les sols
Liste des Webinaires AFES en ligne
Web(1). 2012 – Eric Blanchart (IRD) : La biodiversité des sols
Web(2). 2013 – Claire Chenu (AgroParisTech) : La stabilisation des matières organiques dans les sols
Web(3). 2013 – Philippe Billet (Université Lyon 3) : La protection juridique des sols
Web(4). 2013 – C. Schwartz (ENSAIA Nancy) : Sols urbains, un champ d’exploration pour pédologues
Web(6). 2013 – P. Hinsinger (INRA) : La rhizosphère : les racines de nos sols
Web(7). 2013 – C. Feller (IRD) : le sol, de la Science à l’art
Web(8). 2013 – Y. Le Bissonnais (INRA) : L’érosion des sols
Web(9). 2014 – G. Bourrié (INRA Avignon) : Nature des sols et qualité des eaux
Web(10). 2014 – L. Caner (Univ. de Poitiers) : Les argiles des sols. Où en est-t’on ?
Web(11). 2014 – Martial Bernoux (IRD) : Sols et comptabilité carbone
Web(16). 2015 – S. Abiven (Université Zurich) : Que faut-il penser des biochars ?
Web(18). 2015 – S. Barot (IRD) : Apport des modèles théoriques en écologie des sols
Web(19). 2015 – D. Baize (INRA Orléans) : Le Référentiel Pédologique
Web(20). 2015 – MA Courty (CNRS) : Les clés de la mémoire des sols.
Web(22). 2016 – JP Clément : Protection qualitative des sols en Suisse
Web(24). 2016 – R. Levesque (Europe SCAFR) : Sol et propriété foncière
Web(26). 2016 – JP LEGROS (INRA) : A l’aube de la science du sol
Web(29). 2017 – M. Corson (INRA) : Intégrer la qualité des sols dans l’évaluation environnementale
Web(35). 05/2018 – J. Roger-Estrade (AgroParistech) : Faut-il travailler ou non le sol ?
Web(37). 09/2018 – O. Grunberger (IRD) : La salinisation des sols
Web(38). 11/2018 – J. Poulenard (Univ. Savoie-Mt Blanc) : Les sols et le temps
Web(39). 12/2018 – A. Brauman (IRD) : La qualité des sols, nouvelle vision d’un vieux concept
Programme d’actions nitrates : des évolutions en 2019
Dans le cadre du programme d’actions sur les nitrates, le dispositif de surveillance de la pression en azote dans les zones vulnérables est étendu aux quantités épandues. Ces dernières pourront être limitées.
Un décret et un arrêté relatifs au programme d’actions nitrates ont été publiés fin décembre. Le premier étend le dispositif de surveillance de l’azote aux quantités épandues et prévoit des actions à mettre en œuvre en cas de dépassement d’une valeur de référence. Le second définit les délais de mise aux normes pour les élevages situés dans des zones classées pour la première fois en zone vulnérable. Ces deux textes réglementaires sont entrés en vigueur au lendemain de leur…
Lire l’article sur :
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Programme-actions-nitrates-2019-32641.php4#xtor=EPR-1
L’enquête : Les sols agricoles négligés par les lois ; Bien connaître les sols aide à mieux les protéger
Ce document est composé de deux articles sur la mise en place de protections des sols en France. Le premier traite de la nécessité d’établir de nouvelles lois pour les protéger puisque les sols agricoles disparaissent ou sont dégradés par l’urbanisation, les pollutions, l’érosion ou encore le tassement. Un projet de directive européenne de la protection des sols, discuté en 2006, a été définitivement abandonné en 2014. Selon Céline Collin Bellier, présidente de l’association française de l’étude des sols, ce texte s’avérait trop ambitieux pour être accepté par toutes les parties prenantes. Elle précise toutefois qu’il serait judicieux de mettre une directive en place (comme c’est déjà le cas pour l’eau et pour l’air), voire de créer des Agences des sols en comparaison aux Agences de l’eau. Elle précise qu’il existe des textes de protection des sols en France, mais qu’ils ne sont pas suffisants pour les protéger car ils mettent en concurrence des droits fonciers et environnementaux. Solène Démonet (chargée des pollutions industrielles chez FNE) et Dominique Arrouays (INRA d’Orléans) expliquent que les sols participent au patrimoine commun et que ce sont souvent les meilleures terres agricoles qui doivent faire face à l’urbanisation. Dans le second article, Joël Moulin, pédologue à la Chambre d’Agriculture de l’Indre, indique qu’une directive ne suffirait pas à gérer la protection des sols à l’échelle de la France car il existe de grandes disparités géomorphologiques. Il faut, pour lui, aller au-delà des textes, bien connaître les sols et prendre conscience que ce n’est pas un milieu à consommer.
