http://www.leclub-biotope.com/en/biodiversity/1076-atlas-français-des-bactéries-du-sol-9782366622195.html
Atlas français des bactéries du sol
http://www.leclub-biotope.com/en/biodiversity/1076-atlas-français-des-bactéries-du-sol-9782366622195.html
D’une durée de 50′, elle peut être réécoutée en podcast à partir du lien suivant :
https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-15-novembre-2018
Une grande partie de cette biodiversité demeure pourtant méconnue. On estime par exemple que les 7 000 espèces de vers de terre identifiées ne correspondent qu’à 23 % de celles qui existent effectivement.
De nombreux invertébrés vivant dans les sols et à leur surface sont en effet de petite taille. En soulevant cailloux, bouts de bois mort ou feuilles, on découvre un monde merveilleux, composé d’araignées, de vers de terre, de cloportes, de mille-pattes, de carabes…
Cette faune du sol, dite « pédofaune », participe à la décomposition de la matière organique – en l’ingérant en tant que source de nourriture et en la transformant en nutriments directement utilisables par les plantes pour croître –, à la structuration du sol (régulation des flux d’eau et de gaz) et à la régulation des populations (biocontrôle, prédation, activation des micro-organismes comme les bactéries activées par passage dans l’intestin d’un ver de terre).
L’artificialisation des milieux, liée à l’urbanisation des sols, induit des défis environnementaux auxquels les aires urbaines tentent de répondre. Les villes accordent, par exemple, une importance croissante à la création d’espaces verts : parcs publics, jardins privatifs et partagés, arbres d’alignement ou toitures végétalisées. Des espaces de vie qui constituent, pour bon nombre d’organismes, des habitats idéaux.
Compte tenu de la variété d’usages des terrains en milieu urbain, les sols subissent des modifications plus ou moins profondes : imperméabilisation, tassement après le passage de machines, pollution… Les conséquences de ces multiples pressions sur la survie des organismes qui y vivent demeurent peu connues.
Contre toute attente, nous sommes en ville dans une constante interaction avec la biodiversité. Parfois, cette rencontre se réduit à l’élimination par le citoyen du petit invertébré, jugé à tort gênant, voire répugnant.À l’inverse, certains citoyens prennent conscience de l’importance de ces organismes. Jardiniers, maraîchers urbains, ou personnes engagées pour la défense de l’environnement, ils développent des méthodes participant à protéger la pédofaune, tout en tirant profit des services qu’elle peut leur rendre – comme la régulation du cycle des nutriments et de la fertilité du sol par apport d’engrais naturels aux plantes, la régulation de ravageurs par prédation, l’aération du sol…
Du fait de cette diversité, la ville est un lieu passionnant à étudier, qui questionne les écologues : combien d’invertébrés ont-ils su s’adapter à la vie urbaine ? Quels impacts a l’activité humaine sur cette biodiversité urbaine ?
C’est dans ce contexte que l’outil numérique et participatif Jardibiodiv a été créé à l’été 2017 grâce aux recherches conduites sur l’écologie et la biologie des invertébrés des sols au sein du Laboratoire sols et environnement.
Les sciences participatives, qui établissent des collaborations durables entre la communauté scientifique et la société civile, offrent une approche particulièrement pertinente en milieu urbain.
Outil ludique, Jardibiodiv permet à tout citadin de découvrir les organismes présents dans les sols urbains et leurs rôles. En introduisant un verre en plastique – « pot piège » – dans le sol de son jardin et en y ajoutant du vinaigre blanc, on peut capturer au bout de sept jours les organismes présents dans le sol (actifs principalement au printemps et en automne).
L’utilisateur de Jardibiodiv compte et associe un nom à chaque organisme récolté, grâce à une aide en ligne simple, sous forme d’images et de clés de détermination. Il les partage ensuite via le site Internet, ce qui aide les chercheurs dans leurs travaux.
La construction d’une base de données
Les connaissances produites dans le cadre de ces recherches citoyennes permettent notamment de créer des bases de données, encore trop rares aujourd’hui : il s’agit par exemple d’établir des seuils d’abondances (pour répondre à la question « Ai-je beaucoup ou peu d’invertébrés dans mon sol, par rapport à la moyenne, pour lui permettre un fonctionnement durable ? »), des données sur la diversité ou encore des atlas de biodiversité communale.
La constitution de tels référentiels pourra permettre, par exemple, d’intégrer la trame « brune » (réseau formé de continuités écologiques entre les sols) dans les stratégies du développement urbain, en prenant en compte des corridors pédologiques – ces liaisons entre des habitats importants pour les organismes du sol.
Depuis son lancement, une centaine de pots pièges ont été installés, donnant lieu au recensement de plus de 6 000 individus répartis dans 28 groupes d’invertébrés par les habitants grâce à Jardibiodiv. Les participants, de tous horizons, sont des jardiniers amateurs, des citoyens engagés, des élèves, des parents cherchant des activités nature à partager avec leurs enfants, des maraîchers bio, ou encore des étudiants en agronomie.
