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Webinaire des Ministères Agriculture/Environnement sur les zones vulnérables, 16 décembre 2021 à 14h

A l’intention des acteurs accompagnant les agriculteurs (services de l’Etat, structures de conseil, financeurs, organisations professionnelles).

La Direction de l’eau et de la biodiversité du Ministère de la Transition Ecologique et la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation vous invitent à participer à un

Webinaire – Jeudi 16 décembre 2021 – 14h – 16h

« Mise en œuvre de la révision des zones vulnérables « nitrates » : implications pour les exploitations agricoles »

Pour vous inscrire, cliquez dans le lien inséré dans le programme ci-dessous.

Agroécologie : Pourquoi la salinisation des sols est un défi majeur pour la sécurité alimentaire mondiale

  • Les sols fournissent à l’humanité 98,8 % de sa nourriture et sont au cœur de nombreux enjeux sociétaux, selon notre partenaire The Conversation.
  • Mais la salinisation-sodication des sols devient un problème agricole majeur dans le monde entier, principalement dans les régions arides et semi-arides.
  • L’analyse de ce phénomène a été menée par Sougueh Cheik, docteur en sciences du sol – sciences de l’environnement à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

Lire l’article sur :
https://www.20minutes.fr/planete/3180595-20211129-agroecologie-pourquoi-salinisation-sols-defi-majeur-securite-alimentaire-mondiale

INRAE: InfoSol, la face visible des sols | Lauriers INRAE 2021

Sur quel type de sol marchons-nous ? Quel était l’état de nos sols en l’an 2000 ? Sont-ils contaminés par le plomb ou d’autres polluants ? Quelle vie renferment-ils ? Grâce aux travaux d’InfoSol, nous avons désormais des réponses à ces questions !

L’équipe InfoSol du centre INRAE Val de Loire réunit 50 pédologues, cartographes, data scientists, modélisateurs, statisticiens, informaticiens ou gestionnaires, qui se consacrent depuis 20 ans à la connaissance et à l’information sur les sols. Leur défi est en particulier d’enrichir l’Inventaire gestion et conservation des sols qui couvre 96 % du territoire et le Réseau de mesure de la qualité des sols avec ses 2 000 points de suivi dans toute la France. Le conservatoire européen des échantillons de sol, qu’ils ont inauguré en 2014, fonctionne comme une véritable machine à remonter le temps pour les scientifiques. L’utilisation des données de l’unité éclaire les politiques sur le changement climatique, les politiques sanitaires – avec les éléments traces -, la politique agricole commune (PAC), ou encore les collectivités territoriales. Les 3,4 millions d’analyses accessibles dans les différentes bases de données de l’unité montrent, par exemple, l’augmentation des pH des sols agricoles. Infosol est unique en Europe, elle reçoit, en 2021, un laurier d’impact de la recherche.

Regarder la vidéo sur :
https://www.youtube.com/watch?v=NWHLlfNxjao

 

La semaine verte | Agroécologie et santé des sols

95% de notre nourriture provient du sol, mais avec l’intensification de l’agriculture, les terres arables de la planète se dégradent à une vitesse inquiétante. Des agriculteurs, des scientifiques et même de grandes multinationales s’intéressent désormais à la santé des sols et tentent de renverser cette tendance. En arrière-plan, il y a une conviction :  il faut nourrir le sol, plutôt que la plante.  Et cela demande un changement complet de vision et de pratiques.

Regarder la vidéo sur :
https://www.youtube.com/watch?v=RxfecNqdLBg

 

 

Marc-André Selosse : « Le sol, c’est un patrimoine, notre devoir est de le transmettre »

Spécialiste des liens entre les champignons et les racines des plantes, Marc-André Selosse livre dans son dernier ouvrage, « L’Origine du monde », un plaidoyer pour mieux respecter les sols.