Lire sur :
https://abiodoc.docressources.fr/index.php?lvl=notice_display&id=38745
Rencontres Internationales de l’Agriculture du Vivant du 20 au 24 février 2017, Paris
Les Rencontres Internationales de l’Agriculture du Vivant sont organisées par Ver de Terre Production avec la participation du mouvement Pour une Agriculture du Vivant. Elles s’articuleront autour d’un programme de conférences sur les fondamentaux agronomiques d’un sol vivant, les pratiques agroécologiques par filières, en France et à l’étranger, mais aussi les avancées en matière de filière et de transformation pour respecter jusqu’à l’assiette les valeurs des produits issus des filières agroécologiques.
Les conclusions de cette première édition des Rencontres seront présentées le 24 février 2019 dans le cadre du SIMA, salon mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage situé au Parc des expositions de Paris Nord à Villepinte.
Le programme des conférences :
https://www.riav.fr/evenement/conferences
Les 50 intervenants présents au colloque :
https://www.riav.fr/evenement/intervenants
Inscription :
https://www.riav.fr/billetterie
83 % des sols agricoles européens contiennent des résidus de pesticides
Pour ce faire, ils ont utilisé 300 échantillons collectés dans dix pays lors de l’enquête LUCAS sur l’utilisation des terres (Eurostat), ainsi que 17 provenant d’exploitations viticoles portugaises. Les sols de six cultures, fortement consommatrices de pesticides et recouvrant des surfaces importantes, ont été analysés : céréales, cultures permanentes, tubercules (ex. betterave), cultures industrielles non permanentes, légumineuses à graine et fourrages, légumes. Des échantillons ont été prélevés pour chaque culture dans différentes régions et types de sols, et les résidus de 34 insecticides, 27 fongicides et 15 herbicides ont été mesurés, les produits étudiés étant actuellement autorisés ou interdits.
La présence d’un mélange de résidus de pesticides dans le sol ressort ainsi comme la norme plutôt que l’exception, dans les sols étudiés. Les auteurs soulignent donc la nécessité d’harmoniser les politiques de protection au niveau européen. Celles-ci devraient permettre le suivi de cette contamination et établir une réglementation commune, basée sur des standards de qualité des sols. Pour eux, l’effet potentiel des mélanges de résidus devrait aussi être mieux étudié et pris en compte, lors de la délivrance des autorisations de mise sur le marché.
Arrêté du 14 décembre 2018 fixant la liste des laboratoires d’analyses de terre agréés pour l’année 2019
Texte du 14/12/2018, paru au Journal Officiel le 19/12/2018 :
Journée technique QUALITÉ DES EAUX EN SORTIE DE DRAINAGE – 24 janvier 2019
Alain DUTERTRE et Jonathan MARKS-PERREAU animeront une journée technique à la station expérimentale d’ARVALIS à La Jaillière (44) pour présenter les effets des pratiques culturales sur les transferts d’azote, de phosphore et de produits phytosanitaires en parcelles drainées et non drainées.
Cette journée est ouverte en priorités aux adhérents et partenaires ANDHAR, mais également aux personnes exterieures en fonction des places disponibles.
Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter : Laurence THIBAUD au 07.86.58.57.75
Avis de l’Académie d’Agriculture sur la gestion des sols
Bien que négligés pendant plusieurs décennies, les sols retrouvent un intérêt auprès des pouvoirs publics français, comme en attestent le rapport du Conseil Economique Social et Environnemental de 2015 « La bonne gestion des sols agricoles : un enjeu de société » et le lancement fin 2016 du réseau national d’expertise sur les sols (RNEST) à l’instigation des ministères en charge de l’agriculture, de la transition écologique et de la recherche. En témoignent également la prospective de l’ANR sur les sols agricoles (2015) et le livre blanc du CNRS sur les sols (2015). Les sols reviennent également sur l’agenda international, comme l’ont souligné le lancement par la FAO en 2012 du Partenariat Mondial sur les Sols et plus récemment de son Groupe technique intergouvernemental sur les sols (ITPS), et par les Nations Unies de l’Année Internationale sur les sols en 2015. En témoignent également le rapport « Sustainability of Europe’s soils » (2016) et l’Atlas mondial de la désertification (2018). De fait, les sols se situent à la confluence des trois conventions de RIO. Celle sur la lutte contre la désertification porte sur la dégradation des sols. L’IPBES, groupe d’experts de la convention sur la diversité biologique a remis son rapport sur la dégradation et la restauration des terres. Le sixième rapport du GIEC comprendra un volet spécialement dédié aux terres émergées.
Les sols doivent répondre à de nombreux enjeux : sécurité alimentaire ; atténuation du réchauffement climatique (initiative 4 pour mille) ; maintenir la diversité des communautés d’organismes ainsi que la très large variété des fonctions assurées; réguler les cycles hydrologiques et biogéochimiques (C, N, P, S, etc.) ; faire face à l’étalement urbain, l’artificialisation et l’imperméabilisation ; contribuer à la production d’agrocarburants, et de matériaux divers de construction et de molécules biosourcées pour l’industrie ; servir de sites de dépôts et de gestion de déchets ; contrôler la qualité des eaux ; assurer des fonctions socio-culturelles et contribuer aux activités liées à la qualité de l’habitat et des loisirs … De très nombreux conflits trouvent leur origine dans cette diversité des usages des sols, et de leurs statuts juridiques et réglementaires (code rural, code de l’environnement, code de l’urbanisme, code forestier, code minier, code de santé publique, protection de la biodiversité ou d’espèces menacées…). Ces conflits rendent nécessaire la définition et la mise en œuvre d’une gouvernance territoriale des sols. L’utilisation actuelle des sols agricoles, fondée surtout sur les droits de propriété foncière, de l’urbanisme et de l’environnement, tient de fait très peu compte des services multiples qu’ils peuvent fournir localement et globalement aux populations. Cette gouvernance ne pourra correctement s’exercer que si les différentes parties prenantes ne se bornent pas à défendre leurs intérêts propres ou leurs convictions militantes, d’autant que le public demeure très mal informé de ce que sont les sols et leurs fonctions. Toutes les parties prenantes devraient pouvoir se fonder sur des données scientifiques bien établies, mais aussi sur des analyses économiques et d’aménagement de l’ensemble du territoire (villes et campagnes), d’où l’importance de la mise en place et du financement des dispositifs de suivi de l’état des sols. Ces travaux sur l’état et l’évolution de la qualité des sols doivent s’appuyer sur des compétences solides, grâce à la formation de spécialistes des sols. Or, l’enseignement supérieur de science du sol a fortement souffert de la disparition en 2005 du DEA National de Science du Sol, de la mise en place du système Licence, Maîtrise, Doctorat (LMD) et de l’autonomie des Universités qui ont défavorisé les disciplines pluri- et inter- disciplinaires en les intégrant dans de nouveaux cursus (sciences de l’environnement, géographie, gestion des ressources naturelles, etc.) rendant ainsi le sol très peu visible dans l’offre actuelle de formation.