Cloportes et fourmis
Les premiers résultats mettent en avant la dominance des cloportes et des fourmis dans les jardins urbains ; un gradient d’urbanisation semble se confirmer : la biodiversité serait plus importante dans les milieux plus verts en périphérie des villes que dans les centres urbains, plus minéraux.
Plus les citoyens participeront, plus les résultats de ces études seront rigoureux. Ils permettront ainsi à terme de définir des pratiques offrant une meilleure gestion et protection de la biodiversité des sols.
Lire l’article sur :
http://theconversation.com/il-y-a-de-la-vie-dans-nos-sols-urbains-104649
A l’occasion de la parution de « l’Atlas français des bactéries du sol » (éditions Biotope et Muséum) l’UMR Agroécologie de l’INRA Dijon organise un symposium sur la microbiologie des sols français le 18 janvier après midi à l’auditorium de la Grande galerie de l’évolution (MNHN Paris). Ce symposium est ouvert à un large public et à pour objectif de faire le bilan des connaissances en microbiologie des sols dans un contexte naturaliste mais aussi de transition agroécologique. Ce symposium a aussi pour objectif de présenter les outils modernes (génomique environnementale) et les travaux de recherche qui ont servi à élaborer l’Atlas français des bactéries du sol.
Si vous voulez en savoir plus sur le programme, les intervenants et si vous voulez vous inscrire vous pouvez le faire sur le site suivant :
https://symposium.inrae.fr/atlasfrancaisbacteriesol
L’inscription est gratuite mais obligatoire. Merci de ne vous inscrire que si vous avez la certitude de venir car le nombre de places est limité (max 100 personnes).
Si vous voulez précommander l’Atlas français des bactéries du sol avant sa parution (15 décembre 2018) vous pouvez le faire via la boutique en ligne des éditons biotope à partir de la semaine prochaine : http://www.biotope-editions.com

Les chercheurs signataires de l’appel étaient réunis à Sète (Hérault), les 7 et 8 novembre, dans le cadre d’un colloque relatif la sécurité alimentaire, au stockage du carbone dans les sols et à la lutte contre les changements climatiques. Ils appartiennent à des organismes de recherche français, tels que Cirad, du CNRS, de l’Iddri, de l’Inra, de l’IRD, de l’Irstea, et internationaux (Brésil, Espagne, Madagascar, Maroc et Sénégal).
« L’initiative internationale « 4 pour 1.000 : les sols pour la sécurité alimentaire et le climat » a été lancée par le gouvernement français le 1er décembre 2015 lors de la COP 21 à Paris », rappellent les chercheurs. Trois ans après, explique Jean-Luc Chotte, « Il est temps que la recherche dispose de moyens financiers à la hauteur des enjeux et de l’urgence climatique. Il est temps pour les laboratoires de recherche français, de produire des nouvelles évidences scientifiques complémentaires à celles qui fondent le « 4 pour 1000 » (…). Il est temps que ces évidences nourrissent le débat et contribuent aux Objectifs de développement durable (ODD) ».
« Le cépage est un instrument au service du terroir » annonce Michel Bettane, co-fondateur du célèbre guide des vins « Bettane & Desseauve ». Chaque terroir est unique, et influencé en grande partie par la nature de ses sols.
L’homme, conscient de cette singularité et respectueux de ce que la nature lui a offert, a toujours tâcher d’accorder à son terroir les cépages les plus adéquats. A l’inverse, la vigne, comme toute végétation, n’évolue pas de la même manière sur des types de sols différents.
[…]
Graves et Cabernet Sauvignon
Si le cabernet sauvignon est aujourd’hui planté dans le monde entier (Californie, Italie…), ce n’est pas un hasard si son expression la plus célèbre provient des vins du Médoc (Pauillac, Margaux…) et de l’appellation des Graves, plus au sud de Bordeaux. A l’origine de vins à la structure tannique affirmée, le cabernet sauvignon est un cépage tardif : il n’est pas connu pour être sensible aux maladies de la vigne et a un cycle de maturation assez lent (il est généralement vendangé en dernier à Bordeaux). Il a besoin de sols chauds et filtrants pour mûrir suffisamment et être récolté à temps. C’est la raison pour laquelle il affectionne les sols dits de graves de la rive gauche de Bordeaux (galets, graviers, sables), qui mutualisent cette capacité à filtrer l’eau et à garder la chaleur.
Argile et merlot
Le merlot est un cépage plus précoce que le cabernet sauvignon, son célèbre compère du vignoble bordelais. Il mûrit plus vite et peut donner des rendements beaucoup plus abondants. Il est donc possible de le planter sur des sols plus froids et plus humides. C’est ainsi que la rive droite bordelaise est en majorité plantée de merlot comme à Pomerol ou Saint-Emilion où les sols argileux, plus frais et plus riches, retiennent l’eau et optimisent la maturation relativement rapide des raisins.
