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Atlas français des bactéries du sol

L’ouvrage « Atlas français des bactéries du sol » sortira mi décembre 2018 mais il est déjà possible de le précommander via le site :

http://www.leclub-biotope.com/en/biodiversity/1076-atlas-français-des-bactéries-du-sol-9782366622195.html

Si vous souhaitez commander plus de 5 exemplaires à la fois la procédure est différente et il faut contacter Thomas ROME, (trome@biotope.fr) des éditions biotope pour une procédure particulière.

Émission France-Inter du 15 nov. 2018 « Ces sols pollués qui nous rendent malades »

L’émission « Grand bien vous fasse » de France-Inter du 15 nov. portait sur :
« Ces sols pollués qui nous rendent malades »

D’une durée de 50′, elle peut être réécoutée en podcast à partir du lien suivant :
https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-15-novembre-2018

Il y a de la vie dans nos sols urbains

Au même titre qu’un homme présente des caractéristiques distinctes d’un autre, il existe une large diversité de sols. Ressource vivante aux propriétés physiques, chimiques et biologiques en constante évolution, les sols contribuent largement à la viabilité des sociétés humaines. À condition que celles-ci en prennent soin.
Entre autres services rendus, les sols hébergent un quart de la biodiversité de la planète. La taille des organismes qui l’habitent varie de quelques microns pour les microorganismes (bactéries, champignons) et la microfaune (tardigrades), à plusieurs mètres pour la macrofaune (certains vers de terre). Un seul gramme de sol peut contenir des milliards de microorganismes, et un mètre carré de sol forestier peut accueillir mille espèces d’invertébrés !
Une biodiversité méconnue

Une grande partie de cette biodiversité demeure pourtant méconnue. On estime par exemple que les 7 000 espèces de vers de terre identifiées ne correspondent qu’à 23 % de celles qui existent effectivement.
De nombreux invertébrés vivant dans les sols et à leur surface sont en effet de petite taille. En soulevant cailloux, bouts de bois mort ou feuilles, on découvre un monde merveilleux, composé d’araignées, de vers de terre, de cloportes, de mille-pattes, de carabes…
Cette faune du sol, dite « pédofaune », participe à la décomposition de la matière organique – en l’ingérant en tant que source de nourriture et en la transformant en nutriments directement utilisables par les plantes pour croître –, à la structuration du sol (régulation des flux d’eau et de gaz) et à la régulation des populations (biocontrôle, prédation, activation des micro-organismes comme les bactéries activées par passage dans l’intestin d’un ver de terre).

Nos sols urbains, vivants eux aussi ?

L’artificialisation des milieux, liée à l’urbanisation des sols, induit des défis environnementaux auxquels les aires urbaines tentent de répondre. Les villes accordent, par exemple, une importance croissante à la création d’espaces verts : parcs publics, jardins privatifs et partagés, arbres d’alignement ou toitures végétalisées. Des espaces de vie qui constituent, pour bon nombre d’organismes, des habitats idéaux.
Compte tenu de la variété d’usages des terrains en milieu urbain, les sols subissent des modifications plus ou moins profondes : imperméabilisation, tassement après le passage de machines, pollution… Les conséquences de ces multiples pressions sur la survie des organismes qui y vivent demeurent peu connues.

Prise de conscience environnementale

Contre toute attente, nous sommes en ville dans une constante interaction avec la biodiversité. Parfois, cette rencontre se réduit à l’élimination par le citoyen du petit invertébré, jugé à tort gênant, voire répugnant.À l’inverse, certains citoyens prennent conscience de l’importance de ces organismes. Jardiniers, maraîchers urbains, ou personnes engagées pour la défense de l’environnement, ils développent des méthodes participant à protéger la pédofaune, tout en tirant profit des services qu’elle peut leur rendre – comme la régulation du cycle des nutriments et de la fertilité du sol par apport d’engrais naturels aux plantes, la régulation de ravageurs par prédation, l’aération du sol…
Du fait de cette diversité, la ville est un lieu passionnant à étudier, qui questionne les écologues : combien d’invertébrés ont-ils su s’adapter à la vie urbaine ? Quels impacts a l’activité humaine sur cette biodiversité urbaine ?

Un outil de partage sur la vie des sols urbains

C’est dans ce contexte que l’outil numérique et participatif Jardibiodiv a été créé à l’été 2017 grâce aux recherches conduites sur l’écologie et la biologie des invertébrés des sols au sein du Laboratoire sols et environnement.
Les sciences participatives, qui établissent des collaborations durables entre la communauté scientifique et la société civile, offrent une approche particulièrement pertinente en milieu urbain.
Outil ludique, Jardibiodiv permet à tout citadin de découvrir les organismes présents dans les sols urbains et leurs rôles. En introduisant un verre en plastique – « pot piège » – dans le sol de son jardin et en y ajoutant du vinaigre blanc, on peut capturer au bout de sept jours les organismes présents dans le sol (actifs principalement au printemps et en automne).
L’utilisateur de Jardibiodiv compte et associe un nom à chaque organisme récolté, grâce à une aide en ligne simple, sous forme d’images et de clés de détermination. Il les partage ensuite via le site Internet, ce qui aide les chercheurs dans leurs travaux.

Une adaptation plus « éthique » de la méthode, sans utilisation du vinaigre, a été mise au point : par dépôt d’un coton humidifié au fond du verre, elle permet de conserver les organismes vivants tout en récoltant de la même manière des données utilisables par les scientifiques.

La construction d’une base de données

Les connaissances produites dans le cadre de ces recherches citoyennes permettent notamment de créer des bases de données, encore trop rares aujourd’hui : il s’agit par exemple d’établir des seuils d’abondances (pour répondre à la question « Ai-je beaucoup ou peu d’invertébrés dans mon sol, par rapport à la moyenne, pour lui permettre un fonctionnement durable ? »), des données sur la diversité ou encore des atlas de biodiversité communale.
La constitution de tels référentiels pourra permettre, par exemple, d’intégrer la trame « brune » (réseau formé de continuités écologiques entre les sols) dans les stratégies du développement urbain, en prenant en compte des corridors pédologiques – ces liaisons entre des habitats importants pour les organismes du sol.
Depuis son lancement, une centaine de pots pièges ont été installés, donnant lieu au recensement de plus de 6 000 individus répartis dans 28 groupes d’invertébrés par les habitants grâce à Jardibiodiv. Les participants, de tous horizons, sont des jardiniers amateurs, des citoyens engagés, des élèves, des parents cherchant des activités nature à partager avec leurs enfants, des maraîchers bio, ou encore des étudiants en agronomie.

Cloportes et fourmis

Les premiers résultats mettent en avant la dominance des cloportes et des fourmis dans les jardins urbains ; un gradient d’urbanisation semble se confirmer : la biodiversité serait plus importante dans les milieux plus verts en périphérie des villes que dans les centres urbains, plus minéraux.
Plus les citoyens participeront, plus les résultats de ces études seront rigoureux. Ils permettront ainsi à terme de définir des pratiques offrant une meilleure gestion et protection de la biodiversité des sols.

Lire l’article sur :
http://theconversation.com/il-y-a-de-la-vie-dans-nos-sols-urbains-104649

Symposium Atlas français des bactéries du sol

A l’occasion de la parution de « l’Atlas français des bactéries du sol » (éditions Biotope et Muséum) l’UMR Agroécologie de l’INRA Dijon organise un symposium sur la microbiologie des sols français le 18 janvier après midi à l’auditorium de la Grande galerie de l’évolution (MNHN Paris). Ce symposium est ouvert à un large public et à pour objectif de faire le bilan des connaissances en microbiologie des sols dans un contexte naturaliste mais aussi de transition agroécologique. Ce symposium a aussi pour objectif de présenter les outils modernes (génomique environnementale) et les travaux de recherche qui ont servi à élaborer l’Atlas français des bactéries du sol.

Si vous voulez en savoir plus sur le programme, les intervenants et si vous voulez vous inscrire vous pouvez le faire sur le site suivant :

https://symposium.inrae.fr/atlasfrancaisbacteriesol

L’inscription est gratuite mais obligatoire. Merci de ne vous inscrire que si vous avez la certitude de venir car le nombre de places est limité (max 100 personnes).

Si vous voulez précommander l’Atlas français des bactéries du sol avant sa parution (15 décembre 2018) vous pouvez le faire via la boutique en ligne des éditons biotope à partir de la semaine prochaine  : http://www.biotope-editions.com

Initiative « 4 pour 1.000 » : Une cinquantaine de chercheurs réclament un programme de recherche ambitieux

Vendredi 8 novembre, une cinquantaine de chercheurs ont lancé un appel pour « un programme scientifique ambitieux » en faveur de l’initiative « 4 pour 1.000 » en faveur de la séquestration du carbone dans les sols. « Nous, chercheurs et acteurs de terrain (…), affirmons que la préservation et l’augmentation durable du stock du carbone dans les sols est un objectif scientifiquement fondé et techniquement faisable », interpelle le document. Les signataires réclament « un effort de recherche théorique, expérimentale et participative » pour « éclairer et accompagner l’action ».

Les chercheurs signataires de l’appel étaient réunis à Sète (Hérault), les 7 et 8 novembre, dans le cadre d’un colloque relatif la sécurité alimentaire, au stockage du carbone dans les sols et à la lutte contre les changements climatiques. Ils appartiennent à des organismes de recherche français, tels que Cirad, du CNRS, de l’Iddri, de l’Inra, de l’IRD, de l’Irstea, et internationaux (Brésil, Espagne, Madagascar, Maroc et Sénégal).