Lire l’article sur :
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/11/30/marc-andre-selosse-le-sol-c-est-un-patrimoine-notre-devoir-est-de-le-transmettre_6104197_1650684.html

L’ARS publie une étude sur l’état des sols dans l’estuaire de l’Adour

L’agence régionale de santé a publié, notamment à l’intention des médecins, la synthèse d’une étude menée de 2012 à 2019, sur l’état des sols, à proximité du port de Bayonne

Les interrogations se font de plus en plus pressantes autour de l’impact, en termes de pollutions, de l’activité des entreprises installée dans le port de Bayonne. Dans ce contexte, l’agence régionale de santé a publié le vendredi 5 novembre 2021 un document intitulé « Estuaire de l’Adour : questions-réponses sur l’état des sols. »

Lire l’article sur :
https://www.sudouest.fr/pyrenees-atlantiques/anglet/environnement-l-ars-publie-une-etude-sur-l-etat-des-sols-dans-l-estuaire-de-l-adour-7096596.php

D’où vient vraiment le cadmium dans les sols français ?

Épinglé en juillet dernier par le dernier rapport de Santé publique France, le cadmium est un élément trace métallique (ETM) potentiellement dangereux pour le métabolisme humain, en fonction des doses et des sources d’exposition. L’agriculture est parfois pointée du doigt, notamment en raison de résidus de cadmium dans les engrais phosphatés. Qu’en est-il exactement ? Voici ce qu’en dit la science.

Lire l’article sur :
https://trustmyscience.com/d-ou-vient-vraiment-cadmium-sols-francais/

 

Aménagement paysager : « Le fascicule 35 est un véritable référentiel pour toute la filière »

La nouvelle version du fascicule 35 vient de paraître. Ce document spécifique aux aménagements paysagers édicte au sein du cahier des clauses techniques générales (CCGT), un socle de pratiques commun à tous les métiers du paysage. Explications de l’Unep.

L’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) ainsi que les autres acteurs de la filière du paysage se concertent depuis deux ans pour produire une nouvelle mouture du fascicule 35. Un document important dans le cadre des prestations paysagères commandées par les grands aménageurs publics ou privés.
Chapeautée par les ministères de la Transition écologique et de l’Économie, cette réécriture propose un nouveau cadre technique et réglementaire en cohérence avec les ambitions actuelles en matière d’environnement. Pesticides, analyses du sol, maintien des sols en place, entretien à long terme, tous ces points sont abordés et enfin encadrés pour répondre aux enjeux du secteur.
Parmi les autres prérogatives environnementales portées par le guide, se trouvent, entre autres, des prescriptions concernant la gestion de la ressource en eau, la lutte contre l’artificialisation des sols et l’adaptation des territoires au réchauffement climatique. Le fascicule se veut un document pratique, qui accompagne l’ensemble des acteurs au quotidien et pourra faire autorité en cas de litige.

Lire l’article sur :
https://www.actu-environnement.com/ae/news/amenagement-paysager-fascicule-35-referentiel-filiere-38593.php4#xtor=ES-6

La salinisation des sols, un défi majeur pour la sécurité alimentaire mondiale

Les récentes projections démographiques de l’Organisation des Nations unies (ONU) prévoient que la population mondiale actuelle de 7,3 milliards d’habitants devrait atteindre 8,5 milliards en 2030 et 9,7 milliards en 2050. Par conséquent, pour fournir suffisamment de calories et de nutriments à une population plus nombreuse et de plus en plus urbaine, il faudra augmenter la production alimentaire mondiale de quelque 70 % entre 2005 et 2050, dont une grande partie devrait provenir de l’intensification de la culture de terres, de la conversion de forêts, de prairies et d’autres écosystèmes en terres arables, ce qui aura une incidence sur la biodiversité et les multiples services écosystémiques.

Les sols constituent l’un des écosystèmes les plus complexes et les plus variés au monde. En plus de fournir à l’humanité 98,8 % de sa nourriture, ils sont au cœur de nombreux enjeux sociétaux tels que l’accès à l’eau potable, le stockage du carbone, la régulation du climat, l’atténuation du changement climatique et la préservation de la biodiversité.

Cependant, l’intensification de la production agricole, les diverses pressions anthropiques et les changements climatiques modifient la capacité des sols à fournir ses nombreux services écosystémiques.