Granites, schistes et syrah
La syrah, cépage emblématique de la Vallée du Rhône, est également très plantée dans le Languedoc. Ce cépage affectionne deux types de terroirs aux caractéristiques communes : les sols granitiques comme à Hermitage ou Saint-Joseph, et les sols de schistes comme à Faugères dans le Languedoc. Ces sols emmagasinent la chaleur et évacuent l’eau en excès ce qui limite le rendement de la syrah en la mettant en situation de stress hydrique : la vigne est en manque d’eau, ce qui concentre les raisins en sucre. En la privant de ressource hydrique, ces sols permettent à la syrah de produire des vins concentrés et très aromatiques.
Calcaire et chardonnay
Les sols calcaires de la Bourgogne et parfois crayeux de la Champagne marquent le terrain de prédilection du chardonnay. Ce cépage, à l’origine des plus grands vins de la région aime les caractéristiques de ce terroir qui lui permettent de garder son acidité. C’est dans ces sols calcaires que le chardonnay trouve des conditions de maturation lente, favorisant sa finesse aromatique. Sa fraîcheur décroit quand on passe de Chablis au nord, à Mâcon, plus au sud où il fait naître des vins plus ronds.
Lire l’article sur :
http://avis-vin.lefigaro.fr/wine-box-par-my-vitibox/o138022-couples-sols-cepages-les-grandes-histoires-damour
François Stuck de l’association IDÉtorial, concepteur des Actualités locales au cinéma, s’est lancé dans la réalisation et la production d’un documentaire sur l’agriculture de conservation des sols baptisé «Bienvenue les vers de terre». Nous l’avons interrogé sur le sujet.
De quoi traitera le documentaire ?
«Bienvenue les vers de terre» fera découvrir cette agriculture, mise en œuvre par des paysans qui apporte une véritable solution pour nourrir la planète tout en respectant la nature et les hommes qui la font. L’enjeu est de cultiver sur un sol vivant, fertile et qui ne s’épuise pas.
Le sujet vous a passionné ?
Réaliser un film sur ce sujet c’est participer à cette transition vers un monde durable. Partout dans le monde l’épuisement des terres cultivées et l’érosion des couches fertiles commencent à faire sentir leurs effets destructeurs. C’est donc maintenant qu’il faut agir et pour agir il est nécessaire d’être informé. C’est là que je trouve mon métier passionnant, permettre à des personnes d’exprimer leurs passions et leurs engagements pour les transmettre au grand public.
Et le ver de terre dans tout ça ?
Un sol vivant abrite des millions d’animaux, des champignons et les fameux réseaux mycorhiziens. Il résiste à l’érosion et s’adapte aux conditions climatiques extrêmes. Le ver de terre est le témoin que le sol redevient vivant. Il remue la terre et lui apporte des éléments de sa fertilité. Il remplace avantageusement le travail mécanique.
Qui sont les porteurs du projet ?
L’association «Clé de sol» conçue dans l’objectif de créer un lieu d’échange et d’information sur toutes les techniques favorisant la restauration et la régénération des sols. Cette association représente également un relais départemental des structures nationales et européennes qui œuvrent sur ce thème (www.cle2sol.fr). Et l’association IDÉtorial qui produira le film (www.idetorial.fr). Le film est également financé par des associations de producteurs et des partenaires privés. Le film sera diffusé en salle de cinéma et sur internet. Nous organiserons également des projections débats.
Pour soutenir la production du documentaire : miimosa.com/fr/projets/bienvenue-les-vers-de-terre.
Lire l’article sur :
https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/19/2891005-francois-stuck-sol-vivant-faut-vers-terre.html
Aujourd’hui, seuls huit gouvernements incluent des programmes en faveur des sols dans leurs engagements au titre de l’Accord de Paris. En décembre 2015, la France avait lancé l’initiative mondiale « 4 pour 1000 » pour favoriser la séquestration du carbone dans les sols tout en augmentant les rendements. Une nouvelle plateforme numérique a été mise en place afin de renforcer la collaboration internationale entre scientifiques, agriculteurs et financiers. « Pour être efficace et conduire à une réelle transition vers des agricultures plus durables, partout dans le monde, ce sont tous les acteurs qui doivent être mobilisés aux côtés des agriculteurs. L’initiative 4 pour 1000 (…) permettra aux agriculteurs de vivre de leur travail et de contribuer à la sécurité alimentaire », a déclaré le ministre Stéphane Travert.
La Californie a investi plus de 700 millions de dollars à ce jour dans des solutions climatiques pour l’agriculture, qui comprennent des stratégies à la ferme pour la séquestration du carbone dans le sol.