« L’initiative internationale « 4 pour 1.000 : les sols pour la sécurité alimentaire et le climat » a été lancée par le gouvernement français le 1er décembre 2015 lors de la COP 21 à Paris », rappellent les chercheurs. Trois ans après, explique Jean-Luc Chotte, « Il est temps que la recherche dispose de moyens financiers à la hauteur des enjeux et de l’urgence climatique. Il est temps pour les laboratoires de recherche français, de produire des nouvelles évidences scientifiques complémentaires à celles qui fondent le « 4 pour 1000 » (…). Il est temps que ces évidences nourrissent le débat et contribuent aux Objectifs de développement durable (ODD) ».

Couples sols & cépages : les grandes histoires d’amour

« Le cépage est un instrument au service du terroir » annonce Michel Bettane, co-fondateur du célèbre guide des vins « Bettane & Desseauve ». Chaque terroir est unique, et influencé en grande partie par la nature de ses sols.

L’homme, conscient de cette singularité et respectueux de ce que la nature lui a offert, a toujours tâcher d’accorder à son terroir les cépages les plus adéquats. A l’inverse, la vigne, comme toute végétation, n’évolue pas de la même manière sur des types de sols différents.
[…]

Graves et Cabernet Sauvignon

Si le cabernet sauvignon est aujourd’hui planté dans le monde entier (Californie, Italie…), ce n’est pas un hasard si son expression la plus célèbre provient des vins du Médoc (Pauillac, Margaux…) et de l’appellation des Graves, plus au sud de Bordeaux. A l’origine de vins à la structure tannique affirmée, le cabernet sauvignon est un cépage tardif : il n’est pas connu pour être sensible aux maladies de la vigne et a un cycle de maturation assez lent (il est généralement vendangé en dernier à Bordeaux). Il a besoin de sols chauds et filtrants pour mûrir suffisamment et être récolté à temps. C’est la raison pour laquelle il affectionne les sols dits de graves de la rive gauche de Bordeaux (galets, graviers, sables), qui mutualisent cette capacité à filtrer l’eau et à garder la chaleur.

Argile et merlot

Le merlot est un cépage plus précoce que le cabernet sauvignon, son célèbre compère du vignoble bordelais. Il mûrit plus vite et peut donner des rendements beaucoup plus abondants. Il est donc possible de le planter sur des sols plus froids et plus humides. C’est ainsi que la rive droite bordelaise est en majorité plantée de merlot comme à Pomerol ou Saint-Emilion où les sols argileux, plus frais et plus riches, retiennent l’eau et optimisent la maturation relativement rapide des raisins.

Granites, schistes et syrah

La syrah, cépage emblématique de la Vallée du Rhône, est également très plantée dans le Languedoc. Ce cépage affectionne deux types de terroirs aux caractéristiques communes : les sols granitiques comme à Hermitage ou Saint-Joseph, et les sols de schistes comme à Faugères dans le Languedoc. Ces sols emmagasinent la chaleur et évacuent l’eau en excès ce qui limite le rendement de la syrah en la mettant en situation de stress hydrique : la vigne est en manque d’eau, ce qui concentre les raisins en sucre. En la privant de ressource hydrique, ces sols permettent à la syrah de produire des vins concentrés et très aromatiques.

Calcaire et chardonnay

Les sols calcaires de la Bourgogne et parfois crayeux de la Champagne marquent le terrain de prédilection du chardonnay. Ce cépage, à l’origine des plus grands vins de la région aime les caractéristiques de ce terroir qui lui permettent de garder son acidité. C’est dans ces sols calcaires que le chardonnay trouve des conditions de maturation lente, favorisant sa finesse aromatique. Sa fraîcheur décroit quand on passe de Chablis au nord, à Mâcon, plus au sud où il fait naître des vins plus ronds.

Lire l’article sur :
http://avis-vin.lefigaro.fr/wine-box-par-my-vitibox/o138022-couples-sols-cepages-les-grandes-histoires-damour

Pour un sol vivant, il faut des vers de terre

François Stuck de l’association IDÉtorial, concepteur des Actualités locales au cinéma, s’est lancé dans la réalisation et la production d’un documentaire sur l’agriculture de conservation des sols baptisé «Bienvenue les vers de terre». Nous l’avons interrogé sur le sujet.

De quoi traitera le documentaire ?

«Bienvenue les vers de terre» fera découvrir cette agriculture, mise en œuvre par des paysans qui apporte une véritable solution pour nourrir la planète tout en respectant la nature et les hommes qui la font. L’enjeu est de cultiver sur un sol vivant, fertile et qui ne s’épuise pas.

Le sujet vous a passionné ?

Réaliser un film sur ce sujet c’est participer à cette transition vers un monde durable. Partout dans le monde l’épuisement des terres cultivées et l’érosion des couches fertiles commencent à faire sentir leurs effets destructeurs. C’est donc maintenant qu’il faut agir et pour agir il est nécessaire d’être informé. C’est là que je trouve mon métier passionnant, permettre à des personnes d’exprimer leurs passions et leurs engagements pour les transmettre au grand public.

Et le ver de terre dans tout ça ?

Un sol vivant abrite des millions d’animaux, des champignons et les fameux réseaux mycorhiziens. Il résiste à l’érosion et s’adapte aux conditions climatiques extrêmes. Le ver de terre est le témoin que le sol redevient vivant. Il remue la terre et lui apporte des éléments de sa fertilité. Il remplace avantageusement le travail mécanique.

Qui sont les porteurs du projet ?

L’association «Clé de sol» conçue dans l’objectif de créer un lieu d’échange et d’information sur toutes les techniques favorisant la restauration et la régénération des sols. Cette association représente également un relais départemental des structures nationales et européennes qui œuvrent sur ce thème (www.cle2sol.fr). Et l’association IDÉtorial qui produira le film (www.idetorial.fr). Le film est également financé par des associations de producteurs et des partenaires privés. Le film sera diffusé en salle de cinéma et sur internet. Nous organiserons également des projections débats.

Pour soutenir la production du documentaire : miimosa.com/fr/projets/bienvenue-les-vers-de-terre.

Lire l’article sur :
https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/19/2891005-francois-stuck-sol-vivant-faut-vers-terre.html

La France et la Californie lancent le « défi mondial pour la santé des sols » en faveur du climat

Lors du Sommet mondial de l’action climatique de San Francisco aux États-Unis, la France et l’État de Californie ont lancé, le 13 septembre, l’initiative « défi mondial pour la santé des sols » (Global Soil Health Challenge). Cette initiative appelle les gouvernements nationaux et les collectivités « à passer à l’action, en développant des programmes et des politiques favorables aux sols », a expliqué le ministère français de l’Agriculture. La France et la Californie « partagent l’objectif de préservation des sols fertiles, non dégradés et contribuant aux enjeux climatiques et de biodiversité ».

Aujourd’hui, seuls huit gouvernements incluent des programmes en faveur des sols dans leurs engagements au titre de l’Accord de Paris. En décembre 2015, la France avait lancé l’initiative mondiale « 4 pour 1000 » pour favoriser la séquestration du carbone dans les sols tout en augmentant les rendements. Une nouvelle plateforme numérique a été mise en place afin de renforcer la collaboration internationale entre scientifiques, agriculteurs et financiers. « Pour être efficace et conduire à une réelle transition vers des agricultures plus durables, partout dans le monde, ce sont tous les acteurs qui doivent être mobilisés aux côtés des agriculteurs. L’initiative 4 pour 1000 (…) permettra aux agriculteurs de vivre de leur travail et de contribuer à la sécurité alimentaire », a déclaré le ministre Stéphane Travert.

La Californie a investi plus de 700 millions de dollars à ce jour dans des solutions climatiques pour l’agriculture, qui comprennent des stratégies à la ferme pour la séquestration du carbone dans le sol.

Artificialisation des sols : objectif zéro!

Le 15 octobre, de très violentes intempéries ont frappé l’Aude et provoqué des inondations catastrophiques : 14 décès, plus de 70 blessés, 126 communes reconnues en état de catastrophe naturelle et des dégâts matériels dont le coût dépasserait les 200 millions d’Euros. Un épisode climatique exceptionnel et isolé ? Pas sûr, car ce type d’évènement pourrait se multiplier à l’avenir selon certains climatologues.

Le changement climatique n’est pas le seul coupable : l’artificialisation des terres joue un rôle essentiel. L’étalement urbain et le grignotage progressif des sols par des infrastructures routières ou des parkings augmentent les surfaces imperméabilisées. Cette artificialisation représenterait entre 160 et 840 km2 par an selon les chiffres compilés par l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux (IFSTTAR) dans une expertise collective conduite en 2017 (1).

Cette artificialisation modifie les processus d’écoulement des eaux, en augmentant le ruissellement de surface au détriment de l’infiltration dans les sols ou l’évaporation, ce qui augmente le risque d’inondation lorsque l’ensemble d’un bassin versant est touché. Elle contribue en outre à l’érosion de la biodiversité par la destruction d’habitats naturels et de continuités écologiques permettant à la  faune sauvage de circuler. C’est pourquoi le plan biodiversité présenté par Nicolas Hulot le 4 juillet dernier prévoit d’atteindre l’objectif de « zéro artificialisation nette » dans un horizon temporel qui reste à préciser.

Quelle place pour l’industrie dans ce processus ? Aujourd’hui, 20% des surfaces artificialisées correspondent à des activités industrielles et commerciales et 28% à des infrastructures de transport. Les effets d’agglomération et d’expulsion des activités industrielles en périphérie des villes expliquent notamment cette forte contribution. La multiplication de plateformes logistiques et la systématisation des parkings bitumés dans les zones commerciales constituent également des facteurs aggravants.

Au-delà des obligations réglementaires prévues pour éviter et compenser les dommages environnementaux causés par l’implantation d’industries, ces dernières peuvent contribuer à l’atteinte de l’objectif zéro artificialisation. Des solutions techniques existent en effet pour végétaliser les toits ou limiter l’imperméabilisation des sols à l’aide de revêtements de parkings perméables. Mais l’élément-clef réside dans l’élaboration de stratégies collectives d’implantations industrielles intégrant les enjeux de limitation de l’artificialisation et de préservation des infrastructures écologiques.

