Reprogrammation journée technique Qualité biologique des sols urbains – Dijon 8 novembre 2018
De nombreux acteurs scientifiques et techniques de cette liste interviennent lors de cette rencontre.
Le programme complet en pièce jointe.
Inscriptions et informations avec le lien ci-dessous. [A noter question tarif, que parfois certains ignorent que leur structure est adhérente à Plante & Cité (ex. INRA). Vous pouvez vérifier au cours de l’inscription, ou écrire préalablement à martine.rusin@plante-et-cite.fr]
https://www.plante-et-cite.fr/specif_actualites/view/404/
43èmes Journées Scientifiques du GFHN : Dégradation et restauration des sols en climat aride et semi-aride/ Report de date limite
EN CLIMAT ARIDE ET SEMI-ARIDE : mesure, caractérisation et modélisation des processus hydriques
3ème MOOC « L’Eau et les Sols- hydrodynamique des milieux poreux »
Il est entièrement gratuit et ouvert. Les inscriptions se font en ligne dès maintenant : https://www.edx.org/course/leau-et-les-sols-hydrodynamique-des-louvainx-louv18x.
Il se donnera du 3 septembre 2018 au 3 janvier 2019.
Colloque : « Agriculture de conservation des sols » / 21 septembre 2018 / Paris
1 – technique : sur les pratiques, les défis techniques, les avantages agronomiques et les services écosystémiques rendus (principalement le matin) ;
2 – projet : avec notamment des exemples concrets de projets de territoire, la question de l’accompagnement et de la MAEC SOL_01 ciblée sur l’ACS (après-midi).
L’inscription est obligatoire sur http://www.apad.asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=305
Colloque « Préserver la fertilité des sols agricoles : comment diagnostiquer et lutter contre les tassements ? » – 11 septembre 2018
Agro-Transfert Ressources et Territoires et ses partenaires ont le plaisir de vous inviter au colloque
« Préserver la fertilité des sols agricoles : comment diagnostiquer et lutter contre les tassements ? »
qui aura lieu le 11 septembre 2018 à Villequier Aumont (02).
Ce colloque présente les résultats du projet Sol-D’Phy. Vous trouverez le programme complet ci-dessous.
Les inscriptions et la réservation des repas sont ouvertes sur : https://www.weezevent.com/colloque-de-restitution-sol-d-phy
La lutte contre l’artificialisation des sols nécessite d’alléger la taxation du foncier non-bâti
Alors que le gouvernement vient d’annoncer un objectif de zéro artificialisation nette des sols, Guillaume Sainteny explique que le statut du fermage et la fiscalité actuelle entravent les progrès en ce sens.
Lire l’interview sur :
https://www.actu-environnement.com/ae/news/guillaume-sainteny-lutte-artificialisation-sols-taxation-foncier-non-bati-alleger-31741.php4#xtor=EPR-1
AP3C : Adaptation des pratiques culturales au changement climatique
http://www.sidam-massifcentral.fr/projets/securisation-systemes/ap3c/resultats
Notamment la méthode utilisée pour faire ses projections. La même étude est en cours de finalisation sur 47 départements français (Nouvelle-Aquitaine, Bretagne, Pays de la Loire et Normandie et le Massif Central). Les projections sont faites sur les précipitations et sur les températures à l’horizon 2050.
Revue Openfield 11 : le Sol
COLLOQUE Ruis’sol – 2 octobre 2018 – ARRAS
Les mots de l’agronomie
Un certains nombres de rubriques traitent de la pédologie à proprement parler.
Indicateurs de sensibilité des sols forestiers à une récolte intensive de biomasse
Dans le contexte de la forêt française où les amendements/fertilisations sont très rares, mais où les récoltes intensives de biomasse se développent, ces indicateurs ont pour fonction d’aider les gestionnaires à identifier les écosystèmes sensibles (sans recours aux analyses de terre, bien connues des agronomes
mais qui ne sont pas utilisées par les forestiers).