Le changement climatique n’est pas le seul coupable : l’artificialisation des terres joue un rôle essentiel. L’étalement urbain et le grignotage progressif des sols par des infrastructures routières ou des parkings augmentent les surfaces imperméabilisées. Cette artificialisation représenterait entre 160 et 840 km2 par an selon les chiffres compilés par l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux (IFSTTAR) dans une expertise collective conduite en 2017 (1).
Cette artificialisation modifie les processus d’écoulement des eaux, en augmentant le ruissellement de surface au détriment de l’infiltration dans les sols ou l’évaporation, ce qui augmente le risque d’inondation lorsque l’ensemble d’un bassin versant est touché. Elle contribue en outre à l’érosion de la biodiversité par la destruction d’habitats naturels et de continuités écologiques permettant à la faune sauvage de circuler. C’est pourquoi le plan biodiversité présenté par Nicolas Hulot le 4 juillet dernier prévoit d’atteindre l’objectif de « zéro artificialisation nette » dans un horizon temporel qui reste à préciser.
Quelle place pour l’industrie dans ce processus ? Aujourd’hui, 20% des surfaces artificialisées correspondent à des activités industrielles et commerciales et 28% à des infrastructures de transport. Les effets d’agglomération et d’expulsion des activités industrielles en périphérie des villes expliquent notamment cette forte contribution. La multiplication de plateformes logistiques et la systématisation des parkings bitumés dans les zones commerciales constituent également des facteurs aggravants.
Au-delà des obligations réglementaires prévues pour éviter et compenser les dommages environnementaux causés par l’implantation d’industries, ces dernières peuvent contribuer à l’atteinte de l’objectif zéro artificialisation. Des solutions techniques existent en effet pour végétaliser les toits ou limiter l’imperméabilisation des sols à l’aide de revêtements de parkings perméables. Mais l’élément-clef réside dans l’élaboration de stratégies collectives d’implantations industrielles intégrant les enjeux de limitation de l’artificialisation et de préservation des infrastructures écologiques.
Bien évidemment, tout cela a un coût. Mais également un bénéfice à long terme, pour les industries elles-mêmes et la société. Et prendre le risque de l’inaction semble bien dangereux…
Dans cette tribune, les deux auteurs invitent à se réconcilier avec le vivant et développer une approche globale de l’alimentation, qui intègre tous les enjeux comme toutes les parties prenantes.
Arnaud Daguin participera vendredi 9 novembre, au Forum Libération «A table citoyens !», une soirée de débats sur l’alimentation en région Occitanie. Inscrivez-vous ici.
Nous voulons, semble-t-il, tous la même chose: durer sur cette planète. Et il semble de plus en plus évident que le choix de notre modèle alimentaire et agricole conditionnera notre capacité à fonder une société régénératrice, donc durable. Le principal levier ? Nous réconcilier avec le vivant.
L’agroécologie, cette nouvelle alliance avec le vivant
Tout part du sol. Nos sols agricoles sont les garants de notre survie en tant qu’espèce. C’est de leur capacité à stocker et filtrer l’eau, capter le CO2 et réguler le climat, produire de la biodiversité que dépend notre résilience à tous. Cette biodiversité du sol est le moteur de la fertilité, et le carbone est son carburant premier. Elle permet une production massive et permanente de biomasse, nécessaire pour nourrir à la fois le sol, les bêtes, les hommes. Abondante et dense en nutriments, cette biomasse offre des bénéfices nutritionnels considérables et de surcroît permet de produire de l’énergie, des biomatériaux, des bioactifs…Se réconcilier avec le vivant, c’est comprendre en toute humilité son fonctionnement et engager cette spirale symbiotique et vertueuse qui fait émerger une agriculture productive et résiliente et donc prospère et optimiste. Merci à tous les pionniers, visionnaires, avant-gardistes qui, le dos criblé de flèches, ont ouvert la voie de l’agroécologie. Grace à eux, un formidable espoir est permis.
Favoriser une démarche globale, synchronisée et inclusive
Comment créer les conditions pour que l’agroécologie puisse changer d’échelle et devenir un nouveau standard ? Comme toute transformation, elle ne se décrète pas, elle se permet. L’heure est venue d’approcher notre alimentation de façon globale, et d’adresser tous les enjeux et toutes les filières de façon cohérente. Devant un rayon de supermarché, pourquoi devrions-nous choisir entre le bien-être animal, la rémunération du producteur, le respect de l’environnement ou notre santé ? Cette réconciliation avec le vivant basée sur les pratiques agroécologiques pourrait être ce fil conducteur qui permette la convergence sur un socle d’azimuts commun des multiples démarches qualité. Cette convergence est indispensable pour dénouer la défiance du consommateur. L’heure est venue de synchroniser différentes dynamiques de l’amont à l’aval. L’agronomie : consolidons les référentiels et développons les instruments qui permettront de mesurer les valeurs nutritionnelles, environnementales et économiques des produits issus de ces pratiques. Les filières : fédérons l’ensemble des acteurs de l’amont à l’aval afin de structurer des filières dédiées et faciliter l’accès au financement des agriculteurs en transition. La communication : acculturons le plus grand nombre aux enjeux des sols vivants et facilitons l’émergence d’un label agroécologique auprès du consommateur.