Bien évidemment, tout cela a un coût. Mais également un bénéfice à long terme, pour les industries elles-mêmes et la société. Et prendre le risque de l’inaction semble bien dangereux…

Nourrir les sols pour nourrir les hommes

Dans cette tribune, les deux auteurs invitent à se réconcilier avec le vivant et développer une approche globale de l’alimentation, qui intègre tous les enjeux comme toutes les parties prenantes.

Arnaud Daguin participera vendredi 9 novembre, au Forum Libération «A table citoyens !», une soirée de débats sur l’alimentation en région Occitanie. Inscrivez-vous ici.

Nous voulons, semble-t-il, tous la même chose: durer sur cette planète. Et il semble de plus en plus évident que le choix de notre modèle alimentaire et agricole conditionnera notre capacité à fonder une société régénératrice, donc durable. Le principal levier ? Nous réconcilier avec le vivant.

L’agroécologie, cette nouvelle alliance avec le vivant

Tout part du sol. Nos sols agricoles sont les garants de notre survie en tant qu’espèce. C’est de leur capacité à stocker et filtrer l’eau, capter le CO2 et réguler le climat, produire de la biodiversité que dépend notre résilience à tous. Cette biodiversité du sol est le moteur de la fertilité, et le carbone est son carburant premier. Elle permet une production massive et permanente de biomasse, nécessaire pour nourrir à la fois le sol, les bêtes, les hommes. Abondante et dense en nutriments, cette biomasse offre des bénéfices nutritionnels considérables et de surcroît permet de produire de l’énergie, des biomatériaux, des bioactifs…Se réconcilier avec le vivant, c’est comprendre en toute humilité son fonctionnement et engager cette spirale symbiotique et vertueuse qui fait émerger une agriculture productive et résiliente et donc prospère et optimiste. Merci à tous les pionniers, visionnaires, avant-gardistes qui, le dos criblé de flèches, ont ouvert la voie de l’agroécologie. Grace à eux, un formidable espoir est permis.

Favoriser une démarche globale, synchronisée et inclusive

Comment créer les conditions pour que l’agroécologie puisse changer d’échelle et devenir un nouveau standard ? Comme toute transformation, elle ne se décrète pas, elle se permet. L’heure est venue d’approcher notre alimentation de façon globale, et d’adresser tous les enjeux et toutes les filières de façon cohérente. Devant un rayon de supermarché, pourquoi devrions-nous choisir entre le bien-être animal, la rémunération du producteur, le respect de l’environnement ou notre santé ? Cette réconciliation avec le vivant basée sur les pratiques agroécologiques pourrait être ce fil conducteur qui permette la convergence sur un socle d’azimuts commun des multiples démarches qualité. Cette convergence est indispensable pour dénouer la défiance du consommateur. L’heure est venue de synchroniser différentes dynamiques de l’amont à l’aval. L’agronomie : consolidons les référentiels et développons les instruments qui permettront de mesurer les valeurs nutritionnelles, environnementales et économiques des produits issus de ces pratiques. Les filières : fédérons l’ensemble des acteurs de l’amont à l’aval afin de structurer des filières dédiées et faciliter l’accès au financement des agriculteurs en transition. La communication : acculturons le plus grand nombre aux enjeux des sols vivants et facilitons l’émergence d’un label agroécologique auprès du consommateur.

L’heure est venue de fédérer toutes les forces dans la bataille. Osons dépasser le débat de la répartition de valeur et engager une véritable dynamique de création de valeur, seule voie réaliste pour redresser durablement les revenus des agriculteurs. Osons intensifier la coopération entre les forces économiques, associatives et publiques et rompre avec les postures de défiance réciproques. Osons surmonter les querelles d’experts et mobiliser toutes les compétences agronomiques pour développer de nouveaux itinéraires de progrès au plus près des agriculteurs. Osons promouvoir en agriculture les principes d’open-innovation, la viralité des expérimentations, la co-innovation entre la recherche publique, les associations, les agriculteurs pionniers et les groupes privés. L’heure est venue d’agir, tous ensemble, pour une agriculture du vivant.

Lire l’article sur :
https://www.liberation.fr/a-table-citoyens/2018/11/07/nourrir-les-sols-pour-nourrir-les-hommes_1690247

Comment protéger davantage les sols ?

Réponse du ministère de la Transition écologique et solidaire : La protection des sols, outil de production des agriculteurs, constitue un enjeu majeur devant être pris en compte dans les politiques publiques nationales et territoriales. À ce titre, le ministère de la transition écologique et solidaire (MTES) et le ministère de l’agriculture et de l’alimentation (MAA) ont présenté lors de la séance du conseil national de la transition écologique (CNTE) du 7 décembre 2016 une proposition pour élaborer une stratégie nationale pour une bonne gestion des sols.

Cette stratégie comprend les 4 axes suivants :

  1. Préserver quantitativement les sols pour préserver leurs fonctions et services non substituables ;
  2. Des sols en bonne santé pour des ressources renouvelables saines et préservées ;
  3. Améliorer la connaissance sur les sols pour mieux les gérer ;
  4. Éduquer et sensibiliser à tous les niveaux de la société pour faire des sols un enjeu universel et partagé.

Plus récemment, les états généraux de l’alimentation (EGA) ont souligné l’importance de la protection quantitative des sols, afin de garantir une production alimentaire durable et de qualité :

  • prévention de l’artificialisation
  • protection qualitative des sols agricoles
  • évitement de l’apport de matières organiques contaminantes qui pourraient engendrer des dégradations irréversibles
  • maintien de la fertilité des sols

La bonne gestion des sols, et notamment le maintien de leur qualité et fertilité, est d’ores et déjà intégrée dans les politiques publiques gérées par le MAA. D’une part, les pratiques bénéfiques à la protection des sols de l’érosion, au maintien de leur structure et leur teneur en matières organiques sont soutenues par les dispositifs de la politique agricole commune (PAC) : couverture des sols, maintien des prairies, entretien des haies, rotations culturales, diversité des assolements, agroforesterie…

La PAC réformée renforce ces outils, notamment avec le « paiement vert », qui introduit une triple condition de diversification des assolements, de maintien des prairies permanentes et de présence de surfaces d’intérêt écologique sur les terres arables. Le fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) permet quant à lui de soutenir les actions visant à restaurer, préserver et renforcer les écosystèmes, à travers par exemple l’acquisition d’équipements performants. Ces éléments pourront être renforcés dans le cadre de la révision de la PAC en cours de négociation pour la période 2021-2017. Le MTES demande dans ce cadre, une conditionnalité renforcée de l’attribution des aides, qui tienne compte notamment de la qualité des sols.

D’autre part, le MAA veille à la maîtrise des risques sanitaires liés aux matières apportées aux sols, à la maîtrise des intrants dans les systèmes agricoles, et à l’amélioration de la connaissance des sols. Le groupement d’intérêt scientifique sur les sols met en œuvre des programmes de mesure et de suivi de la qualité des sols, et dont les données sont rendues accessibles à tous. Le MAA soutient également l’Observatoire Agricole de la Biodiversité qui contribue à l’observation et au suivi de la biodiversité des sols.

La France – MTES et MAA – participe activement aux travaux du Global Soil Partnership (FAO) et aux travaux du groupe d’experts européen conduit par la Direction générale de l’environnement (DG ENV) sur la protection des sols depuis 2015. Ces politiques publiques sont renforcées et mises en synergie dans le cadre du projet agro-écologique pour la France. En effet, l’agro-écologie, en visant l’optimisation des services rendus par les processus biologiques naturels dans les systèmes de production, replace les sols au cœur d’une approche « système ».

Les groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) créés par la loi d’avenir sur l’agriculture, qui promeuvent les démarches collectives via une attribution préférentielle des aides ou une majoration des aides attribuées, contribuent à la mise en œuvre effective du projet agro-écologique au niveau des entreprises agricoles et des filières, et ainsi à la préservation des sols agricoles. On en dénombre aujourd’hui plus de 477 regroupant environ 7 500 exploitations à travers le territoire.

Enfin, parce que la richesse des sols en matière organique contribue à une adaptation aux changements climatiques par de meilleures propriétés hydriques et à une atténuation des effets du changement climatique, la France porte l’initiative « 4 pour 1 000, les sols agricoles pour la sécurité alimentaire et le climat » au niveau international depuis la COP 21.

Lire l’article sur :
https://www.lagazettedescommunes.com/587536/comment-proteger-davantage-les-sols/

Urbanisation, changement climatique et appauvrissement des sols : le cocktail qui favorise les inondations

Des inondations meurtrières viennent de frapper le département de l’Aude. Sous l’effet du changement climatique, ces épisodes de pluies diluviennes devraient s’intensifier dans les années à venir, en particulier sur le pourtour méditerranéen. Or, les velléités des élus de construire et d’urbaniser à outrance, y compris en zones inondables, restent fortes. L’agrochimie appauvrit les sols qui perdent leur rôle d’éponge en cas de pluies torrentielles. A travers l’aménagement du territoire, les collectivités locales ont pourtant un rôle clé à jouer pour limiter les conséquences de ce phénomène.

Quatorze morts, une personne portée disparue et 74 blessés. C’est le lourd bilan humain dressé par la préfecture de l’Aude, suite aux inondations ayant frappé le département dans la nuit du 14 au 15 octobre. En l’espace de quelques heures, les pluies diluviennes ont déversé entre 200 et 300 mm d’eau, selon Météo France. C’est l’équivalent de 200 à 300 bouteilles d’eau d’un litre déversées sur un mètre carré ! D’après les météorologues, ces pluies torrentielles correspondent à « un épisode méditerranéen », c’est à dire des remontées d’air chaud, humide et instable en provenance de Méditerranée qui peuvent générer des orages violents parfois stationnaires.