Les livrables finaux de ce projet sont en ligne sur le site de l’ADEME :
https://www.ademe.fr/insense-indicateurs-sensibilite-ecosystemes-forestiers-soumis-a-recolte-accrue-biomasse
Chiffres clés « Environnement & agriculture » – juin 2018
Vous le trouverez sous le lien suivant :
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2764/1186/environnement-agriculture-chiffres-cles-edition-2018.html
Workshop sur la séquestration du carbone des sols – Paris – 8 au 10 octobre 2018
Dans le cadre de l’institut de convergence CLAND, un workshop intitulé
‘Emerging challenges in large scale soil carbon sequestration’ est
organisé du 8 au 10 octobre 2018.
Voir les détails dans la plaquette ci-dessous.
Un plan biodiversité pour lutter contre l’artificialisation des sols
Combattre les méfaits de l’agriculture intensive et lutter contre l’artificialisation des sols sont les deux marqueurs du plan biodiversité présenté ce 4 juillet lors d’un comité interministériel présidé par Edouard Philippe.
Il ne comprend pas moins de 90 mesures. Mais au-delà des annonces attendues sur la protection des espèces et sur l’action internationale de la France, le gouvernement veut faire ressortir deux thématiques fortes du plan biodiversité présenté ce mercredi 4 juillet par le Premier ministre. Il s’agit de la lutte contre l’artificialisation des sols et de la mutation de l’agriculture intensive.
« La biodiversité est essentielle à notre survie », rappelle Édouard Philippe. « Protéger la biodiversité ne doit (…) plus être perçu comme un coût, mais comme un investissement. Un investissement dans un capital naturel dont nous tirons tous profit », ajoute le chef du gouvernement, qui annonce 600 millions d’euros de crédits d’État supplémentaires sur les quatre prochaines années, qui s’ajoutent au milliard et demi d’euros de dépenses publiques consacrés chaque année à la protection de la biodiversité.
Zéro artificialisation nette des sols
Le gouvernement prévoit le renforcement du contrôle de légalité des documents d’urbanisme par le préfet, une obligation légale de favoriser la densification pour éviter l’étalement urbain, la possibilité pour les préfets de suspendre des opérations d’aménagement commercial compromettant des opérations de revitalisation urbaine ou encore l’obligation de perméabiliser les nouvelles surfaces de parking construites.
De nombreux aménagements échappant à la séquence éviter-réduire-compenser (ERC), le gouvernement envisage également d’abaisser à 1.000 mètres carrés le seuil d’étude d’impact pour les surfaces commerciales. L’objectif est de privilégier leur installation en centre-ville plutôt qu’en périphérie. Face au déficit de contrôle du suivi des mesures de compensation, le gouvernement rappelle l’existence d’un outil de géolocalisation de ces mesures et annonce la mise en place d’une cellule nationale d’appui aux préfets.
Lire la suite de l’article sur :
https://www.actu-environnement.com/ae/news/plan-biodiversite-artificialisation-sols-agriculture-31626.php4#xtor=EPR-1
Dégradation massive des terres à l’échelle planétaire
Plus de 50 % de la surface terrestre est aujourd’hui affectée par ce mécanisme lié aux variations climatiques et aux activités humaines.
« Au cours des vingt dernières années, les pressions sur les terres et les sols ont considérablement augmenté. Pour préserver notre planète pour les générations futures, nous devons de toute urgence changer la façon dont nous traitons ces précieuses ressources. » Tibor Navracsics, responsable du Centre commun de recherche (JRC), le service scientifique de la Commission européenne, a tiré le signal d’alarme lors de la présentation, le 21 juin, du travail coordonnée par les experts de l’Union européenne.
Le JRC rendait publique, ce jour-là, la troisième édition de l’Atlas mondial de la désertification – publié une première fois en 1992, au moment du Sommet de la Terre de Rio, puis dans une nouvelle mouture en 1997 –, un document de 248 pages, touffu mais riche d’informations sur l’état de dégradation des terres à l’échelle planétaire.