L’heure est venue de fédérer toutes les forces dans la bataille. Osons dépasser le débat de la répartition de valeur et engager une véritable dynamique de création de valeur, seule voie réaliste pour redresser durablement les revenus des agriculteurs. Osons intensifier la coopération entre les forces économiques, associatives et publiques et rompre avec les postures de défiance réciproques. Osons surmonter les querelles d’experts et mobiliser toutes les compétences agronomiques pour développer de nouveaux itinéraires de progrès au plus près des agriculteurs. Osons promouvoir en agriculture les principes d’open-innovation, la viralité des expérimentations, la co-innovation entre la recherche publique, les associations, les agriculteurs pionniers et les groupes privés. L’heure est venue d’agir, tous ensemble, pour une agriculture du vivant.
Lire l’article sur :
https://www.liberation.fr/a-table-citoyens/2018/11/07/nourrir-les-sols-pour-nourrir-les-hommes_1690247
Réponse du ministère de la Transition écologique et solidaire : La protection des sols, outil de production des agriculteurs, constitue un enjeu majeur devant être pris en compte dans les politiques publiques nationales et territoriales. À ce titre, le ministère de la transition écologique et solidaire (MTES) et le ministère de l’agriculture et de l’alimentation (MAA) ont présenté lors de la séance du conseil national de la transition écologique (CNTE) du 7 décembre 2016 une proposition pour élaborer une stratégie nationale pour une bonne gestion des sols.
Cette stratégie comprend les 4 axes suivants :
Plus récemment, les états généraux de l’alimentation (EGA) ont souligné l’importance de la protection quantitative des sols, afin de garantir une production alimentaire durable et de qualité :
La bonne gestion des sols, et notamment le maintien de leur qualité et fertilité, est d’ores et déjà intégrée dans les politiques publiques gérées par le MAA. D’une part, les pratiques bénéfiques à la protection des sols de l’érosion, au maintien de leur structure et leur teneur en matières organiques sont soutenues par les dispositifs de la politique agricole commune (PAC) : couverture des sols, maintien des prairies, entretien des haies, rotations culturales, diversité des assolements, agroforesterie…
La PAC réformée renforce ces outils, notamment avec le « paiement vert », qui introduit une triple condition de diversification des assolements, de maintien des prairies permanentes et de présence de surfaces d’intérêt écologique sur les terres arables. Le fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) permet quant à lui de soutenir les actions visant à restaurer, préserver et renforcer les écosystèmes, à travers par exemple l’acquisition d’équipements performants. Ces éléments pourront être renforcés dans le cadre de la révision de la PAC en cours de négociation pour la période 2021-2017. Le MTES demande dans ce cadre, une conditionnalité renforcée de l’attribution des aides, qui tienne compte notamment de la qualité des sols.
D’autre part, le MAA veille à la maîtrise des risques sanitaires liés aux matières apportées aux sols, à la maîtrise des intrants dans les systèmes agricoles, et à l’amélioration de la connaissance des sols. Le groupement d’intérêt scientifique sur les sols met en œuvre des programmes de mesure et de suivi de la qualité des sols, et dont les données sont rendues accessibles à tous. Le MAA soutient également l’Observatoire Agricole de la Biodiversité qui contribue à l’observation et au suivi de la biodiversité des sols.
La France – MTES et MAA – participe activement aux travaux du Global Soil Partnership (FAO) et aux travaux du groupe d’experts européen conduit par la Direction générale de l’environnement (DG ENV) sur la protection des sols depuis 2015. Ces politiques publiques sont renforcées et mises en synergie dans le cadre du projet agro-écologique pour la France. En effet, l’agro-écologie, en visant l’optimisation des services rendus par les processus biologiques naturels dans les systèmes de production, replace les sols au cœur d’une approche « système ».
Les groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) créés par la loi d’avenir sur l’agriculture, qui promeuvent les démarches collectives via une attribution préférentielle des aides ou une majoration des aides attribuées, contribuent à la mise en œuvre effective du projet agro-écologique au niveau des entreprises agricoles et des filières, et ainsi à la préservation des sols agricoles. On en dénombre aujourd’hui plus de 477 regroupant environ 7 500 exploitations à travers le territoire.
Enfin, parce que la richesse des sols en matière organique contribue à une adaptation aux changements climatiques par de meilleures propriétés hydriques et à une atténuation des effets du changement climatique, la France porte l’initiative « 4 pour 1 000, les sols agricoles pour la sécurité alimentaire et le climat » au niveau international depuis la COP 21.