Or, les pluies extrêmes vont être amenées à s’intensifier dans les années à venir sur le pourtour méditerranéen avec le réchauffement climatique, selon une étude publiée dans la revue Climatic Change le 25 septembre. Plus l’air est chaud, plus il emmagasine de l’humidité. Par exemple, un degré Celsius supplémentaire se traduit par 7 % d’humidité supplémentaires. « Dans le sud de la France – notamment dans le bassin du Rhône -, le nord de l’Italie, le nord de la Grèce et sur les côtes adriatiques, l’augmentation de volume de ces pluies intenses pourrait dépasser 20 % à l’horizon 2100 », chiffre l’hydrologue Yves Tramblay, co-auteur de l’étude.

[…]

Un sol agricole vivant joue un rôle d’amortisseur des pluies d’orage

L’appauvrissement des sols agricoles pourrait aussi contribuer à l’aggravation des inondations. « Un sol agricole digne de ce nom est censé être riche en matière organique et en organismes vivants, et être bien structuré grâce à un système racinaire dense et varié. Sa richesse en matière organique lui permet de fonctionner comme une éponge, c’est-à-dire d’absorber directement de considérables volumes d’eau et de les retenir en son sein », explique Jacques Caplat. Selon le Rodale Institute, un sol biologique riche en matière organique peut absorber 20 % d’eau supplémentaire par rapport à un sol appauvri par les produits chimiques et le labour profond. Soit une différence de 200 000 litres par hectare !

« Cette capacité d’infiltration est particulièrement cruciale lors des pluies violentes. Un sol agricole vivant (en particulier riche en vers-de-terre) et bien structuré peut absorber entre 40 et 100 mm d’eau en une heure et joue donc un rôle d’amortisseur des pluies d’orage », illustre Jacques Caplat. Or, la plupart des sols agricoles dégradés actuels n’absorbent qu’un à deux millimètres d’eau avant d’être immédiatement saturés en surface. Tout le reste ruisselle et provoque des débordements violents des cours d’eau. « Nous sommes aujourd’hui dépassés, on ne maitrise plus rien, commente Michel Yvroux. Il faudrait mettre en cause le mode d’urbanisme et d’agriculture qui imperméabilise les sols. L’équation est insoluble. » A moins qu’une insurrection des sociétés civiles nous permette d’éviter le pire ?

Lire la totalité de l’article sur :
https://www.bastamag.net/Aude-orage-urbanisation-zone-inondable-rechauffement-inondation

Comment évaluer le risque de tassement des sols ?

Identifier des problèmes de tassement des sols dans une parcelle n’est pas chose simple. Dans le cadre du projet Sol-D’Phy, Agro-Transfert a travaillé à ce sujet et identifié des méthodes de diagnostic faciles à mettre en place.

Le tassement des sols peut s’avérer une réelle problématique dans les régions avec des cultures spécialisées (pommes de terre, betteraves sucrières, légumes de plein champ…). Il peut notamment pénaliser fortement la productivité de ces cultures et des suivantes. Les chantiers deviennent de « plus en plus performants, mais aussi de plus en plus lourds », selon Agro-Transfert. Et les agriculteurs ont « peu d’outils simples pour diagnostiquer des tassements profonds et apprécier le risque d’un chantier préalablement à sa mise en œuvre ».

Agriculteur à Coucy-la-Ville (Aisne) en polyculture (lin fibre, betterave, céréales), Thierry L’Escop prête une grande attention à ce risque. Pour cela, il surveille les moments d’intervention, le trafic dans les parcelles et la pression des passages d’engins. Il est « important de remettre de la vie dans nos sols, notamment avec des couverts végétaux », précise Thierry L’Escop. « Au fur et à mesure, on se rend compte que les sols fonctionnent de mieux en mieux ».

À Misery (Somme), Jérôme Puche est exploitant en polyculture industrielle (pommes de terre, légumes, betteraves avec irrigation et céréales). Avec des limons moyens profonds, un recours à l’irrigation et des rotations parfois courtes, l’agriculteur fait aussi face à des problématiques de tassement des sols. Avec le Ceta de Ham Vermandois, il a pu réaliser régulièrement des observations de la structure de ses sols et faire des comparaisons avec les autres agriculteurs. Selon Guy Rousseau, ingénieur de ce Ceta, comparer les sols en fonction des pratiques des agriculteurs permet de prendre conscience. Son objectif : « mettre les agriculteurs en capacité d’observer leurs problèmes et de les résoudre ».

Dans le cadre du projet Sol-D’Phy, les équipes d’Agro-Transfert ont travaillé sur ce sujet et identifié différentes méthodes simplifiées de diagnostic de tassement des sols à destination des conseillers agronomiques et des agriculteurs :

  • le test bêche, méthode la plus connue aujourd’hui. Il est nécessaire de « prélever des blocs de sol d’environ 20 x 20 x 30 cm, les émietter manuellement puis attribuer une note de structure de 1 à 5, voire évaluer la bioturbation », d’après Agro-Transfert ;
  • la tige ou le pénétromètre, permettant de « ressentir les différences de résistance du sol à l’enfoncement d’une tige sur 40 à 80 cm de profondeur » ;
  • le mini-profil cultural (bêche, télescopique, mini-pelle…) pour une observation des horizons superficiels et profonds jusqu’ à 70 cm. Il est alors possible de visualiser le sol « selon une double partition (verticale/latérale), de repérer au couteau les horizons et d’évaluer la structure, l’enracinement, l’activité biologique, l’évolution des résidus, … ».

Attention toutefois « aucune de ces méthodes, utilisée individuellement, ne permet un diagnostic suffisamment complet à l’échelle d’une parcelle pour répondre aux différentes questions courantes sur le terrain ». Il convient de les combiner en fonction des objectifs recherchés.

Lire l’article et voir la vidéo sur :
https://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/strategie-technique-culturale/article/comment-evaluer-le-risque-de-tassement-des-sols-217-142438.html

 

Ouverture des incriptions pour la JMS 2018 !

Lundi 3 décembre 2018

Au Musée-Aquarium de Nancy
Sols et Santé, quelles interactions ?
Une journée à destination des décideurs locaux pour échanger sur les orientations de la recherche et les travaux des acteurs du territoire qui démontrent et expliquent les liens entre la santé humaine et les sols sur lesquels nous évoluons 

Le sol est une ressource naturelle non renouvelable, support essentiel de la vie terrestre. Comme toute ressource naturelle, sa préservation à long terme et le maintien des qualités intrinsèques de ce milieu sont essentiels afin de garantir le développement des générations futures et des conditions optimales de la biodiversité. Chaque année, l’Association Française pour l’Etude du Sol, en partenariat avec le Club Parlementaire pour la Protection et l’Etude des sols (CPPES) organise, à l’occasion de la Journée mondiale des Sols (JMS), une journée de présentations et de débats avec des acteurs parlementaires sur des thèmes en lien avec la connaissance des sols et les enjeux de leur préservation. En 2018, l’association a choisi d’explorer et valoriser les travaux de recherche et actions permettant de faire le lien entre qualité des sols et santé humaine.

Au plaisir de vous retrouver à Nancy le 3 décembre prochain !
Programme et Inscriptions
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Pour toute information sur l’évènement webmestre@afes.fr

 

 

14èmes RENCONTRES Comifer-Gemas – APPEL A COMMUNICATIONS

Le COMIFER (Comité français d’étude et de développement de la Fertilisation Raisonnée) et le GEMAS (Groupement d’Études Méthodologiques pour l’Analyse des Sols)
avec la participation de l’AFES (Association Française pour l’Étude du Sol) organisent les 14èmes Rencontres de la fertilisation raisonnée et de l’analyse les

14èmes Rencontres Comifer-Gemas de la fertilisation raisonnée et de l’analyse 2019

20 et 21 novembre 2019 au centre de congrès de DIJON

La 14e édition des Rencontres de la fertilisation raisonnée et de l’analyse se déroulera du 20 au 21 novembre 2019 au Centre des Congrès de Dijon. Organisé tous les 2 ans par le COMIFER et le GEMAS, RDV incontournable des professionnels de la fertilisation, ce congrès vise à renforcer les liens entre tous les acteurs de la fertilisation raisonnée et la fertilité des sols et permet d’actualiser connaissances et savoir-faire en matière d’innovations, applications scientifiques et techniques. 

Vous êtes ingénieur de recherche, conseiller technique, responsable agronome, enseignant-chercheur, acteur de terrain… contribuez à la réussite de ce congrès en proposant une contribution avant le 17 décembre 2018.  


Rappel dates clés :

Ouverture de l’appel à communication : du 1er octobre 2018 au 17 décembre 2018

Réunion du Comité d’organisation : mi-janvier 2019

Réponses aux candidats : au plus tard fin janvier 2019

 

Pour télécharger l’appel à communication des RENCONTRES Comifer-Gemas 2019, cliquez-ici

Retrouvez les Actes des RENCONTRES 2017, ici.

Mensuel de l’Académie d’agriculture de France n° 38 (novembre 2018)

Le Mensuel

N°38 / Novembre 2018 

A LA UNE

Faut-il renoncer à toute idée de vérité?

L’ère de la « post-vérité »

En 2016, les « fake news » envahissaient brutalement notre sphère médiatique. Ces « fausses nouvelles » ou « infox » s’imposaient sans complexe revendiquant quasiment leur illégitimité. Nous rentrions, aux dires de certains, dans l’ère de la « post-vérité », ou « ère post-factuelle », une ère de la communication, de la fugacité, de l’apparence.

Ces nouveaux médias permettaient, en toute impunité, la désinformation et, par-là même, toutes les manipulations. Un message sur twitter pouvait être lu par quelques millions de personnes sans que l’identité de son auteur ne soit connue et sans que son contenu soit validé par qui que ce soit.