Chaque année, une surface équivalente à la moitié de la taille de l’Union européenne (UE) – soit plus de deux millions de kilomètres carrés – est dégradée, l’Afrique et l’Asie étant les deux continents les plus touchés. « On peut s’accorder à dire que plus de 50 % de la surface terrestre est aujourd’hui affectée par ce mécanisme lié aux variations climatiques et aux activités humaines, et que le phénomène va grandissant », estime le géographe et principal auteur de l’ouvrage, Michael Cherlet
Lire la suite de l’article sur LeMonde.fr :
www.lemonde.fr/planete/article/2018/07/03/degradation-des-terres-massive-a-l-echelle-planetaire_5324877_3244.html
Lettre des Annales des Mines – Sols en danger : réduire l’artificialisation
Notre dernière parution
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Série Responsabilité & Environnement
n° 91 – Juillet 2018
Sols en danger : réduire l’artificialisation
Coordonné par Dominique DRON et
André-Jean GUERIN
Les sols sont les supports des principales ressources utilisées par les hommes. C’était vrai hier : nourriture, matériaux, énergie, paysages, et même, très longtemps, les principales incarnations du sacré (arbres, forêts…). Aujourd’hui, si d’autres sources d’énergie ont pu (charbon, pétrole, gaz, uranium) et pourraient prendre le relais (soleil direct, vent), la nourriture reste d’abord terrestre, et la bioéconomie promet, demain, de remplacer de plus en plus les polymères pétrosourcés par des chaînes moléculaires issues du vivant, en milieu
confiné ou en plein air, voire de l’océan.
Mais à la condition de connaître, de respecter et d’entretenir les processus du renouvellement de la vie sur longue période).
Aujourd’hui, l’humanité utiliserait entre 12 et 16 milliards de tonnes de matière sèche. C’est moins de 10 % du total de la production primaire nette de biomasse et moins de 20 % de celle accessible. Cette récolte représente de 5 à 7 gigatonnes d’équivalent pétrole (Gtep) par an (soit de 210 à 294 exajoules (EJ)/an), soit plus que celle du charbon (3,9 Gtep, soit 164 EJ), du pétrole (4,4 Gtep, soit 185 EJ) ou du gaz (3,2 Gtep, soit 134 EJ). La biomasse demeure la première source mondiale d’équivalent énergétique. Cette ressource suit des transformations plus ou moins longues et complexes. Elle ne sert que pour 15 % à l’alimentation humaine directe. Tout le reste va vers l’industrie (20 %, hors industrie alimentaire), l’énergie (chaleur, cuisine, chauffage, traction animale, pour 33 %) et sert également à nourrir les animaux d’élevage (32 %), lesquels sont eux-mêmes, pour l’essentiel, destinés à l’alimentation humaine.
L’enquête : Les sols agricoles négligés par les lois ; Bien connaître les sols aide à mieux les protéger (2018)
Ce document est composé de deux articles sur la mise en place de protections des sols en France. Le premier traite de la nécessité d’établir de nouvelles lois pour les protéger puisque les sols agricoles disparaissent ou sont dégradés par l’urbanisation, les pollutions, l’érosion ou encore le tassement. Un projet de directive européenne de la protection des sols, discuté en 2006, a été définitivement abandonné en 2014. Selon Céline Collin-Bellier, présidente de l’association française de l’étude des sols, ce texte s’avérait trop ambitieux pour être accepté par toutes les parties prenantes. Elle précise toutefois qu’il serait judicieux de mettre une directive en place (comme c’est déjà le cas pour l’eau et pour l’air), voire de créer des Agences des sols en comparaison aux Agences de l’eau. Elle précise qu’il existe des textes de protection des sols en France, mais qu’ils ne sont pas suffisants pour les protéger car ils mettent en concurrence des droits fonciers et environnementaux. Solène Démonet (chargée des pollutions industrielles chez FNE) et Dominique Arrouays (INRA d’Orléans) expliquent que les sols participent au patrimoine commun et que ce sont souvent les meilleures terres agricoles qui doivent faire face à l’urbanisation. Dans le second article, Joël Moulin, pédologue à la Chambre d’Agriculture de l’Indre, indique qu’une directive ne suffirait pas à gérer la protection des sols à l’échelle de la France car il existe de grandes disparités géomorphologiques. Il faut, pour lui, aller au-delà des textes, bien connaître les sols et prendre conscience que ce n’est pas un milieu à consommer.