Lire l’article sur :
https://www.lagazettedescommunes.com/587536/comment-proteger-davantage-les-sols/
Des inondations meurtrières viennent de frapper le département de l’Aude. Sous l’effet du changement climatique, ces épisodes de pluies diluviennes devraient s’intensifier dans les années à venir, en particulier sur le pourtour méditerranéen. Or, les velléités des élus de construire et d’urbaniser à outrance, y compris en zones inondables, restent fortes. L’agrochimie appauvrit les sols qui perdent leur rôle d’éponge en cas de pluies torrentielles. A travers l’aménagement du territoire, les collectivités locales ont pourtant un rôle clé à jouer pour limiter les conséquences de ce phénomène.
Quatorze morts, une personne portée disparue et 74 blessés. C’est le lourd bilan humain dressé par la préfecture de l’Aude, suite aux inondations ayant frappé le département dans la nuit du 14 au 15 octobre. En l’espace de quelques heures, les pluies diluviennes ont déversé entre 200 et 300 mm d’eau, selon Météo France. C’est l’équivalent de 200 à 300 bouteilles d’eau d’un litre déversées sur un mètre carré ! D’après les météorologues, ces pluies torrentielles correspondent à « un épisode méditerranéen », c’est à dire des remontées d’air chaud, humide et instable en provenance de Méditerranée qui peuvent générer des orages violents parfois stationnaires.
Or, les pluies extrêmes vont être amenées à s’intensifier dans les années à venir sur le pourtour méditerranéen avec le réchauffement climatique, selon une étude publiée dans la revue Climatic Change le 25 septembre. Plus l’air est chaud, plus il emmagasine de l’humidité. Par exemple, un degré Celsius supplémentaire se traduit par 7 % d’humidité supplémentaires. « Dans le sud de la France – notamment dans le bassin du Rhône -, le nord de l’Italie, le nord de la Grèce et sur les côtes adriatiques, l’augmentation de volume de ces pluies intenses pourrait dépasser 20 % à l’horizon 2100 », chiffre l’hydrologue Yves Tramblay, co-auteur de l’étude.
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Un sol agricole vivant joue un rôle d’amortisseur des pluies d’orage
L’appauvrissement des sols agricoles pourrait aussi contribuer à l’aggravation des inondations. « Un sol agricole digne de ce nom est censé être riche en matière organique et en organismes vivants, et être bien structuré grâce à un système racinaire dense et varié. Sa richesse en matière organique lui permet de fonctionner comme une éponge, c’est-à-dire d’absorber directement de considérables volumes d’eau et de les retenir en son sein », explique Jacques Caplat. Selon le Rodale Institute, un sol biologique riche en matière organique peut absorber 20 % d’eau supplémentaire par rapport à un sol appauvri par les produits chimiques et le labour profond. Soit une différence de 200 000 litres par hectare !
« Cette capacité d’infiltration est particulièrement cruciale lors des pluies violentes. Un sol agricole vivant (en particulier riche en vers-de-terre) et bien structuré peut absorber entre 40 et 100 mm d’eau en une heure et joue donc un rôle d’amortisseur des pluies d’orage », illustre Jacques Caplat. Or, la plupart des sols agricoles dégradés actuels n’absorbent qu’un à deux millimètres d’eau avant d’être immédiatement saturés en surface. Tout le reste ruisselle et provoque des débordements violents des cours d’eau. « Nous sommes aujourd’hui dépassés, on ne maitrise plus rien, commente Michel Yvroux. Il faudrait mettre en cause le mode d’urbanisme et d’agriculture qui imperméabilise les sols. L’équation est insoluble. » A moins qu’une insurrection des sociétés civiles nous permette d’éviter le pire ?
Lire la totalité de l’article sur :
https://www.bastamag.net/Aude-orage-urbanisation-zone-inondable-rechauffement-inondation
Identifier des problèmes de tassement des sols dans une parcelle n’est pas chose simple. Dans le cadre du projet Sol-D’Phy, Agro-Transfert a travaillé à ce sujet et identifié des méthodes de diagnostic faciles à mettre en place.
Le tassement des sols peut s’avérer une réelle problématique dans les régions avec des cultures spécialisées (pommes de terre, betteraves sucrières, légumes de plein champ…). Il peut notamment pénaliser fortement la productivité de ces cultures et des suivantes. Les chantiers deviennent de « plus en plus performants, mais aussi de plus en plus lourds », selon Agro-Transfert. Et les agriculteurs ont « peu d’outils simples pour diagnostiquer des tassements profonds et apprécier le risque d’un chantier préalablement à sa mise en œuvre ».
Agriculteur à Coucy-la-Ville (Aisne) en polyculture (lin fibre, betterave, céréales), Thierry L’Escop prête une grande attention à ce risque. Pour cela, il surveille les moments d’intervention, le trafic dans les parcelles et la pression des passages d’engins. Il est « important de remettre de la vie dans nos sols, notamment avec des couverts végétaux », précise Thierry L’Escop. « Au fur et à mesure, on se rend compte que les sols fonctionnent de mieux en mieux ».