Aujourd’hui face aux contrôles qui commencent à s’organiser et à montrer quelque efficacité, la manipulation devient plus subtile et cachée. Le lobbying classique est remplacé par des « influenceurs » qui inondent les réseaux sociaux pour modeler l’opinion et créer ce qu’on appelle de « l’hyper-partisanisme » au profit de groupes politiques, de groupes d’intérêt, ou de causes diverses.

Faut-il pour autant renoncer à toute idée de vérité ?

 « Les faits ne sont pas des opinions ! ». Ils résistent même avec obstination. L’expérimentation, la preuve, la rationalité dérangent nos représentations rêvées du monde. La vérité persiste malgré tout, parfois en creux, comme une photo en négatif. Qualifier des informations de « fake » suppose, en effet, paradoxalement, d’avoir une intuition de la vérité.

Le concept de vérité sert de référence inconsciente, de valeur implicitement partagée. La vérité, parfois, c’est ce qui manque, ce à quoi on aspire. Mais elle a besoin de temps pour émerger et s’imposer.

L’Académie d’agriculture de France : Connaître et transmettre

Avec l’augmentation rapide de la population mondiale, pour que chacun puisse manger sainement, boire, respirer, lutter contre les maladies, les problèmes à venir sont immenses et complexes. Nous aurons besoin de connaissances et d’expérimentation et de continuer à faire confiance à la science, aux valeurs qui la sous-tendent, à la qualité des hommes qui la font et la promeuvent.

Fidèle à sa devise : « L’ambition de connaître et la passion de transmettre », c’est ce choix de la science, au service de l’humanité, qui a fondé et qui légitime l’Académie d’agriculture de France. C’est le choix de participer, par l’activité de ses membres, français et étrangers, à la fois à la production de données scientifiques fiables, à la transmission de résultats avérés mais aussi d’être partie prenante, de manière dialectique, des controverses scientifiques ou sociétales en cours.

Elle dispose aujourd’hui de tous les moyens modernes de communication qui lui permettent de toucher un public plus large et d’interagir avec lui. Lutter contre les « fake news » et toutes les formes de désinformation dans les domaines qui relèvent de sa mission, agriculture, alimentation et environnement, fait partie désormais, plus que jamais, de sa mission.

Brigitte Laquièze, membre de l’Académie d’agriculture de France

L’INFORMATION DU MOIS

Nos agriculteurs bénéficieront-ils des progrès des nouvelles biotechnologies ?

Les nouvelles biotechnologies reposent principalement sur l’édition du génome, une des grandes révolutions des sciences de la vie, c’est-à-dire sur des modifications ciblées et ponctuelles des gènes sans ou avec insertion d’ADN étranger en utilisant notamment des « ciseaux moléculaires » (CRISPR-cas9). Les modifications sont infiniment plus précises et efficaces, et surtout d’un coût infime, par comparaison avec les précédentes techniques du génie génétique.

Le prochain colloque de l’Académie « Les nouvelles biotechnologies pour l’agriculture et l’alimentation » fera le point sur la question.

Les nouvelles applications pour l’amélioration des plantes sont de plus en plus nombreuses en Amérique comme en Chine, ainsi que pour éradiquer des insectes vecteurs de maladies des plantes, des animaux ou de l’Homme par guidage génétique.

Néanmoins, sans distinction factuelle entre les différents usages, sans envisager d’évaluer les produits, l’Union Européenne vient de les classer comme OGM réglementés. En dépit du rapport laudatif de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, nul doute que la France sur-transcrira cette réglementation, alors que nombre de pays américains et asiatiques ont décidé de ne pas réglementer l’usage des nouvelles biotechnologies.

La conséquence immédiate est le coût exorbitant de l’autorisation de mise sur le marché qui arrêtera les petites et moyennes entreprises semencières et favorisera les grandes multinationales. Mais, en rejetant tout risque commercial, ces dernières délaissent la création de variétés biotechnologiques adaptées aux conditions agro-climatiques européennes. Nos cultivateurs ne bénéficieront donc pas des avancées qui donneront des avantages décisifs aux Américains et aux Chinois (qui recrutent des biotechnologues par dizaines de milliers).

Une autre conséquence, dramatique pour le long terme, est révélée par le classement de Shanghai qui montre que la France, pays pionnier en biotechnologie, ne figure plus parmi les 100 premières universités ou instituts de recherche dans ce domaine d’avenir, même en prenant les aspects médicaux en compte.

Le cadre juridique européen favorise ainsi les distorsions de concurrence et mettra rapidement notre agriculture sous la dépendance de pays qui investissent massivement dans les biotechnologies.

Jean-Claude Pernollet, membre de l’Académie d’agriculture de France

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RETOUR SUR LES PRÉCÉDENTES SÉANCES DE L’ACADÉMIE

La révolution CRISPR – Cas 9 en élevage

10 octobre 2018

L’édition génomique par le recours aux techniques de mutagénèse dirigée doit permettre l’amélioration génétique des animaux d’élevage.

Ces avancées scientifiques pourraient répondre à de nombreuses attentes : correction d’anomalies génétiques, amélioration de la qualité des produits (suppression des allergènes du lait…), développement de la résistance aux maladies (tuberculose et mammites chez les bovins…). Ces techniques ont également l’avantage de préserver la diversité des races.

Toutefois, l’acceptation sociale nécessitera concertation, pédagogie et communication sur les intérêts communs entre les éleveurs et la société.

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Les fruits du futur à l’horizon 2035-2040

17 octobre 2018

Cette séance s’est nourrie d’une réflexion collective et prospective publiée en juillet 2018 dans le cadre des études de FranceAgriMer.

Quatre espèces ont été étudiées : pomme, poire, pêche-nectarine, abricot. Différents scénarios ont principalement pris en compte l’impact du changement climatique, la sensibilité des consommateurs aux résidus de pesticides, les signes de qualité et la sélection variétale.

Si le climat évolue, les maladies sont également en mouvement. Les professionnels s’interrogent sur le déplacement des zones de production dans le futur. Des difficultés ont également été soulignées sur le décalage dans le temps entre les exigences sociétales et politiques assez immédiates, alors que de nombreuses années sont nécessaires pour adapter les pratiques culturales et recourir à la création variétale.

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LES PROCHAINES SÉANCES DE L’ACADÉMIE

Les séances hebdomadaires (#seanceshebdos) de l’Académie d’agriculture de France se tiennent chaque mercredi de 14h30 à 17h00 (sauf en périodes de vacances scolaires).

Elles sont gratuites et accessibles à toutes et tous

Ce sont des moments « d’échanges privilégiés » avec des experts de renom sur les sujets traités.  

L’agenda complet de ces #seanceshebdos est disponible > En cliquant ici 

Voici la présentation de quelques-unes de ces futures séances :

Biodiversité et compensations écologiques : vers une perte zéro

7 novembre 2018

Les compensations écologiques ont pour but de compenser une perte de biodiversité liée à un aménagement ou un projet créateur de nuisances.

Cette séance va permettre de décrire les compensations écologiques en action : intérêts, limites, évaluations, acteurs et métiers. Il s’agit de réaliser un état des lieux et de préciser comment cette politique environnementale peut s’insérer ou non dans les politiques agricoles et de paysage en France.

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Quel est le rôle de l’épigénétique chez l’animal, le végétal et la bactérie ?

14 novembre 2018

L’épigénétique étudie la régulation de l’activité des gènes en fonction de variations dues au climat, à l’alimentation, aux pollutions…

Cette séance sera consacrée à l’étude des processus moléculaires participant à la régulation de l’expression des gènes, sans modification de l’information génétique. Différents exemples (les bactéries pathogènes sur l’hôte mammifère, l’amélioration variétale, l’épigénome des spermatozoïdes de taureaux) illustreront le rôle de ces processus moléculaires dans l’interprétation de l’information génétique.

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Antibiotiques et environnement

21 novembre 2018

Les antibiotiques sont des médicaments qui permettent de contrôler de nombreuses bactéries à l’origine de maladies infectieuses humaines et animales. Parallèlement, l’antibiorésistance est la capacité d’une bactérie à résister à l’action d’un antibiotique.

Le développement des antibiorésistances est de plus en plus préoccupant.

L’usage des antibiotiques en élevage suscite de nombreuses interrogations et cette séance a pour objectif de mieux connaître le devenir des bactéries résistantes dans l’environnement, d’apprécier le risque inhérent aux pratiques d’élevage et à terme d’orienter au mieux le contrôle de ces dangers.

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Faire face aux invasions de bioagresseurs exotiques en forêt

28 novembre 2018

La circulation de plus en plus intense des biens et des personnes et l’évolution du climat sont les principaux facteurs qui favorisent de nouvelles espèces de ravageurs et pathogènes sur notre sol.

Il est donc nécessaire d’anticiper l’arrivée de ces espèces, de détecter rapidement leur présence, d’évaluer les forêts et l’ensemble des arbres et d’élaborer des stratégies de prévention et de lutte.

Cette séance a donc pour objectif de présenter les avancées méthodologiques récentes dans ces domaines.

> En savoir plus 

LES AUTRES ACTIVITÉS DE L’ACADÉMIE

L’agriculture dans la bioéconomie

11 et 12 octobre 2018 – Beauvais

Ce colloque organisé par l’Académie d’agriculture et UniLaSalle à Beauvais s’adressait particulièrement aux étudiants qui auront à renouveler l’agriculture pour assurer la transition énergétique et lutter contre le changement climatique.

Une enquête IFOP réalisée en 2018 auprès de 1000 personnes montrent que 88% des Français ont une bonne image des produits biosourcés. 80% d’entre eux souhaitent avoir plus d’informations sur ces produits et considèrent qu’ils vont apporter aux agriculteurs une vraie solution pour sécuriser leurs revenus.