Lire la suite de l’article sur :
https://theconversation.com/la-salinisation-des-sols-un-defi-majeur-pour-la-securite-alimentaire-mondiale-170347

Projet Bag’ages : « Il fallait objectiver les effets de plusieurs pratiques agroécologiques »

Adour-Garonne sera le bassin le plus exposé au changement climatique. Parmi les pistes de résilience : sa transition agroécologique. Le projet Bag’ages s’est penché sur les bénéfices attendus. Détails avec Lionel Alletto, directeur de recherche Inrae.

Lire l’article sur :
https://www.actu-environnement.com/ae/news/projet-bagages-objectiver-effets-pratiques-agroecologie-38577.php4#xtor=ES-6

L’Europe se dote d’une stratégie sur les sols

La Commission européenne a présenté une stratégie en faveur des sols, avec une législation spéciale d’ici à 2023 à la clé. Objectif ? Que les sols européens soient restaurés, résilients et protégés d’ici à 2050. Sachant que 70 % d’entre eux sont dégradés.

La question des sols a longtemps été l’angle mort des politiques environnementales de l’Union européenne. « En Europe, il existe une directive-cadre sur l’eau, une sur l’air mais pour la terre ? Rien. Nos sols ne possèdent aucune protection juridique européenne. Pourtant, les enjeux autour de ce bien commun sont immenses », alertait France Nature Environnement (FNE) en 2017. L’ONG tentait alors, avec 400 organisations de la société civile dans toute l’Europe, de mobiliser le public…

Lire cet article sur :
https://www.actu-environnement.com/ae/news/europe-strategie-sols-38567.php4#xtor=ES-6

Publication de la stratégie de l’UE pour la protection des sols

La stratégie de l’UE pour la protection des sols vient d’être publiée.

Vous pouvez la télécharger (en anglais), ainsi qu’un document associé explicitant le contexte de sa rédaction (contexte politique, législatif, problèmes à adresser, résultats de la consultation publique, etc.) sur :
https://ec.europa.eu/environment/publications/eu-soil-strategy-2030_en

La stratégie annonce notamment que la Commission présentera une proposition législative spécifique sur la santé des sols d’ici 2023.

Marcel Bouché : «Les vers de terre sont la première masse animale qui cohabite avec l’humain»

Pour Aristote, ils sont les «intestins de la Terre». Ils sont, en fait, tellement plus que cela : omniprésents, ils tiennent une place essentielle dans notre écosystème, et ne sont pas utiles qu’en appâts pour la pêche. Rencontre avec l’ancien directeur de recherche à l’Inra, jardinier de formation, qui les étudie depuis près de cinquante ans.

Lire l’article sur :
https://www.liberation.fr/idees-et-debats/marcel-bouche-les-vers-de-terre-sont-la-premiere-masse-animale-qui-cohabite-avec-lhumain-20211110_XBMYPBE6HBBX7FGO2ZFE554T3Q/

Cornelia Rumpel : « Les bonnes pratiques agricoles sont une des clés de la séquestration du carbone dans les sols »

Dans le cadre de la COP26 qui se tient à Glasgow jusqu’au 12 novembre, Futura vous propose une série d’entretiens avec des experts du climat pour décrypter le réchauffement climatique en cours, ses causes et ses conséquences, les risques auxquels nous devrons faire face si nous ne parvenons pas à maîtriser la hausse des températures et à ne pas dépasser les 1,5 °C, les solutions qui existent et celles à mettre en place. L’urgence climatique n’est pas un vain mot ! Aujourd’hui, nous donnons la parole à Cornelia Rumpel, chercheuse du CNRS à l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris.

Lire l’article sur :
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-cornelia-rumpel-bonnes-pratiques-agricoles-sont-cles-sequestration-carbone-sols-94767/#xtor%3DRSS-8

« Face au dérèglement climatique, les pratiques agricoles ont un rôle majeur pour préserver la ressource en eau »

Dans le cadre de la COP26 qui se tient à Glasgow jusqu’au 12 novembre, Futura vous propose une série d’entretiens avec des experts du climat pour décrypter le réchauffement climatique en cours, ses causes et ses conséquences, les risques auxquels nous devrons faire face si nous ne parvenons pas à maîtriser la hausse des températures et à ne pas dépasser les 1,5 °C, les solutions qui existent et celles à mettre en place. L’urgence climatique n’est pas un vain mot ! Aujourd’hui, nous donnons la parole à Florence Habets, chercheuse du CNRS au Laboratoire de géologie de l’École normale supérieure.