A lire sur :
https://abiodoc.docressources.fr/index.php?lvl=notice_display&id=38745
Workshop ‘BioPolitiques des sols et sous-sols’
PROGRAMME
2 juillet 9h30-17h30
IRSTEA 2 rue de la Papeterie campus universitaire St Martin d’Hères – Salle Ecrins
9h30 accueil café
9h45-10h30 Céline GRANJOU, Lauric CECILLON, Isabelle ARPIN (Irstea Grenoble, LESSEM), Jérôme POULENARD et Yves PERRETTE (Edytem), Coralie MOUNET (Pacte), Roberto GEREMIA (Leca)
‘Introduction au workshop et présentation du projet AlpSols’
10h30-11h15 Germain MEULEMANS, post-doc en anthropologie, centre A. Koyré, Institut Francilien Recherche Innovation Société IFRIS
‘Le coming out des sols des villes : reconquérir ou réanimer ?’
11H15-12h Marine CAVANESE, doctorante en sociologie et histoire au centre Max Weber, Université Lyon et Florian CHARVOLIN, Directeur de Recherches en sociologie, centre Max Weber, Cnrs.
‘Approche sociohistorique des sites et sols pollués en France et dans l’Agglomération lyonnaise’.
12h-12h45 Roberto GEREMIA, Directeur de Recherches en écologie microbienne, Laboratoire d’Écologie Alpine, Cnrs.
‘Rendre le sol visible et lisible : Projet de film sur le sol’
13h-14h : buffet-repas
14h-14h45 : Pierre-Alain MARON, chargé de recherche en écologie microbienne, et Lionel RANJARD, Directeur de Recherches en écologie microbienne, UMR Agro-écologie, Inra Dijon,
‘La qualité microbiologique des sols: bilan et intérêt pour les productions agricoles’
14h45-15h30 :
Suzanne LUTFALLA, postdoctorante en biogéochimie des sols au Laboratoire de Géologie de l’École Normale Supérieure, Paris
‘Un exemple de biopolitique du sol : l’initiative « 4 pour 1000. Les sols pour la sécurité alimentaire et le climat ’
15h30-15h45 : café
15h45-16h30 : Pierre-Olivier GARCIA, maître de conférence en géographie UMR Pacte, Univ. Grenoble Alpes.
‘Faire advenir le stockage géologique comme dispositif de gouvernement des flux de CO2’
16h30-17h30: le sol comme objet interdisciplinaire : discussion introduite par Jérôme POULENARD, professeur de pédologie, Edytem, Univ. Savoie-Mont Blanc, et Olivier LABUSSIERE, chargé de recherches en géographie, UMR Pacte Univ. Grenoble Alpes.
17h30 : fin de la journée
Inscription auprès de celine.granjou@irstea.fr
L’atelier est soutenu par le projet AlpSols ‘Approche interdisciplinaire des rapports sols/sociétés à l’heure du changement climatique’ financé par le Labex ITEM et par la fédération FREE Alpes.
Biopolitiques des sols et des sous-sols : cadrage général
Notamment abordé en sciences sociales sous l’angle des enjeux de propriété ou d’usufruit du foncier et de souveraineté territoriale, le sol (sous nos pieds) demeure largement perçu comme un socle inerte fournissant son support matériel à l’existence biologique et sociale des êtres vivants qui peuplent sa surface. Rompant avec une approche « de surface » centrée sur l’acquisition et les usages du sol, l’objectif de cet atelier est de questionner les rapports des sociétés à leurs sols et sous-sols considérés dans leur épaisseur tri-dimensionnelle de milieu matériel et vivant.
Inspiré par une littérature récente dans le champ des humanités environnementales, qui appelle à développer de nouvelles formes d’attention et de soin vis-à-vis des formes de vie, d’activité et de vulnérabilité associées aux mondes souterrains, l’atelier vise à susciter un regard critique pluridisciplinaire sur le développement des biopolitiques des sols et des sous-sols. Il vise en particulier à identifier, confronter et explorer les diverses entreprises de connaissance, (re)qualification, gestion, (é)valuation, amélioration, extraction, exploitation et protection des sols et sous-sols, associées à la transition climatique et énergétique.