A la place du gaz et du pétrole, la bioéconomie devra valoriser une diversité de ressources issues de différentes filières. Mais le coût actuel des bioproduits handicape leur développement. Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité que ces produits bénéficient financièrement de leurs services environnementaux.

> Retrouver les grands moment du colloque sur la page Twitter de l’Académie 

Les nouvelles biotechnologies pour l’agriculture et l’alimentation

22 novembre 2018 – SNHF Paris

Nourrir 10 milliards d’habitants d’ici 2050 est un défi majeur du XXIème siècle. Ce défi ne peut faire l’impasse sur l’innovation et particulièrement sur les nouvelles biotechnologies pour des programmes d’amélioration génétique de micro-organismes, de races animales ou de variétés végétales.

Ce colloque fera le point sur les découvertes et les programmes de recherche en cours, les nouvelles réglementations européennes et leurs conséquences sur l’agriculture française. Il est organisé par l’Académie d’agriculture et se tiendra à la Société nationale d’horticulture de France (SNHF) à Paris.

DERNIÈRES PLACES DISPONIBLES

> En savoir plus 

Le prix de l’information scientifique

La complexité des choix liés aux sciences et aux technologies, l’accélération de l’innovation, la mondialisation… nécessitent que chacun puisse accéder à une information scientifique de qualité, garant de la vitalité du débat démocratique.

Les journalistes y tiennent une place centrale au côté des scientifiques. Par la remise d’un prix, l’Académie d’agriculture met donc à l’honneur les travaux journalistiques remarquables et les journalistes qui prennent en compte les enjeux du développement dans les domaines de l’alimentation, de l’agriculture et de l’environnement.

Les supports d’information peuvent être la presse écrite, les émissions de radio ou de télévision, les sites internet ou les blogs.

Les candidatures doivent être déposées à l’Académie d’agriculture avant le 31 décembre 2018.

> En savoir plus 

LES INITIATIVES DES PARTENAIRES DE L’ACADÉMIE

Eau, alimentation et changement climatique : revenir aux sources du développement durable

Au cours de ce petit déjeuner organisé par l’Association des amis de l’Académie d’agriculture (4AF), Guillaume Benoit a rappelé que les ressources en eau représentent un enjeu international de 1er rang. L’eau, c’est d’abord la pluie et « l’eau verte », c’est-à-dire contenue dans les sols et disponible pour les plantes.

Le fort accroissement démographique et le changement climatique aggravent une situation alimentaire délicate. La dépendance alimentaire est déjà de 50% pour le Maghreb, le Proche et le Moyen-Orient, alors que les experts annoncent une baisse de la pluviométrie dans les régions déjà pauvres en eau. Il est donc essentiel que les pays développent des politiques publiques pour des agricultures mieux intégrées dans leur environnement. Les voies d’adaptation sont multiples : stockage de l’eau, extension et efficience de l’irrigation, sélection de variétés adaptées, agriculture de conservation des eaux et des sols, collecte des eaux de ruissellement, recharge de nappes, réutilisation d’eaux usées traitées…

> En savoir plus (Voir le diaporama de l’exposé de Jean-Christophe Debar)

ANALYSES DE THÈSES ET COMMUNICATIONS DE RECHERCHE DE JEUNES CHERCHEURS

Vous venez de passer votre thèse, manifestez-vous ! Vous pourrez alors candidater pour une médaille d’argent. Contactez, pour ce faire : Anne-Marie Hattenberger (am.hattenberger.alfort@wanadoo.fr)

> En savoir plus sur les thèses

Vous voulez écrire une communication de recherche si vos travaux présentent des résultats innovants et originaux. Vous trouverez les instructions rédactionnelles à respecter sur le site Internet de l’Académie.

> En savoir plus sur les communications de recherche

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Les actualités en matière de thèses :

Pas d’actualité ce mois-ci…

 

DIFFUSION DES CONNAISSANCES

LES POTENTIELS DE LA SCIENCE POUR UNE AGRICULTURE DURABLE

La rapidité des avancées scientifiques est actuellement considérable.

Ainsi, un groupe d’académiciens de différents horizons a pour mission d’étudier les nouvelles capacités de la science au profit de la production et de la qualité des produits, de leur conservation, mais aussi de la préservation de l’environnement. 

Vous trouverez l’intégralité de leurs travaux > En cliquant ici  

Voici, ci-après, la présentation d’un thème qui y est développé (nous vous indiquons le chapitre dans lequel il est classé, pour faciliter votre accès au PDF):

Produits de biocontrôle en 2018 : réalités et défis

Le biocontrôle rassemble beaucoup de techniques et technologies connues depuis longtemps. Les pouvoirs publics ont décidé de promouvoir cette approche de protection des plantes pour réduire la consommation des molécules phytosanitaires de synthèse.

Mais cette démarche n’a de sens que si les produits de biocontrôle engendrent des progrès significatifs en protection de l’environnement et préservation de la santé humaine et animale.

L’auteur de ce document souligne que les dispositifs actuels de biosurveillance du territoire sont surtout focalisés sur les produits phytosanitaires de synthèse. Les produits de biocontrôle devraient donc y être soumis de la même manière avec des protocoles liés à leur spécificité.

Par Catherine Regnault-Roger, membre de l’Académie d’agriculture de France

Article à consulter dans le chapitre «Protection des cultures»                                     

DIFFUSION DES CONNAISSANCES

LES AVIS, RAPPORTS, POINTS DE VUE D’ACADÉMICIENS SUR… ET NOTES ACADÉMIQUES 

Les avis, rapports, points de vue d’Académiciens sur… et notes académiques sont les synthèses de travaux collectifs de groupes de travail issus de l’Académie d’agriculture de France ou communs à plusieurs Académies

Vous trouverez l’intégralité de leurs travaux > En cliquant ici  et En cliquant ici 

Non, il n’est pas établi que les aliments bio protègent du cancer

Un « Points de vue d’Académiciens sur… », signé par Léon Guéguen et Gérard Pascal, liste les 16 points qui explique pourquoi.

> En savoir plus                                   

DIFFUSION DES CONNAISSANCES

LES ARTICLES

Des articles portent sur des sujets très précis dans les domaines d’activités de l’Académie d’agriculture de France. Ils sont rédigés par des académiciens ou des personnalités externes présentées par un membre de la Compagnie.

Vous trouverez l’intégralité de leurs travaux > En cliquant ici  

Voici, ci-après, la présentation de quelques articles récents :

Planter des milliards d’arbres : pour limiter les changements climatiques

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié en octobre 2018 un rapport spécial pour évaluer les impacts d’un réchauffement de 1,5°C et les étapes pour contenir les émissions de gaz à effet de serre.

André-Jean Guérin, membre de l’Académie d’agriculture, a repris dans « Sentiers » un aspect de ses conclusions, celui relatif à la capture du CO2 par la végétation et les sols, en particulier par les arbres.

Bien sûr, il faudrait planter des milliards d’arbres ! Mais chacun peut y contribuer facilement. En effet, la plate-forme « A Tree for You » sélectionne les projets qui pourront être soutenus par les donateurs. Ces projets sont retenus pour leur capacité de capture de dioxyde de carbone, leur contribution à la biodiversité, la régulation des eaux, la protection de la restauration des sols, le respect des populations locales…

DIFFUSION DES CONNAISSANCES

LA FORET ET LE BOIS EN FRANCE EN 100 QUESTIONS

L’encyclopédie « La forêt et le bois en 100 questions » est née du besoin d’une meilleure information sur la forêt française et ses enjeux. Il s’agit d’une publication collective, en 10 chapitres, sous forme de fiches, dont les rédacteurs sont des membres de l’Académie ou des experts extérieurs.

Vous trouverez l’intégralité de la publication > En cliquant ici  

Voici, ci-après, la présentation de quelques fiches :

La pression des grands mammifères ongulés sur la forêt est-elle excessive?

Les promeneurs en forêt seraient bien surpris d’apprendre qu’aujourd’hui, le cerf compte 150 000 individus, que le chevreuil dépasse probablement les 1 500 000 et que la population de sangliers doit être comprise entre 1,5 et 2 millions d’individus.

Ces effectifs ont été multipliés par quatre, six ou huit en 40 ans selon les départements. L’extension des surfaces forestières, le renouvellement des plantations, la culture du maïs et les mesures de gestion mises en place par les chasseurs en sont les principales raisons.

Mais aujourd’hui, cette prolifération des grands animaux peut poser problème pour l’équilibre de la forêt. Cet article précise les conséquences d’une surpopulation et les mesures à mettre en œuvre pour rétablir l’équilibre forêt-gibier. 

Par Gérard Tendron, secrétaire perpétuel de l’Académie d’agriculture de France 

Fiche à consulter dans le chapitre 5

Les tempêtes causent-elles aux forêts des dommages croissants ?

Cet article présente tout d’abord les facteurs responsables des dégâts en forêt lors de tempête : topographie, exposition, sols, essences d’arbres… 1999 a été une année catastrophique avec plus de 200 millions de m3 abattus, soit quatre fois la récolte moyenne annuelle française.

Par ailleurs les forêts sont de plus en plus vulnérables : accroissement de la taille des arbres, difficultés liées à l’ancrage racinaire… La gestion des forêts doit aujourd’hui anticiper ces risques, en atténuer les impacts et créer une future forêt plus stable et plus résiliente, écologiquement et économiquement.

Par Yves Birot, membre de l’Académie d’agriculture de France

Fiche à consulter dans le chapitre 5

DIFFUSION DES CONNAISSANCES

LES REPÈRES 

Ce sont des fiches pédagogiques très synthétiques comprenant un graphique commenté qui apporte un éclairage novateur sur un sujet concernant l’agriculture.

Vous trouverez l’intégralité de ces fiches en cliquant ici.