À Misery (Somme), Jérôme Puche est exploitant en polyculture industrielle (pommes de terre, légumes, betteraves avec irrigation et céréales). Avec des limons moyens profonds, un recours à l’irrigation et des rotations parfois courtes, l’agriculteur fait aussi face à des problématiques de tassement des sols. Avec le Ceta de Ham Vermandois, il a pu réaliser régulièrement des observations de la structure de ses sols et faire des comparaisons avec les autres agriculteurs. Selon Guy Rousseau, ingénieur de ce Ceta, comparer les sols en fonction des pratiques des agriculteurs permet de prendre conscience. Son objectif : « mettre les agriculteurs en capacité d’observer leurs problèmes et de les résoudre ».
Dans le cadre du projet Sol-D’Phy, les équipes d’Agro-Transfert ont travaillé sur ce sujet et identifié différentes méthodes simplifiées de diagnostic de tassement des sols à destination des conseillers agronomiques et des agriculteurs :
Attention toutefois « aucune de ces méthodes, utilisée individuellement, ne permet un diagnostic suffisamment complet à l’échelle d’une parcelle pour répondre aux différentes questions courantes sur le terrain ». Il convient de les combiner en fonction des objectifs recherchés.
Lire l’article et voir la vidéo sur :
https://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/strategie-technique-culturale/article/comment-evaluer-le-risque-de-tassement-des-sols-217-142438.html
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14èmes Rencontres Comifer-Gemas de la fertilisation raisonnée et de l’analyse 2019
20 et 21 novembre 2019 au centre de congrès de DIJON
La 14e édition des Rencontres de la fertilisation raisonnée et de l’analyse se déroulera du 20 au 21 novembre 2019 au Centre des Congrès de Dijon. Organisé tous les 2 ans par le COMIFER et le GEMAS, RDV incontournable des professionnels de la fertilisation, ce congrès vise à renforcer les liens entre tous les acteurs de la fertilisation raisonnée et la fertilité des sols et permet d’actualiser connaissances et savoir-faire en matière d’innovations, applications scientifiques et techniques.
Rappel dates clés :
Ouverture de l’appel à communication : du 1er octobre 2018 au 17 décembre 2018
Réunion du Comité d’organisation : mi-janvier 2019
Réponses aux candidats : au plus tard fin janvier 2019
Pour télécharger l’appel à communication des RENCONTRES Comifer-Gemas 2019, cliquez-ici
Retrouvez les Actes des RENCONTRES 2017, ici.
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Alain Brauman, directeur de recherche à l’IRD, UMR Eco&Sols à Montpellier
Pour proposer de nouvelles voies de gestion des sols, il est nécessaire de développer des méthodes opérationnelles d’évaluation de la qualité des sols. Cette qualité a été définie comme la capacité des sols à fonctionner (Karlen et al., 1997), pourtant les mesures se focalisent plutôt sur son état et ses propriétés que sur son fonctionnement. Nous proposons un nouveau cadre conceptuel d’évaluation fonctionnelle de la qualité des sols basé sur la mesure directe des fonctions portées par les assemblages biologiques du sol comme l’a définie (Kibblewite et al., 2008). A partir de ce cadre, un nouveau set d’indicateurs, nommé Biofunctool, a été développé et sera présenté.
Pour s’inscrire au webinaire : https://attendee.gotowebinar.com/register/8453424020811372033
Par Sarah Singla, agricultrice et vice-présidente de l’association pour la promotion d’une agriculture durable
Sarah Singla, agricultrice installée en région Occitanie, défend une vision humaniste de sa profession.
Le sol est la base de l’agriculture et par conséquent de l’alimentation. Un bon fonctionnement des sols agricoles est nécessaire pour assurer la santé des cultures et des consommateurs. Sans sol, il n’y a ni agriculture, ni civilisation. Nous sommes producteurs, nous sommes aussi citoyens et consommateurs. Nous voulons produire des aliments sains, en quantité et qualité, tout en minimisant notre impact sur l’environnement. Nous avons bâti des systèmes qui produisent et régénèrent les sols au lieu de les dégrader.
Nous nous inspirons de la nature
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, par le biais de l’agriculture de conservation des sols (ACS), nous protégeons et restaurons les sols et les écosystèmes tout en répondant aux enjeux de production. Nous nous inspirons de la nature qui a développé des systèmes performants issus de l’abondance de la biomasse végétale et animale la plus variée possible. En produisant sans travailler le sol, nous améliorons la qualité de l’eau en supprimant l’érosion, le ruissellement et les pollutions. En couvrant le sol toute l’année avec du végétal vivant, nous constatons un accroissement permanent de la biodiversité végétale et animale : des micro-organismes jusqu’aux oiseaux et mammifères. Enfin, nos systèmes de culture sont plus résilients vis-à-vis des aléas climatiques qui s’intensifient et nous aidons à la lutte contre le réchauffement climatique grâce au stockage du carbone dans de nombreux sols cultivés. Cela permet la pérennité des systèmes de culture, tant sur les plans environnementaux, que sociaux et économiques tout en répondant aux besoins de la société. Nous pilotons nos systèmes de culture en nous basant sur du résultat et non sur un cahier des charges.