Les biopolitiques du sol et du sous-sol, souvent abordées sous l’angle d’un secteur d’activités particulier (agriculture, extraction minière, gestion des déchets et des pollutions, urbanisme, archéologie…) posent une série de questions transversales :
– Quelle est la portée politique et culturelle de la « re-découverte » du sol à laquelle on assiste depuis quelques années sur les agendas des organisations internationales (cf. Nouvelle Charte Mondiale des sols publiée par la FAO, création du Global Soil Partnership) ?
-Comment les formes de connaissance, de pratique et de gestion des sols et des sous-sols bousculent-elles plus largement les catégories et dualismes « épigés », conçus pour rendre compte de la vie SUR terre, en poussant à adopter un regard ‘par le dessous’ sur les lieux, les paysages et les formes de vie multi-espèces ? Comment la re-découverte des sols vivants décentre-t-elle en particulier les termes et les répertoires de la conservation de la nature, passant d’une préoccupation pour l’inventaire des espèces menacées vers des enjeux de maintien des fonctionnalités et des « services » rendus par le sol et de maintien de la « zone critique » dans un contexte de préoccupations croissantes pour un scénario de « peak soil » (Shiva, 2009) ?
-Quelles nouvelles formes de connaissance, de mesure, de manipulation et d’amélioration des sols et des sous-sols émergent avec le développement des techniques de capture et séquestration du carbone dans les sols et sous-sols à des fins de régulation climatique, avec les espoirs placés dans l’amélioration des services microbiens souterrains pour une nouvelle révolution agricole, ou encore avec l’extension des activités de régénération des sols industriels et pollués et de re-construction des sols urbains? Sur quelles technologies et opérations biopolitiques (quantification, qualification, évaluation et hiérarchisation des sols et sous-sols) s’appuient ces entreprises pour rendre le sol pensable et gouvernable en termes de fonctions et services rendus à l’environnement et aux sociétés ?
75% des sols de la planète sont dégradés selon le nouvel Atlas de la désertification
Le Joint Research Centre (JRC), le service scientifique de la Commission européenne, a publié jeudi 21 juin une nouvelle édition de l’Atlas mondial de la désertification. Selon le document, plus de 75% de la surface de la Terre est déjà dégradée et plus de 90% pourrait l’être d’ici 2050.
Cet atlas, qui fournit une évaluation de la dégradation des terres au niveau mondial, a été édité pour la première fois en 1992 et complété en 1998. Vingt ans après, cette troisième version est produite « en utilisant de nouvelles méthodes de traitement de données », précise un communiqué de la Commission. Pour Tibor Navracsics, responsable du JRC, « cette édition nouvelle et beaucoup plus avancée de l’Atlas donne aux décideurs du monde entier un aperçu complet et facilement accessible de la dégradation des terres ».
Premier constat : « la croissance démographique et les changements d’habitudes de consommation ont mis une pression sans précédent sur les ressources naturelles de la planète ». L’Atlas 2018 indique aussi que, chaque année, 4,18 millions de km2 sont dégradés – soit une surface équivalente à la moitié de l’Union européenne -, principalement en Afrique et en Asie. Les récoltes pourraient ainsi être impactées d’une baisse de 10% d’ici 2050. Les effets du changement climatique seront aussi plus difficiles à atténuer en raison de la déforestation accélérée. Autre conséquence : les déplacements de populations, qui pourraient atteindre 700 millions de personnes en 2050. Sur le continent, c’est l’Europe du Sud, de l’Est et centrale qui sont les plus touchées par le phénomène. Le coût de la dégradation des sols pour l’Union européenne (UE) est estimé autour de 10 milliards d’euros par an.
Même si la dégradation des terres a lieu au niveau mondial, elle doit être prise en charge au niveau local, rappelle le JRC. Augmenter les rendements des terres agricoles existantes, passer à des régimes à base de plantes, consommer des protéines animales provenant de sources durables et réduire le gaspillage alimentaire sont les pistes préconisées par la Commission européenne.
Lire l’article sur Actu-Environnement :
www.actu-environnement.com/ae/news/75-pourcent-sols-degrades-atlas-desertification-31545.php4#xtor=EPR-1