Voici, ci-après, la présentation du contenu de quelques fiches:

Production de céréales : la France comparée aux grands exportateurs mondiaux en matière de surfaces par exploitation

Opinion répandue : « Notre territoire comporte trop de grandes exploitations agricoles et l’avenir est sûrement à des fermes familiales de moindre importance »

L’analyse de l’Académie d’agriculture : « La France compte 110 000 exploitations cultivant des céréales et spécialisées en grandes cultures ou en polyculture-élevage. Comparée à la taille des exploitations céréalières des principaux pays exportateurs, la surface des fermes françaises est considérablement plus faible. Selon l’APBG, l’avenir de nos exploitations passe à la fois par un renforcement de l’offre qualitative (teneur en protéines plus élevées, moindre humidité des grains…), plus de dynamisme à l’export et par la création de nouvelles filières (labels, chimie du végétal…)

Evolution des surfaces cultivées avec des plantes génétiquement modifiées – Ensemble du monde de 1996 à 2017

Opinion répandue : « Les cultures de plantes génétiquement modifiées qui sont très contestées sont en régression »

L’Académie d’agriculture précise : « En 2017, ces cultures occupaient plus de 13,5% de la surface agricole utile de la planète, et sont en progression constante. 17 millions d’agriculteurs de 26 pays, dont 19 pays en développement et 5 pays développés en cultivent. Ces pays regroupent 60% de la population mondiale : 7,1 millions de Chinois et 7,7 millions d’indiens cultivent des plantes génétiquement modifiées. Plus de 90% de ces agriculteurs sont des agriculteurs à faible revenu qui travaillent de petites surfaces… ».

A NOTER AUSSI…

Les événements qui ont déjà eu lieu sont cités ici pour information

Début novembre 2018 : Le financement participatif par l’Académie d’agriculture pour la sauvegarde, puis l’édition, de 83 planches sur vélin réalisées à partir de 1807 sur les cépages de vignes, SE POURSUIT.

10 000 euros sur 40 000 euros sont à collecter dans un premier temps, 7 400 l’ont été à ce jour.

> CONTRIBUER !!!

 

Avant le 15 novembre 2018 : dépôts des dossiers de candidature des équipes d’étudiants au concours Make IT Agri

Ce concours a pour objectif de « favoriser l’innovation numérique pour améliorer les pratiques agricoles en matière environnementale ».

> En savoir plus  

 

13 novembre 2018 : journée sur les « Pollutions accidentelles des eaux de surface » – Office international de l’eau – Paris

Il est grand temps de s’inscrire.

> En savoir plus  

 

13 et 14 novembre 2018 : colloque national DEPHY – Cité des sciences et de l’industrie – Paris

Ce colloque s’adresse à l’ensemble des acteurs de l’agriculture, de l’environnement et de la recherche. Agriculteurs, conseillers, animateurs, techniciens et chercheurs du monde agricole témoigneront de leur expérience au sein du réseau DEPHY qui regroupe plus de 3000 agriculteurs engagés dans la réduction des produits phytosanitaires.

> En savoir plus  

 

14 et 15 novembre 2018 : colloque « Enjeux sur le sol : les dispositifs de longue durée pour répondre aux questions d’aujourd’hui et de demain » – Inra Versailles

Et c’est tout bientôt.

> En savoir plus  

 

14 et 15 novembre 2018 : université d’automne des « living labs » en agriculture et en agroalimentaire à Clermont-Ferrand

Ce sont des laboratoires d’innovation où citoyens, habitants et usagers sont des acteurs clés des processus de recherche et d’innovation.

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14 et 15 novembre 2018 : séminaire Démocratie alimentaire organisé par l’INRA et l’Institut de management de Montpellier

Attention, le nombre de places est limité !

> En savoir plus  

 

15 novembre 2018 : Atelier sur les « Chaînes de valeurs agricoles et compétitivité de l’agriculture familiale » – Agence française de développement à Paris.

Il est grand temps de s’inscrire.

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17 novembre 2018 : colloque intitulé « 50 ans de lutte contre les pseudosciences et pour la promotion de la démarche scientifique » de l’Association française pour l’information scientifique (AFIS) au Palais de la Découverte à Paris

Trois membres de l’Académie d’agriculture participeront à la table ronde « Agriculture, santé et environnement : la science inaudible »

> En savoir plus  

 

20 novembre 2018 – premières assises de l’œnotourisme – Paris – Palais des Congrès

Il est grand temps de s’inscrire.

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20 novembre 2018 : Les Mardis du Quai Voltaire ont pour thème « Les médias aiment-ils l’agriculture ? » – 19h à Paris

Il est grand temps de s’inscrire.

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22 novembre 2018 – « Territoires en transition : quels projets pour les agriculteurs ? » – Fondation Avril et Sol et Civilisation à Paris.

Il est grand temps de s’inscrire.

> En savoir plus  

 

Avant fin 2018 – dépôts des candidatures pour les prix de l’Association pour la valorisation de la recherche en économie et gestion agroalimentaire (AREA)

Ces prix récompensent des thèses, des masters et mémoires sur les travaux en économie et gestion agricoles, agro-alimentaires et alimentaires.

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Avant le 19 janvier 2019 : inscription des classes de l’enseignement agricole au jeu-concours « Je filme le métier qui me plaît »

La remise des prix se fera au Grand Rex en présence de l’acteur Jean Dujardin.

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 LES OUVRAGES PROPOSÉS PAR L’ACADÉMIE

Vous avez apprécié un ouvrage. Pour qu’il puisse paraître dans ce chapitre, 
contactez : Christine Ledoux (
christine.ledoux@academie-agriculture.fr)

Les ouvrages présentés sur le site Internet de l’Académie d’agriculture de France ont été lus très attentivement par un Académicien. Vous disposez ainsi d’une analyse, qui vous permettra de mieux appréhender son contenu et connaître tout ce qu’il peut vous apporter.

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Au-delà des OGM

Depuis une vingtaine d’années, les organismes génétiquement modifiés (OGM) agricoles ont fait l’objet d’une controverse qui a conduit la presque totalité des Etats européens à refuser leur mise en culture. Parallèlement, dans le monde, de nombreux pays, et en majorité des pays en développement, les cultivent de façon croissante.

Aujourd’hui, de nouvelles techniques permettent des changements contrôlés et précis dans le génome des organismes. Quelles perspectives ouvrent-elles ? Quelles sont leurs applications en productions animales et végétales ? Quels seront les termes du débat sociétal et éthique ?

Dix auteurs d’horizons différents s’expriment sur ce sujet d’actualité et sur la place dévolue aujourd’hui à la science dans la société et dans la parole publique.

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Vous avez dit libre-échange ? 

L’accord de « Partenariat » Economique Union Européenne – Afrique de l’Ouest

Jacques Berthelot est connu pour sa connaissance encyclopédique des traités internationaux. Ce livre s’attaque aux accords de partenariats économiques, d’une grande complexité et sans bénéfices équitables évidents.

Les « experts » de l’Union européenne sont persuadés que la meilleure méthode consiste à libéraliser les échanges, idéalement sans droits de douane. Mais les états africains tirent l’essentiel de leurs recettes fiscales de ces droits de douane et il faudrait que les marchés fonctionnent bien et assurent des prix stables liés aux coûts de production !

Ce livre aborde presque toutes les questions du « droit du développement » et mérite d’être lu par toutes les personnes concernées.

Ecologie intensive

La nature, un modèle pour l’agriculture et la société

Dans un nouvel ouvrage, Michel Griffon, ingénieur agronome, explique la nécessité de changer nos modes de production face au réchauffement climatique, à l’épuisement des ressources et à l’accroissement de la population mondiale.

Il explique que la biosphère est un ensemble d’écosystèmes qui contient un immense stock de technologie. « La compréhension du monde doit être la priorité absolue ». Ainsi, il est possible de s’inspirer du vivant, en intensifiant les processus naturels. Un développement agricole plus productif est possible, tout en étant écologique et équitable.

Ce livre scientifique présente une approche approfondie et globale des rapports de l’humanité avec la nature qui est proposée comme modèle pour une agriculture écologiquement intensive.

 EN DÉBAT…

Des scientifiques européens lancent un appel pour préserver l’innovation en agriculture

Le 25 juillet 2018, la Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt sur le statut juridique des organismes obtenus par mutagénèse, sans insertion d’ADN étranger à l’espèce. Elle considère que ces produits doivent être encadrés au même titre que les OGM.

C’est pourquoi des scientifiques représentant plus de 85 centres et instituts européens de recherche sur les plantes et les sciences de la vie lancent un appel aux décideurs afin qu’ils préservent l’innovation en agriculture.

En effet, les nouvelles techniques innovantes permettent des améliorations génétiques avec une efficacité et une précision très élevées. La décision actuelle de la Cour de justice aurait pour conséquence de priver les agriculteurs de variétés végétales « plus résilientes au climat et plus nutritives, qui sont nécessaires de toute urgence pour répondre aux défis écologiques et sociétaux actuels ».

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L’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) propose un plan de sauvegarde

Pour cette association, « l’avis émis par la Cour de justice de l’Union européenne sur le statut de la mutagénèse risque fort d’aboutir à une situation de blocage… Les filières semencières européennes se retrouveraient alors dans l’incapacité de créer rapidement les variétés nécessaires pour répondre aux défis liés à la réduction d’utilisation des produits phytosanitaires et aux changements climatiques ».

Conjointement avec d’autres organisations, L’AFBV a entrepris une démarche auprès de la Commission européenne. Elle propose de mettre en place un processus de validation pour les plantes issues de l’édition génomique (mutagénèse).

Ce processus est déjà mis en place dans d’autres pays. Aussi, pour l’Association française des biotechnologies végétales, ces mesures de sauvegarde des nouvelles techniques d’amélioration des plantes doivent être prises de façon urgente pour éviter que l’Union européenne ne se retrouve pour sa sécurité alimentaire sous la dépendance des grands pays agricoles qui investissent massivement dans ces nouvelles technologies très prometteuses.