Lire l’article sur :
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-florence-habets-face-dereglement-climatique-pratiques-agricoles-ont-role-majeur-preserver-ressource-eau-94686/

L’OFB et le Cerema coopèrent contre l’érosion des sols

L’Office français de la biodiversité (OFB) et le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) signent une convention-cadre afin de renforcer leur coopération pour la protection de la biodiversité.

Lire l’article sur :
https://www.environnement-magazine.fr/biodiversite/article/2021/09/13/136056/ofb-cerema-cooperent-contre-erosion-des-sols

JMS2021 – Ouverture des inscriptions

Ouverture des inscriptions pour les évènements de la Journée Mondiale des Sols 2021 :


Le 2 décembre : Trois webinaires à destination des acteurs scientifiques et techniques qui travaillent sur les sols au quotidien  pour aborder les enjeux de la connaissance et de la préservation des sols et des phénomènes de dégradation auxquels ils sont soumis.

Le 3 décembre : une conférence spéciale à destination des acteurs scientifiques et techniques sur la salinisation des sols, thème choisi par la FAO pour cette JMS2021.

Le 4 décembre : une rencontre grand public avec une sortie terrain, une conférence et l’inauguration de l’exposition Sols fertiles vies secrètes au Palais de l’Univers et des Sciences  (PLUS).

Le 7 décembre : une Séance plénière à Dunkerque à destination des décideurs locaux (élus, professionnels agricoles, gestionnaires d’espaces naturels, industriels, …) avec la synthèse des webinaires, l’intervention de la FAO et une table ronde politique pour faire ressortir un message clair sur les freins et leviers globaux pour aller vers une meilleure préservation de nos sols.

Le 7 décembre après-midi : Une conférence spéciale jeunes afin de faire partager aux étudiants les grands enjeux de la connaissance et de la préservation des sols.

Pour en savoir plus : https://www.afes.fr/actions/journee-mondiale-des-sols/journee-mondiale-des-sols-2021/

Mensuel de l’Académie d’agriculture de France n° 68 (novembre 2021)

Voir la version complète en ligne

 

 

Le Mensuel

 

N°68 / Novembre 2021

 

À LA UNE

 

Anna                                                            Samoyloya -                                                            Unsplash

Le Varenne agricole de l’eau : une opportunité pour une agriculture durable 

Le Gouvernement a lancé en mai 2021 le « Varenne de l’eau et du changement climatique ». C’est une réelle opportunité car jusqu’à présent, les réflexions nationales ont surtout porté sur la contribution de l’agriculture à l’atténuation du changement climatique, en réduisant notamment les émissions. Dans le cas du « Varenne », il s’agit de trouver des solutions pour assurer la fonction nourricière de l’agriculture française et de la rendre plus résiliente face au dérèglement climatique. Les propositions d’adaptation doivent mobiliser des compétences pluridisciplinaires pour assurer la performance économique, environnementale et sociétale de l’agriculture.

En effet, l’agriculture est en pleine mutation. Après la Seconde Guerre mondiale, la production était déficitaire et des outils ont été mis en place pour assurer la souveraineté alimentaire de la France. Cette voie a engendré des dérives environnementales. Aujourd’hui, l’agriculture doit aller au-delà de sa fonction nourricière : nourrir en démontrant qu’elle contribue de manière significative aux objectifs de durabilité.

Anticiper le dérèglement climatique

Au niveau mondial, les agriculteurs sont « condamnés » à produire plus pour nourrir un monde de plus en plus peuplé. Et cette nécessité s’inscrit dans un contexte où le rendement de nombreuses espèces cultivées stagne à cause des effets du dérèglement climatique.