Une révolution agricole qui vient de la base
Cette révolution agricole vient de la base. Elle vient du terrain. Depuis ses débuts jusqu’à récemment, elle a été portée et développée par des agriculteurs inventifs et courageux. Ces derniers ont été très peu soutenus au départ et ont eu raison de persévérer. L’agriculture a une finalité qui est celle de produire de l’alimentation tout en développant une bioéconomie circulaire qui, seule, permet d’avoir des systèmes durables. L’«agriculture naturelle» n’existe pas. Nous avons besoin de pouvoir utiliser tous les outils, existants ou à venir, pour continuer d’améliorer nos systèmes. Supprimer des outils et nous laisser dans l’impasse sans avoir identifié des alternatives réelles et viables anéantirait tous les bénéfices cités ci-avant.
Nous demandons aux dirigeants et à la société civile, d’être bienveillants et de faire confiance aux producteurs car, derrière chacun d’eux, il y a des hommes et des familles qui nous nourrissent tous. Tous les producteurs doivent être respectés et reconnus comme de véritables partenaires professionnels par l’ensemble des acteurs. Pour le bien de tous, la valeur ajoutée produite sur nos fermes, grâce à nos savoir-faire, qui contribue à dynamiser les territoires, doit être équitablement partagée. À l’inverse, il est contre-productif que des opérateurs, avec du greenwashing, détournent notre image à leur profit et se servent de ce que nous faisons pour s’approprier la valeur qu’ils ne créent pas.
Parce que l’agriculture est avant tout une histoire d’hommes, de territoires et de projets collectifs, pour que notre métier reste une profession à part entière, viable et vivable aujourd’hui et pour les générations à venir : faisons vivre nos sols, nos producteurs et nos campagnes.
A lire sur :
https://www.liberation.fr/a-table-citoyens/2018/10/26/sans-sol-il-n-y-a-ni-agriculture-ni-civilisation_1687753
Le prochain webinaire de l’Association Française pour l’Etude des Sols sera consacré à l’évolution des sols au cours de l’Holocène et sera donné par Jérôme Poulenard, professeur à l’Université de Savoie Mont Blanc.
Comme d’habitude, l’inscription à ce webinaire est gratuite et se fait à travers les lien que vous trouverez ci-dessous. Attention à la date (un vendredi) et à l’heure inhabituelle (15 h).
Le vendredi 23 novembre 2018 de 15h à 16h30
Jérome Poulenard, professeur à l’Université de Savoie Mont Blanc, laboratoire EDYTEM
Le temps est très clairement le facteur de formation et d’évolution des sols le moins connu. Or la manière dont les sols évoluent, les vitesses et les modalités de réponses de la couverture pédologique aux changements (climatiques et d’usages des sols notamment) apparaissent clefs dans un environnement en mutation. Cette méconnaissance engendre des difficultés sérieuses sur notre capacité à prévoir l’évolution future du fonctionnement de la zone critique. On se propose de partager ici, sur la base de résultats issus des travaux de l’auteur, quelques réflexions conceptuelles et méthodologique sur les manières d’aborder le temps en science des sols.
Pour s’inscrire au webinaire : https://attendee.gotowebinar.com/register/2519473015309461763
ISRIC – World Soil Information is pleased to announce that the Spring School will be organized from May 20 to May 24, 2019, in Wageningen, the Netherlands. ISRIC Spring School is designed for soil and environmental scientists, students, experts and professionals in natural resources management. It consists of two five-day courses that are run in parallel:
Hands-on Digital Soil Mapping (DSM)
This course introduces methods and software for management, analysis and mapping of soil type and soil properties within the R environment for statistical computing. The course alternates between lectures and computer exercises and covers a variety of subjects, such as geostatistics, linear regression and machine learning for soil mapping, quantification of uncertainty, sampling, and soil map validation. The course aims at soil geographers and environmental scientists who want to learn more about the theory and practice of digital soil mapping. After this course participants will be able to apply the methods learnt to their own datasets. Lecturers are experienced pedometricians and soil data analysis specialists.
World Soils and their Assessment (WSA)
This is a course on the soils of the world and their assessment. It will provide an introduction to the soils of the world and their diversity, their main forming factors, classification (according to the World Reference Base for Soil Resources 2014, update 2015), and management. The course will include lectures, hands-on exercises and a field excursion in the area around Wageningen. Furthermore, a full day in the programme is dedicated to soil functions and regional planning as well as soil management strategies for soil conservation and optimization of soil functions. The course will make use of the facilities of the World Soil Museum.
For more information about the ISRIC Spring School please visit:
http://www.isric.org/utilise/capacity-building/springschool/