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LES SERVICES DE L’ACADÉMIE

Le fonds documentaire de l’Académie accessible sur Gallica

Un contrat de numérisation des principales collections de la bibliothèque de l’Académie a été passé avec la Bibliothèque nationale de France (BnF).

La collection complète jusque 2002 des Bulletins, Mémoires et Comptes-Rendus de notre compagnie depuis son origine en 1761 a été livrée à la BnF en mars 2010.

Sur les 232.000 pages confiées à la BnF (notre collection complète) 160.000 pages sont en ligne soit 69% se décomposant ainsi : 92 % pour le 18ème siècle, 79% pour le 19ème siècle et 58% pour le 20ème siècle.

La plupart des documents en ligne permettent une recherche par mot, ceci grâce à l’opération de reconnaissance des caractères.

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La location des salles historiques de l’Académie

Situées au cœur de Paris, 18, rue de Bellechasse – Paris 7ème arrondissement, les salles de l’Académie d’agriculture de France peuvent être réservées pour des réunions. 

Contact : EasyRéunion

Réservation en ligne

 

Le MENSUEL est une publication de l’Académie d’agriculture de France

Directeur de la publication : Gérard Tendron
Rédacteur en chef : Christian Saber
Secrétaire de rédaction : Philippe Kim-Bonbled

Comité de rédaction : Catherine Aubertin, Alain Bernard, Michel Candau, Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader, Jean-François Colomer, Andrée Dessert-Corvol, Jean-Pierre Guyonnet, Anne-Marie Hattenberger, Philippe Kim-Bonbled, Constant Lecoeur, Christian Saber, Nadine Vivier, Guy Waksman.

Sources photographiques : You tube, La Fabrique du changement, fr.rbth, maman pour la vie, France Bleu, Prévention Santé, Inra, Ouest-France, AFP, Wikipédia, Pinterest, A tree for you, Wikimédia, La Croix, Presses des Mines, l’Harmattan

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Webinaire Afes d’A. Brauman : la qualité des sols

Le jeudi 6 décembre 2018 de 16h à 17h30

Alain Brauman, directeur de recherche à l’IRD, UMR Eco&Sols à Montpellier

La qualité des sols,  nouvelle vision d’un vieux concept

Pour proposer de nouvelles voies de gestion des sols, il est nécessaire de développer des méthodes opérationnelles d’évaluation de la qualité des sols. Cette qualité a été définie comme la capacité des sols à fonctionner (Karlen et al., 1997), pourtant les mesures se focalisent plutôt sur son état et ses propriétés que sur son fonctionnement. Nous proposons un nouveau cadre conceptuel d’évaluation fonctionnelle de la qualité des sols basé sur la mesure directe des fonctions portées par les assemblages biologiques du sol comme l’a définie (Kibblewite et al., 2008). A partir de ce cadre, un nouveau set d’indicateurs, nommé Biofunctool, a été développé et sera présenté.

Pour s’inscrire au webinaire  : https://attendee.gotowebinar.com/register/8453424020811372033

  

Sans sol, il n’y a ni agriculture, ni civilisation

Par Sarah Singla, agricultrice et vice-présidente de l’association pour la promotion d’une agriculture durable

Sarah Singla, agricultrice installée en région Occitanie, défend une vision humaniste de sa profession.

Le sol est la base de l’agriculture et par conséquent de l’alimentation. Un bon fonctionnement des sols agricoles est nécessaire pour assurer la santé des cultures et des consommateurs. Sans sol, il n’y a ni agriculture, ni civilisation. Nous sommes producteurs, nous sommes aussi citoyens et consommateurs. Nous voulons produire des aliments sains, en quantité et qualité, tout en minimisant notre impact sur l’environnement. Nous avons bâti des systèmes qui produisent et régénèrent les sols au lieu de les dégrader.
Nous nous inspirons de la nature

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, par le biais de l’agriculture de conservation des sols (ACS), nous protégeons et restaurons les sols et les écosystèmes tout en répondant aux enjeux de production. Nous nous inspirons de la nature qui a développé des systèmes performants issus de l’abondance de la biomasse végétale et animale la plus variée possible. En produisant sans travailler le sol, nous améliorons la qualité de l’eau en supprimant l’érosion, le ruissellement et les pollutions. En couvrant le sol toute l’année avec du végétal vivant, nous constatons un accroissement permanent de la biodiversité végétale et animale : des micro-organismes jusqu’aux oiseaux et mammifères. Enfin, nos systèmes de culture sont plus résilients vis-à-vis des aléas climatiques qui s’intensifient et nous aidons à la lutte contre le réchauffement climatique grâce au stockage du carbone dans de nombreux sols cultivés. Cela permet la pérennité des systèmes de culture, tant sur les plans environnementaux, que sociaux et économiques tout en répondant aux besoins de la société. Nous pilotons nos systèmes de culture en nous basant sur du résultat et non sur un cahier des charges.

Une révolution agricole qui vient de la  base

Cette révolution agricole vient de la base. Elle vient du terrain. Depuis ses débuts jusqu’à récemment, elle a été portée et développée par des agriculteurs inventifs et courageux. Ces derniers ont été très peu soutenus au départ et ont eu raison de persévérer. L’agriculture a une finalité qui est celle de produire de l’alimentation tout en développant une bioéconomie circulaire qui, seule, permet d’avoir des systèmes durables. L’«agriculture naturelle» n’existe pas. Nous avons besoin de pouvoir utiliser tous les outils, existants ou à venir, pour continuer d’améliorer nos systèmes. Supprimer des outils et nous laisser dans l’impasse sans avoir identifié des alternatives réelles et viables anéantirait tous les bénéfices cités ci-avant.

Nous demandons aux dirigeants et à la société civile, d’être bienveillants et de faire confiance aux producteurs car, derrière chacun d’eux, il y a des hommes et des familles qui nous nourrissent tous. Tous les producteurs doivent être respectés et reconnus comme de véritables partenaires professionnels par l’ensemble des acteurs. Pour le bien de tous, la valeur ajoutée produite sur nos fermes, grâce à nos savoir-faire, qui contribue à dynamiser les territoires, doit être équitablement partagée. À l’inverse, il est contre-productif que des opérateurs, avec du greenwashing, détournent notre image à leur profit et se servent de ce que nous faisons pour s’approprier la valeur qu’ils ne créent pas.

Parce que l’agriculture est avant tout une histoire d’hommes, de territoires et de projets collectifs, pour que notre métier reste une profession à part entière, viable et vivable aujourd’hui et pour les générations à venir : faisons vivre nos sols, nos producteurs et nos campagnes.

A lire sur :
https://www.liberation.fr/a-table-citoyens/2018/10/26/sans-sol-il-n-y-a-ni-agriculture-ni-civilisation_1687753

Webinaire Afes de J. Poulenard : « Les sols et le temps : vitesse et trajectoires d’évolution des sols à l’Holocène »

Le prochain webinaire de l’Association Française pour l’Etude des Sols sera consacré à l’évolution des sols au cours de l’Holocène et sera donné par Jérôme Poulenard, professeur à l’Université de Savoie Mont Blanc.
Comme d’habitude, l’inscription à ce webinaire est gratuite et se fait à travers les lien que vous trouverez ci-dessous. Attention à la date (un vendredi) et à l’heure inhabituelle (15 h).

Le vendredi 23 novembre 2018 de 15h à 16h30

Jérome Poulenard, professeur à l’Université de Savoie Mont Blanc, laboratoire EDYTEM

Les sols et le temps : vitesse et trajectoires d’évolution des sols à l’Holocène

Le temps est très clairement le facteur de formation et d’évolution des sols le moins connu. Or la manière dont les sols évoluent, les vitesses et les modalités de réponses de la couverture pédologique aux changements (climatiques et d’usages des sols notamment) apparaissent clefs dans un environnement en mutation. Cette méconnaissance engendre des difficultés sérieuses sur notre capacité à prévoir l’évolution future du fonctionnement de la zone critique.  On se propose de partager ici, sur la base de résultats issus des travaux de l’auteur, quelques réflexions conceptuelles et méthodologique sur les manières d’aborder le temps en science des sols.

Pour s’inscrire au webinaire  : https://attendee.gotowebinar.com/register/2519473015309461763

ISRIC spring school on digital soil mapping, classification and assessment

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ISRIC – World Soil Information is pleased to announce that the Spring School will be organized from May 20 to May 24, 2019, in Wageningen, the Netherlands. ISRIC Spring School is designed for soil and environmental scientists, students, experts and professionals in natural resources management. It consists of two five-day courses that are run in parallel:

Hands-on Digital Soil Mapping (DSM)

This course introduces methods and software for management, analysis and mapping of soil type and soil properties within the R environment for statistical computing. The course alternates between lectures and computer exercises and covers a variety of subjects, such as geostatistics, linear regression and machine learning for soil mapping, quantification of uncertainty, sampling, and soil map validation. The course aims at soil geographers and environmental scientists who want to learn more about the theory and practice of digital soil mapping. After this course participants will be able to apply the methods learnt to their own datasets. Lecturers are experienced pedometricians and soil data analysis specialists.  

World Soils and their Assessment (WSA)

This is a course on the soils of the world and their assessment. It will provide an introduction to the soils of the world and their diversity, their main forming factors, classification (according to the World Reference Base for Soil Resources 2014, update 2015), and management. The course will include lectures, hands-on exercises and a field excursion in the area around Wageningen. Furthermore, a full day in the programme is dedicated to soil functions and regional planning as well as soil management strategies for soil conservation and optimization of soil functions. The course will make use of the facilities of the World Soil Museum.

For more information about the ISRIC Spring School please visit:
http://www.isric.org/utilise/capacity-building/springschool/