En outre, le dérèglement climatique constitue un frein à la mise en œuvre de l’agroécologie. En effet, les pratiques agroécologiques reposent sur la diversification des espèces. Comme pour les espèces qui nous nourrissent, la mise en œuvre de ces pratiques est également fortement soumise aux effets du climat, de plus en plus défavorables, et imprévisibles (sécheresse, excès d’eau, températures excessives, ou au contraire gélives et tardives, rayonnement trop faible…)

Tout va très vite, et il nous faut anticiper : comment la cartographie des espèces va-t-elle évoluer pour identifier par là même les adaptations dans les territoires ?

Accroître la disponibilité en eau

Accroître la disponibilité en eau constitue le levier le plus efficace car elle garantit la stabilité de la production et permet la diversification des espèces. Une solution serait de stocker une partie de l’eau qui tombe en excès pour irriguer sachant que l’eau d’irrigation retourne à l’atmosphère : imaginer en quelque sorte des fermes « eautonomes ». En outre, il est possible de recycler les eaux usées, recyclage qui concerne environ 0,6  % des usages de l’eau en France, contre 8  % en Italie, 14  % en Espagne et 80  % en Israël.

L’agroforesterie qui consiste à faire cohabiter des arbres avec des cultures est une voie à explorer : les racines des arbres descendent en profondeur et jouent le rôle « d’ascenseur hydraulique ». Et aussi, comme l’implantation de couverts permanents qui couvrent le sol, l’agroforesterie exerce un rôle de régulation des inondations.

Poursuivre les recherches en génétique

Sans le progrès génétique, le rendement de l’ensemble des espèces diminuerait. Il est donc primordial de continuer les recherches en génétique d’autant que les variétés récentes sont les plus efficientes vis-à-vis de l’utilisation des ressources.

Avec ces orientations, il devient possible de concilier production et agroécologie.

Philippe Gate, membre de l’Académie d’agriculture de France

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The Agricultural Water Varenne: an opportunity for sustainable agriculture

In May 2021, the Government launched the « Water and Climate Change Varenne ». This is a real opportunity because until now, national thinking has focused on agriculture’s contribution to mitigating climate change, particularly by reducing emissions. In the case of the « Varenne », it is a question of finding solutions to ensure the food function of French agriculture and to make it more resilient to climate change. The adaptation proposals must mobilise multidisciplinary skills to ensure the economic, environmental and societal performance of agriculture.

Indeed, agriculture is undergoing major changes. After the Second World War, production was in deficit and tools were put in place to ensure France’s food sovereignty. This path led to environmental drifts. Today, agriculture must go beyond its function as a source of food: to feed by demonstrating that it contributes significantly to the objectives of sustainability.

Anticipating climate change

At the global level, farmers are « condemned » to produce more to feed an increasingly populated world. And this is happening in a context where yields of many crops are stagnating due to the effects of climate change.

Moreover, climate change is a barrier to the implementation of agroecology. Agroecological practices are based on the diversification of species. As with the species that feed us, the implementation of these practices is also strongly subject to the effects of the climate, which are increasingly unfavourable and unpredictable (drought, excess water, excessive temperatures, or on the contrary frosty and late, too little radiation…)

Everything is moving very fast, and we need to anticipate how the mapping of species will evolve in order to identify adaptations in the territories.

Increasing water availability

Increasing the availability of water is the most effective lever because it guarantees the stability of production and allows the diversification of species. One solution would be to store part of the water that falls in excess for irrigation, knowing that the irrigation water returns to the atmosphere: imagine « eautonomous » farms. In addition, it is possible to recycle wastewater, which concerns about 0.6% of uses in France, compared with 8% in Italy, 14% in Spain and 80% in Israel.

Agroforestry, which consists of having trees cohabit with crops, is an avenue to be explored: the roots of the trees go down deep into the soil and act as a « hydraulic lift ». And also, like the establishment of permanent cover that covers the soil, agroforestry plays a role in regulating flooding.

Continued research into genetics

Without genetic progress, the yield of all species would decrease. It is therefore essential to continue genetic research, especially as recent varieties are the most efficient in terms of resource use.

With these orientations, it becomes possible to reconcile production and agro-ecology.

Philippe Gate, member of the French Academy of Agriculture