Pour construire des territoires durables, qu’ils soient métropolitains ou ultramarins, les décisions concernant l’usage des sols devraient être prises selon le principe de subsidiarité entre État, régions et territoires qui restent à bien définir pour correspondre à des entités agronomiques et environnementales fonctionnelles et opérationnelles, avec la participation de toutes les parties prenantes en vue d’aboutir à des propositions consensuelles. Ainsi pourraient être élaborés des communs territoriaux dans le cadre institutionnel des collectivités locales, en partageant les droits de propriété et d’usage des sols, grâce à des processus de facilitation et à des médiateurs. Plusieurs expériences menées en France démontrent que la gouvernance territoriale des sols agricoles en tant que communs territoriaux n’est plus une utopie.
À cet effet, il est nécessaire de s’appuyer (i) sur une information correcte, en vue d’établir des modèles et des outils d’aide à la décision qui permettent la construction collective des biens communs, comme ceux de l’alimentation en eau potable, (ii) sur le concept de zone critique qui associent les sols avec l’air, la végétation et les eaux souterraines et de surface, (iii) sur des instances d’arbitrages correctement formées dans le domaine des sols et de la zone critique.
Afin de mettre en pratique ces principes de gouvernance, de définir l’affectation des sols et de raisonner les pratiques, il est essentiel de disposer d’informations fiables sur les sols et leur état, fondées sur des dispositifs de suivi à long terme et associées à des recherches sur leur distribution et leur évolution. De tels dispositifs couvrent déjà le territoire national grâce au Groupement d’intérêt scientifique Sols (GIS Sols) qui gère la Base de Données d’Analyses des Terres, le Réseau de mesure de la qualité des sols, et l’Inventaire, Gestion et Conservation des Sols), mais ceux-ci, encore très fragiles financièrement, restent à consolider. Des zones ateliers et des observatoires de l’infrastructure de recherche OZCAR (observatoires de la zone critique, applications et recherches) permettent des suivis et modélisations à long terme des processus à la fois biophysiques et sociaux. Par ailleurs, les progrès récents en métagénomique des sols et les mécanismes d’interactions entre plantes et microorganismes du sol constituent l’un des éléments moteurs de l’agriculture du futur. Les domaines de recherche et les ambitions des dispositifs expérimentaux et des observatoires sont à conforter non seulement pour le progrès des connaissances mais aussi pour mieux faciliter l’accès aux données pour répondre aux demandes des utilisateurs, et diversifier les échelles d’information, de la parcelle aux petits bassins versants, paysages, terroirs ou à la région (aménagement du territoire, périmètres de protection des eaux, définition des appellations, plans d’urbanisme…). Dès lors, il importe aussi de proposer des approches innovantes de diffusion de ces informations sur les sols pour les rendre accessibles et compréhensibles, pour les acteurs directement concernés et, plus largement, pour l’ensemble des citoyens.
Il existe également un besoin urgent de développer l’enseignement sur les sols dans les parcours des écoles, des collèges et lycées.
Les chiffres clés de la biodiversité (édition 2018)
"Biodiversité : les chiffres clés - édition 2018", en ligne sur le site du SDES :
Cette publication valorise les indicateurs de l’Observatoire National de la Biodiversité (ONB). Elle présente en effet une sélection commentée de 27 indicateurs, offrant une vue synthétique de l’état et de l’évolution des écosystèmes, des habitats et des espèces françaises, ainsi que des pressions majeures que les activités humaines font peser sur la biodiversité. Cette sélection fournit par ailleurs des informations sur les enjeux de connaissance en matière de biodiversité et sur l’implication de la société pour répondre aux enjeux de préservation de notre patrimoine naturel.
Newsletter-cirad 14 décembre 2018 – COP 24
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Publication FAO sur l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture
Pour information, voici le lien vers le dernier rapport de la FAO sur « L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture: Parcours alternatifs d’ici à 2050 » :
http://www.fao.org/publications/fofa/fr/
Le rapport complet est en anglais mais il y a un résumé étendu en français. Il considère trois scénarios différents pour l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture mondiales, en faisant varier les principaux déterminants que sont la croissance et la répartition des revenus, la croissance démographique, le progrès technique et le changement climatique. On trouve aussi pour les différents pays les projections qui ont été utilisées pour construire les scénarios.
Valoriser plus de biomasses agricoles dans les filières de la bioéconomie et stocker du carbone dans les sols : est-ce compatible ?
« Performance carbone » des systèmes de cultures innovants, simulation de l’état organique des sols
Vendredi 7 décembre, 09h00
Dire le bon usage de la Terre, Une histoire du géopouvoir – Christophe Bonneuil, historien
Cycle de conférences « De la Terre, ses usages et ses récits »
Samedi 8 décembre, 17h00
HORAIRE ET LIEU A VÉRIFIER SUR CE SITE : Informations http://www.opera-mundi.org/
20/10/2018, FRAC PACA à Marseille – La propriété de la Terre- Sarah Vanuxem, juriste de l’environnement
Sarah Vanuxem apporte un éclairage renouvelé sur les principes de la propriété des choses et des personnes et les transformations que le droit émergeant de l’environnement apporte à la tradition juridique occidentale. Alors que la doctrine dominante conçoit la propriété comme « pouvoir souverain d’un individu sur les choses », Sarah Vanuxem montre qu’il est possible d’accorder des droits aux lieux. Considérant la propriété comme faculté d’habiter les choses mêmes et, en particulier, la Terre, la juriste invite à renouer avec la multitude des droits d’usage de la terre.
10/11/2018 à la médiathèque de Gardianne –> Le sol, un bien commun à protéger – Daniel Nahon, géochimiste
Les sols arables sont comptés. Seulement 22% d’entre eux sont capables de porter les cultures qui nous nourrissent. Mais par ignorance ils sont maltraités, pollués, érodés, urbanisés. Et déjà des millions d’hectares sont détruits chaque année. Que faire pour les protéger car la ressource n’est pas renouvelable à l’échelle humaine ? Quelles pratiques agricoles doit-on changer ? Comment le sol anthropisé joue-t-il sur le réchauffement climatique et comment en retour celui-ci modifie-t-il le fonctionnement de la terre arable ?
16/11/2018 à la bilbiothèque de Cabriès –> L’agroécologie pourra-t-elle nourrir le Monde ? Jacques Caplat, ingénieur agronome
Face à la crise agricole, il n’est plus pertinent d’opposer agriculture et environnement. À partir de son expérience de terrain et d’un retour historique, Jacques Caplat analyse la façon dont le « modèle » agricole actuel s’est élaboré puis fragilisé, et définit les bases d’une refondation de l’agronomie : semences paysannes, cultures associées, valorisation de la main-d’oeuvre, suppression des pesticides… Ces pratiques se révèlent non seulement très performantes à l’échelle mondiale, mais permettraient en outre de réconcilier enfin l’agriculture avec l’environnement, la société et les territoires.
08/12/2018 à la Bibliothèque de l’Alcazar à Marseille –> Dire le bon usage de la Terre, Une histoire du géopouvoir – Christophe Bonneuil, historien
Depuis un demi-millénaire, la définition des richesses, des équilibres et des limites de la Terre, de son « bon usage », durable et rationnel, est un enjeu de pouvoir. L’histoire environnementale nous rappelle que dès Christophe Colomb, les élites européennes ont forgé des discours et des savoirs sur le « bon usage » de la Terre. Ainsi, une théorie du changement climatique à grande échelle a participé à la légitimation du projet de prise de possession européenne de l’Amérique. Après avoir esquissé les enjeux d’une telle histoire, Christophe Bonneuil mettra l’accent sur l’ « âge des empires » de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle.
12/01/2019 à la FRAC PACA –> Terre de Paris.Vers un ancrage terrestre – Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret, architectes
En extrapolant les données actuelles, à l’horizon 2030, les volumes cumulés de terres inertes extraites en Ile-de-France seraient de l’ordre de 400 millions de tonnes. L’impact économique, estimé à plusieurs milliards d’euros, est aussi préoccupant que l’impact écologique. Dans le cadre de plusieurs projets de recherche appliquée, l’agence Joly&Loiret explore les possibilités pour recycler / réemployer une partie de ces « déchets » et en faire des matériaux de construction contemporains en terre crue pour le logement et plus largement la ville soutenable de demain. Cette démarche vise un rééquilibrage en faveur de la matière naturelle, face à l’artificialisation croissante de notre milieu de vie.
19/03/2019, à la médiathèque de Vitrolles –> Un nouvel ogre mondial : la mégalopole – Thierry Paquot, philosophe de l’urbain
À partir du court-métrage documentaire Faim de Terre réalisé en 2015 par Karine Music, Thierry Paquot analyse les mécanismes à l’oeuvre dans la redistribution du sol, son imperméabilisation, sa stérilisation, sa spéculation insensée. Prétexte pour réfléchir sur l’alimentation des villes et des campagnes à l’heure de l’anthropocène qui annonce, peut-être, l’urbanocène. Faim de Terre (32’) traite de l’artificialisation des terres agricoles en Provence et de ses effets sur l’homogénéisation des paysages, l’extinction programmée de certaines espèces végétales et animales et sur l’alimentation et la santé des êtres vivants, parmi lesquels les humains…
01/06/2019 à la bibliothèque de l’Alcazar de Marseille –> COSMOPOLITIQUES DE LA TERRE – PHILIPPE DESCOLA , ANTHROPOLOGUE
Dans bien des parties du monde l’usage d’un territoire est dépendant d’une foule de non-humains dotés d’une puissance d’agir autonome et avec lesquels les humains doivent composer – divinités, esprits, génies, ancêtres, montagnes, animaux, météores. Le rapport politique à la terre y diffère de celui qui nous est familier, soit parce que les non-humains sont des agents sociaux à l’intérieur d’un collectif englobant, soit parce qu’ils sont vus comme des sujets agissant dans leurs propres collectifs. Des exemples à méditer pour un traitement de la Terre moins destructeur et moins anthropocentré.
Dans le cadre du Cycle de conférences « De la Terre, ses usages et ses récits »
De la Terre, ses récits et ses usages nous invite à re-considérer cette notion de « terre » à toutes les échelles de notre environnement, selon une double approche symbolique et concrète. Dans le contexte de dégradation écologique et de sidération actuel, cette interrogation croisée sur les récits et les usages de la Terre cherche des voies pour penser et agir, en prenant soin de cette surface terrestre « sur » et « par » laquelle nous vivons.
Dire la Terre, c’est aussi dans un contexte de territorialité dire une terre que nous cultivons, qui nous nourrit, que nous dévorons, où nous cohabitons en complète interdépendance avec de nombreuses autres espèces. C’est revenir à cette seule terre, cette terre vivante et à l’examen de ce sol, artificialisé, anthropisé, afin d’en renouveler les usages.
Prenons le temps de penser ensemble aux récits et aux usages de la Terre qui nous ont menés jusqu’ici, en convoquant la diversité des disciplines et l’interconnexion des pratiques. Prenons le temps d’envisager demain, en compagnie de vingt-deux conférenciers – chercheurs, praticiens, savants, artistes… – tous penseurs et orateurs de talent.
Conférence Internationale sur l’écologie fonctionnelle 2018
Une session sur les sols
10 et 11 décembre
Session 4: Soil functions along environmental and anthropisation gradient
L’objectif de la session est de démontrer les similitudes et les particularités liées à l’utilisation des terres dans les processus biologiques, physiques et chimiques impliqués dans le fonctionnement et l’évolution des sols. Une attention particulière sera accordée aux études traitant de ces aspects le long d’un gradient d’anthropisation qui intègre toutes les principales couvertures pédologiques, des sols urbains aux sols forestiers. Les approches de modélisation visant à mieux comprendre le fonctionnement des sols sont également les bienvenues.










